Metz à l'agonie

Trois ans que le FC Metz vit en Ligue 2 et l'espoir de remontée est aujourd'hui utopique. Pire, le club lorrain pourrait retrouver le National la saison prochaine. Chronique d'une faillite annoncée.

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Il y a péril en la demeure. Le FC Metz pointe actuellement à la seizième place de Ligue 2 à mi-saison. Ce club mythique, ayant évolué pendant cinquante-sept saisons au plus haut niveau français, pourrait retrouver les affres du football amateur dès le prochain exercice. Après Strasbourg, une nouvelle équipe de l'Est court donc à la catastrophe. Les Lorrains avaient pourtant tout fait pour remonter en Ligue 1 depuis deux ans. Carlo Molinari s'est enfin décidé à passer le relais en 2009 au nouveau président Bernard Serin. Des joueurs aguerris aux joutes de l'élite ont été recrutés (Cardy, Rocchi, Johansen) par un entraîneur spécialisé dans les montées en première div' (Yvon Pouliquen). Pour quel résultat ? Cinquième en 2009, quatrième en 2010. Circulez, il n'y a plus rien à voir.

Les gros poissons sont repartis pêcher des contrats juteux dans d'autres régions et le coach a été remercié. Le budget 2008 tablait sur une remontée en trois ans ; la troisième saison s'avère tout simplement catastrophique. Le nouveau technicien Dominique Bijotat a dû démarrer le nouvel exercice avec un effectif amputé de leaders. La majorité des joueurs arrive de CFA2 et certains n'ont pas encore le niveau physique prôné par la deuxième division. Metz marque le pas et ne marque pas. La preuve, les Mosellans sont la dernière attaque du championnat avec seulement douze petits cageots plantés. Les meilleurs buteurs s'appellent Diafra Sakho et Tenema N'Diaye pour seulement deux réalisations chacun. Pauvre spectacle à Saint-Symphorien, une enceinte qui sonne déjà creux depuis quelques semaines. Le spectacle proposé par les locataires est indigne de l'histoire messine. Qu'il est loin le temps des Tony Kurbos ou encore des PP Flingueurs...

Pire équipe de Ligue 2 en deuxième mi-temps

L'habituel ascenseur lorrain (saison 2002-2003 et 2006-2007) est aujourd'hui bloqué. Triste réalité. Metz est désormais un club de bas de tableau de Ligue 2 avec un bon centre de formation mais des dissensions internes qui nuisent au quotidien grenat. Certains reprochent aux dirigeants leur empiètement sur le domaine sportif, d'autres ne comprennent pas l'apathie des hauts responsables. Ce beau bordel conduit à la situation actuelle du club de Christophe Marichez. Seizième de Ligue 2, dernière attaque du championnat et pire équipe de la division en deuxième mi-temps. Comment inverser cette spirale négative ? Dominique Bijotat tente de trouver des solutions. Pour le dernier match à Boulogne, l'ancien technicien de Sochaux s'est séparé de trois cadres (Brégerie, Englebert, Cassan). « À travers ces changements, il s'agit d'éveiller enfin la conscience du groupe. Cela me paraît aujourd'hui indispensable, explique Bijote à la presse locale. Ce n'est pourtant pas faute de leur répéter... Le but, c'est renouveler la confiance à l'ensemble des joueurs, et notamment ceux qui ont un peu moins de temps de jeu » . Au final, Metz l'a emporté pour son match le plus abouti de la saison (2-0). Un réveil bien trop tardif qu'il faudra néanmoins confirmer lors des prochaines semaines. Car le spectre du National plane toujours sur les épaules mosellanes. Le FCM n'a plus touché au monde amateur depuis 1945 et l'époque où le club devait évoluer en Allemagne à la suite de l'annexion de l'Alsace-Lorraine par les Teutons. Depuis la guerre est finie, les conneries aussi. Ce serait con de réécrire l'histoire.

Romain Poujaud

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Première remarque : Pouliquen n'a jamais réussi à faire monter une équipe en L1. Ce n'est donc pas vraiment un spécialiste en la matière.
Deuxième remarque : "Ce beau bordel conduit à la situation actuelle du club de Christophe Marichez". Nan mais, Christophe Marichez ! C'est plustôt lui qui a conduit le club dans le beau bordel actuel.
Il n'y a pas que Marichez qui est fautif. C'est avant tout l'etat d'esprit et le mental de l'equipe qui leur a fait faillite aux moments cruciaux. Apres ces 2 montées ratées, le morale etait au plus bas.
Perso je pense qu'on va se maintenir mais il faut reconstruire avec la jeunesse : Delle, Bourgeois, Bussmann, Sakho...
Il faut arreter de croire que certains sont indispensables (Bregerie, Marichez...) et arriver a imposer une concurrence qui fera evoluer le groupe et les resultats avec.
Quelle tristesse. Hinschberger, reviens!
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