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Metz au panache dans un derby survolté

Suite au duel de haut de tableau qui opposait hier Tours au RC Lens (3-1), suite et fin de la 8e journée de Ligue 2, avec neuf rencontres, parmi lesquelles un derby lorrain survolté, un déplacement épique du leader angevin à Troyes, et un voyage exotique du Stade Malherbe en Auvergne. La soirée a été plutôt calme en première période, et complètement folle au retour des vestiaires.

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Les duels épiques

Des incidents qui précèdent la rencontre, des bombes artisanales qui dégringolent sur le rectangle vert et obligent l’homme en noir à renvoyer tout le monde aux vestiaires après seulement 2 minutes de jeu : Metz et Nancy sont visiblement contents de se retrouver en Ligue 2 et fêtent ça avec moult effets pyrotechniques. Les dix minutes d’interruption qui s’ensuivent n’empêchent pas les Grenats de lâcher les chiens dès leur retour sur la pelouse et Ngbakoto ouvre la marque après une drôle de partie de billard dans la surface nancéienne. La première demi-heure est à sens unique, Metz exerçant un pressing étouffant sur l’ASNL. Nancy met du temps à poser le pied sur le ballon et à créer quelques mouvements de qualité, le temps d’une timide réaction. Les fougueux Messins n’ont sans doute pas assez d’expérience pour calmer le rythme et laisser le vent nancéien souffler, alors ils préfèrent continuer d’appuyer sur le champignon, au risque de devoir parfois colmater les brèches un peu à l’arrache. Nouveaux incidents à la mi-temps, et Nancy revient sur la pelouse avec les mêmes intentions offensives qu’en fin de première période. C’est pourtant Metz qui se procure les plus grosses occasions après la pause et qui touche notamment le poteau. Le tempo est élevé, les situations chaudes nombreuses, et puis Metz embrase la fin de match : Sarr double la mise à la conclusion d’un contre-éclair, Nsor aggrave le score d’une mine sous la barre. Un, deux, trois-zéro, Saint-Symphorien a encore dix minutes pour faire la hola : Metz est 2e.

Le leader angevin n’a eu besoin que de cinq minutes pour confirmer qu’il assume sans trembler son statut de leader, le temps pour l’ancien Troyen Yattara de s’échapper dans le dos de la défense et de remporter son duel face à Petrić une première fois. L’attaquant peroxydé n’est pas vraiment à la mode, mais il est chaud patate, puisqu’il réitère son exploit à la demi-heure de jeu d’un plat du pied impeccable et conclut son show au retour des vestiaires, histoire de concrétiser la démonstration de ses partenaires. 0-3, et le score pourrait être plus lourd encore. Les joueurs de l’Aube se décarcassent pour esquiver l’humiliation qui leur pend au nez, réduisent le score par Gimbert, avant de se prendre à rêver lorsque le même Gimbert claque son doublé en coupant un centre au premier poteau. Ambiance survoltée au Stade de l’Aube, et Benji Nivet revêt sa cape de super-héros en délivrant un centre en retrait plein de malice à Marcos, qui fusille Malicki et décroche une égalisation inespérée. 3-3, et beaucoup de regrets pour les Angevins, toujours leaders, mais qui ont loupé une énorme occasion de frapper un très grand coup.

Première période chiante comme un jour de pluie entre Clermont et Caen. La 2e meilleure attaque de Ligue 2 se heurte à la meilleure défense et les Normands ne parviennent même pas à coller des sueurs froides au portier clermontois sur coup de pied arrêté. Au retour des vestiaires, Malherbe s’énerve enfin et se fait pourtant punir sur la première occasion du match pour les locaux et un coup de boule de Bettiol. Au passage, c’est le premier but des Auvergnats depuis la 3e journée. Le SMC tire la tronche et Rothen égalise deux minutes plus tard sur penalty, son premier but depuis plus de 13 ans sous le maillot caennais. Kanté, déjà responsable du péno obtenu, voit ensuite son centre coupé bien involontairement par Salzé, qui donne l’avantage aux Normands. Malherbe se voit bien prendre la roue d’Angers au classement, sauf qu’Imorou égalise à la dernière seconde. Caen était 2e, Caen est finalement 5e.

Les victoires contestées

Trajectoires croisées entre Arles-Avignon, qui reste sur deux victoires et s’est incrusté dans la première moitié de tableau, et Châteauroux, qui n’a remporté qu’un seul de ses sept premiers matchs de championnat. Et ce sont pourtant les visiteurs qui ouvrent le score, Maboulou offrant d’une improbable aile de pigeon un caviar à Bourgeois, qui termine le boulot sans trembler. Maboulou s’avère bien moins inspiré en foirant un penalty quelques minutes avant la pause. Erreur fatale : Maurice Dalé se montre quant à lui plus adroit et envoie son péno dans la lucarne. Les joueurs de Franck Dumas jouent à 11 contre 10, mais ne parviennent pas à prendre l’avantage au cours de la dernière demi-heure.

L’excellent début de saison cristollien n’est plus qu’un lointain souvenir, alors que les potes de Jean-Michel Lesage empilent les résultats nuls et sont aspirés jusque dans le ventre mou. Les choses ne s’arrangent pas lorsque Diallo ouvre le score pour le DFCO. Les joueurs du Val-de-Marne laissent passer l’orage, refont surface après la mi-temps, et Cheikh Ndoye remet tout ce petit monde à égalité. Une réaction toutefois trop éphémère : Grégory Thil redonne l’avantage aux Bourguignons d’une tête plongeante à l’ancienne, et Koné termine le travail en fin de match.

Pas vraiment sous son meilleur jour lors de la déroute lavalloise à Istres (3-0), Bekamenga tient à remettre les pendules à l’heure lors de la réception du Stade brestois et ouvre la marque après 20 minutes de jeu, d’une jolie frappe en pivot à l’entrée de la surface. Les Bretons ne sont clairement pas dans un grand jour, et se procurent péniblement quelques occasions, jusqu’à l’égalisation de Verdier peu avant l’heure de jeu. Le match s’emballe, est proche de basculer de part et d’autre. Baby redonne l’avantage aux Tangos à dix minutes de la fin et permet à Laval de respirer.


Les victoires petit bras

Recevoir la lanterne rouge bastiaise, c’est comme inviter un bon copain à bouffer : tu peux être sûr qu’il va débarquer avec une bouteille de rouge qui vaut le déplacement et assez de charcuterie pour remplir ton frigo pendant trois semaines. Malgré l’absence de Ntep, Auxerre se régale et ouvre la marque sur penalty, par Haller. Boly est de nature peu conviviale et récolte un carton rouge bien mérité pour avoir découpé un joueur corse, contraint de sortir sur blessure. Du coup, l’AJA souffre pendant la majeure partie de la seconde période et s’impose dans la douleur.

Les Ciel et Marine havrais continuent de redresser la barre après un début de saison bien moisi. Riyad Mahrez montre la voie en ouvrant la marque juste avant la mi-temps face à des Istréens plutôt discrets. La seconde période est équilibrée, rythmée, mais le score n’évolue plus. Le Havre poursuit sa marche en avant.

Les Crocos nîmois restaient sur trois défaites et deux matchs nuls avant ce déplacement à Niort, vexé d’avoir concédé sa première défaite de la saison à Caen vendredi dernier. Du coup, les Chamois dominent et ouvrent le score logiquement par Fleurival, qui en profite pour scorer pour la première fois de la saison. Kevin Rocheteau flingue le suspense sur péno dans les arrêts de jeu. Cissokho réduit la marque dans les arrêts de jeu, pour du beurre.

par Julien Mahieu
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