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  2. // Ludogorets-Arsenal (2-3)

Mesut d’amour

En une action, Mesut Özil a non seulement donné du plaisir à beaucoup de gens, mais il a aussi résumé le football à sa plus simple expression. La beauté du but de l'Allemand en ferait presque oublier son contexte : une victoire arrachée par Arsenal à la 88e minute après avoir été mené 2-0 par Ludogorets. Merci la vie.

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Le contrôle, comme toujours, est parfait. Dans la course, ni trop loin ni trop près, à la bonne hauteur. Le ballon peut suivre tranquillement la trajectoire du bonheur, celle du but. Se présente alors un quidam, soucieux de gâcher la fête. Auparavant, le principal fait d’arme du portier de Ludogorets, le dénommé Milan Borjan, se jouait entre le fait d’avoir connu Boca, River et Quilmes, sans jamais jouer un match, et d’être double champion de Bulgarie. À présent : se retrouver à l’horizontale en dehors de sa surface face à Mesut Özil. Ayant anticipé le crochet, le Canado-Serbe se jette, pour ne réaliser que trop tard que le ballon vient de passer au-dessus de lui. D’un réflexe oscillant entre la survie, la peur et la honte, il lève le bras, quitte à se faire expulser comme l’a pu être Claudio Bravo à la journée précédente. « Qu’importe, tout mais pas ça » , se dit-il certainement à ce moment-là. Le piqué, geste humiliant s’il en est, geste de gourmand. Encore plus que le petit pont – son frère terre-à-terre –, le piqué, en rajoutant la dimension air, « tue » celui qui le subit, qui regarde ce qu’il convoite le dépasser sans pouvoir l’atteindre, impuissant. S’il y a malice à passer entre les jambes, il y a triomphe à passer par-dessus la tête. D’un coup, on se retrouve propulsé dans la cour de récré, le jogging déchiré et/ou verdi, ou une manette aux touches usées entre les mains. Bref, une certaine idée de l’insouciance.

Calme comme un Allemand, fort comme un Turc


Forcément, Mesut ne s’arrête pas là ; il était trop loin pour piquer directement au fond. Alors il récupère, et doit faire face à deux nouveaux obstacles. L’Allemand le plus délicieux choisit donc le seul geste à même de les éliminer simultanément : la feinte de frappe. Du Sun Tzu dans le texte. Menacer de sa plus grande arme, laisser l’autre se compromettre, partir où on ne l’attend pas, finir où c’est le plus facile, dans le but vide. En une action, Özil, calme comme un Allemand, fort comme un Turc, aura combiné la maîtrise, le spectacle, l’efficacité, sans jamais trembler, sans jamais s’inquiéter. Contrôle-piqué-feinte-frappe. Il faudrait aussi parler du travail de Giroud, qui se bat comme un beau diable pour récupérer le ballon en phase défensive au début de l’action. Ou de la somptueuse ouverture d’Elneny, et ainsi avoir conscience d’un but quintessentiel. Mais impossible de ne pas tresser les lauriers, de ne pas déposer la couronne sur la tête de Mesut Özil. Depuis qu’il a récupéré le rôle du Dennis Bergkamp de la grande époque, le natif de Gelsenkirchen se retrouve plus souvent à la finition, en témoigne son premier triplé face à ces mêmes pauvres Bulgares. Si le Hollandais avait son Argentine, l’Allemand a maintenant son Ludogorets. Deux bijoux étrangement similaires d’ailleurs, tant dans la construction que dans la conséquence, symptomatiques de magiciens à l’élégance rare. Aujourd’hui, le respect n’est pas mort, il revient simplement à Mesut Özil. Avec beaucoup d’amour.




Par Charles Alf Lafon
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