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Metin Karayer : « J'ai réalisé un rêve d'enfant »

C'est bien connu, on n'arrête pas le Progrès. Une maxime vérifiée mardi par les Glasgow Rangers face aux Luxembourgeois du Progrès Niederkorn, en match de qualification de Ligue Europa. Défaits 1 à 0 à l'aller, les amateurs ont sorti les mythiques Rangers hier (2-0 au retour). Une performance historique pour ce club qui n'avait inscrit qu'un but lors de ses treize premiers matchs européens et n'avaient jamais remporté le moindre match ! Un exploit raconté par Metin Karayer (25 ans), défenseur français arrivé de Sarreguemines cet été.

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Comment en vient-on à signer au Progrès Niederkorn ?
Je connaissais le directeur sportif, il m’a appelé une première fois. On a pas mal échangé pendant des mois sur le projet du club, les ambitions. Les dirigeants sont ambitieux et veulent intégrer le top 3 régulièrement, donc ça m’a plu. Et puis bon, j’avoue que la Ligue Europa, ça ne se refuse pas. C’était une motivation en plus évidemment, mais pas la principale. Quoi qu’il arrive, on sait qu'on ne va pas la gagner, mais juste le fait de faire un match de qualification, c’est énorme. On est un club européen, c’est fou !

Du coup, tu t'es installé au Luxembourg ou tu fais la route tous les jours ?
« Je compte m’installer à la frontière du Luxembourg côté français, une fois que j’aurai trouvé du travail là-haut. Avec mon master en finance, je devrais bien trouver ! »
Pour l’instant, je fais la route tous les jours avec notre gardien Sébastien Flauss (qui est sorti mardi sur blessure en première mi-temps, ndlr). Les 124 km passent vite parce que ce n'est que de l’autoroute via l’Allemagne. Mais je compte m’installer à la frontière du Luxembourg côté français, une fois que j’aurai trouvé du travail là-haut. Avec mon master en finance, je devrais bien trouver !

T’as goûté à la Ligue Europa, c’était une motivation ou juste un plus ?
C’était une motivation en plus évidemment, mais pas la principale. Quoi qu’il arrive, on sait qu'on ne va pas la gagner, mais juste de faire un match de qualification, c’est énorme. On est un club européen, c’est fou.

Tu as un statut pro et un salaire ?
On n'a pas de statut pro ou de contrat fédéral, mais on touche des gratifications. Normal parce qu’on s’entraîne tous les jours, donc c’est un rythme de professionnel. Et puis il y a les primes de matchs aussi.

Ça vient d'où, ce numéro trente-huit ?
Je suis d’origine turque, et le numéro trente-huit, c’est celui du département de ma ville de naissance, Kayseri. C’est un petit hommage quoi !

Qu’est-ce qui change entre la CFA2 et la BGL Ligue ?
La BGL Ligue, je la découvrirai mi-août, mais les entraînements déjà sont tous les jours. Ça change de la CFA2. Et puis on a un vrai suivi médical de professionnels, avec des kinés à disposition, un médecin, un osthéo, etc. Le club a des installations dignes d’un club pro, avec un terrain d’entraînement juste pour nous. C’est un autre monde.

Vous venez d’éliminer les mythiques Glasgow Rangers, qui faisaient leur retour en Europe après cinq ans d'absence. Comment avez-vous fait ?
On a beaucoup défendu en bloc parce qu’on savait que la durée jouerait en leur faveur vu qu’ils ont l’habitude. Après notre défaite 1-0 à l’aller, on a tenu bon longtemps au match retour et petit à petit on a pris le jeu en main. On se retrouve à 2-0 pour nous à la 75e minute, et donc là, on a mis le bus pour résister. Les Rangers étaient favoris, ils se voyaient déjà au tour suivant et ils sont devenus de plus en plus nerveux pendant le match. On a été un peu chanceux aussi ! (Les Rangers ont frappé la barre trois fois, ndlr.)


Comment as-tu réagi quand tu as appris que tu allais jouer les Glasgow Rangers ?
C’est toujours mieux de jouer une grosse équipe chez elle devant 50 000 supporters, quitte à prendre une valise, que d’aller dans un petit pays de l’Est devant 1 500 personnes et de perdre aussi. Là, on a pu jouer dans un stade mythique, c’est un truc incroyable à vivre. J’ai réalisé un rêve d’enfant !

Ça ne doit pas être simple pour une bande de footballeurs semi-amateurs de partir jouer en Écosse...
On a pris des congés, enfin moi ça allait vu que je cherche du travail. Le groupe est parti le mardi soir pour jouer le jeudi, on a fait comme les pros : mise au vert à l’hôtel, entraînement dans le stade la veille du match... C’était incroyable !

« La Coupe de France avec Sarreguemines, c’est beau, mais on n'a jamais eu la chance de jouer et sortir une Ligue 1. Alors que là, j’arrive, on affronte les mythiques Glasgow Rangers, c’est encore au-dessus. »

Au retour, vous avez joué à Luxembourg et pas dans votre stade Jos-Haupert. Pourquoi ?
On aurait pu jouer chez nous, le stade est homologué, mais on voulait un stade plus grand parce qu’on savait que les Écossais allaient débarquer à 2000 au moins. Et avec notre défaite 1-0 à l’aller, on n'était pas morts avant le match retour, donc on savait aussi que les Luxembourgeois viendraient nous voir.

C’était comment ?
Je pense qu’il y avait au moins 5 500 personnes, c’est énorme pour le Luxembourg. Même si la moitié était des Écossais. Ils ont mis une grosse ambiance d’ailleurs, mais nos supporters nous ont bien aidés en fin de match pour résister aux assauts des Rangers.

C’est mieux que vos exploits en Coupe de France avec Sarreguemines ?
« C’est sûrement la seule fois de ma vie que je jouais dans un stade plein de 50 000 places. »
Ce n'est pas vraiment comparable, parce que la Coupe de France c’est beau, mais on n'a jamais eu la chance de jouer et sortir une Ligue 1. Alors que là, j’arrive, on affronte les Glasgow Rangers, c’est encore au-dessus. C’est sûrement la seule fois de ma vie que je jouais dans un stade plein de 50 000 places. En plus on est rentrés dans l’histoire du football luxembourgeois, ça fait vraiment plaisir, je suis fier.




Pas trop peur du retour à la normale avec 500 spectateurs de moyenne à Niederkorn ?
J’ai l’habitude de ce genre de situation avec les épopées en Coupe de France. À l’époque à Sarreguemines, il y avait une énorme ferveur dans toute la ville, c’était l’effervescence, mais seulement pour la coupe. Quand on revenait en championnat, on passait de 3000 à 300 personnes. Il faut bien savoir gérer ça, ne pas se laisser aller. De toute façon, le championnat, c’est la priorité.

« Sébastien s’occupe parfaitement du stade, c’est son boulot hors du foot. En tout cas, le terrain est très bien tondu. »

C’est quoi l’objectif maintenant ? Limassol, c’est jouable non ?
Pour l’instant, on ne va pas parler, puis on n'en a pas encore parlé entre nous. On a surtout bien fêté ça hier tous ensemble, mais faut pas prendre la grosse tête, faut garder les pieds sur terre et travailler. Après, on verra. Mais déjà, on va travailler d’ici la semaine prochaine. En tout cas, niveau climat, ça sera plus sympa que l’Écosse !


Et en championnat, c’est qui le rival ?
Les ambitions sont claires : finir sur le podium. Le recrutement a été fait pour, on va essayer de s’installer dans le trio de tête durablement et d’aller rechercher la Ligue Europa l’an prochain. Mais les derbys contre Differdange seront chauds, puisqu'ils sont un peu au-dessus de nous en plus. Ça sera notre principal adversaire.

Il y a un international luxembourgeois dans ton équipe, Sébastien Thill, qui tond votre pelouse. D’après son père, il la soigne particulièrement aux 25 mètres pour tirer ses coups francs (hier, il a inscrit le but de la victoire sur un coup franc de 25 mètres...), c'est vrai ?
Oui, j’ai appris ça il n'y a pas longtemps (rires), mais non elle est tondue pareil partout. Sébastien s’occupe parfaitement du stade, c’est son boulot hors du foot. (Il tond également la pelouse du rival Differdange, ndlr). En tout cas, le terrain est très bien tondu.

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Propos recueillis par Adrien Hémard
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