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Mesut, ce magicien d'Özil

Recruté pour 50 millions d'euros à la fin du mercato d'été 2013, Mesüt Özil tardait à justifier l'investissement d'Arsenal. Mais ça, c'était avant qu'il ne commence à distribuer les passes décisives comme des petits pains et se mette par là même tous les observateurs anglais dans la poche. Comme par magie.

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Son café crème pour Olivier Giroud face à Manchester City lundi a fait monter le compteur à 15 unités. Quinze passes décisives en même pas une moitié de saison de Premier League, un record à mi-saison qui symbolise le retour en grâce de Mesüt Özil. Fantomatique, frustrant, voire agaçant depuis sa signature à Londres en septembre 2013 pour 50 millions d'euros, l'Allemand ne laissait entrevoir son talent que par intermittence. Et surtout, ses détracteurs lui reprochaient de ne pas répondre présent dans les gros matchs. Une critique qui ne tient plus depuis l'automne, l'ancien milieu offensif du Werder Brême ayant fait exploser Manchester City, Manchester United ou même le Bayern Munich. « C'est une joie de le voir en ce moment, peu d'équipes ont réussi à le contenir » , s'extasiait l'ancienne gloire de Liverpool Jamie Redknapp après le récital de l'Allemand contre City.

Une nouvelle performance de haut vol qui a également valu à l'Allemand une multitude de commentaires élogieux sur Twitter. Déjà en octobre, l'Independent l'avait qualifié de « roi de la passe » , alors qu'il n'avait pas encore atteint les dix unités. Plus récemment, son coéquipier Per Mertesacker a confirmé devant la presse à quel point son compatriote était devenu essentiel au jeu des Gunners : « On veut lui donner la balle dans le dernier tiers du terrain, c'est ce que l'on essaie de faire à chaque fois. Özil est la menace principale, il donne la bonne passe au bon moment. » Ce rôle nouveau de l'Allemand peut surprendre beaucoup de monde, mais pas son entraîneur Arsène Wenger, qui, en début de saison, faisait du meneur de jeu un prétendant au titre de meilleur joueur de l'année.

27 ans, l'âge d'or du footballeur


Comment expliquer la métamorphose de l'Allemand ? Pour l'entraîneur français, il faut déjà prendre en compte ce qui a pénalisé son joueur pendant deux ans. « Il nous a rejoints très tard en 2013, sans aucune préparation avec l'équipe. En 2014, il est revenu fatigué de la Coupe du monde et a été blessé quatre mois. La seconde partie de la saison passée, il a vraiment commencé à s'adapter.  » La saison 2015-2016 est donc une saison charnière dans la carrière du joueur, et selon l'Alsacien, Özil est, à 27 ans, entré dans l'âge de la maturité : « C'est l'âge d'or d'un joueur de football, de 27 jusqu'à 31 ou 32 ans. C'est l'âge où vous connaissez votre travail, vous réalisez soudainement qu'il n'est pas seulement important de jouer, mais aussi de gagner. »

Et de prendre soin de son corps selon l'intéressé, pour qui le plus gros changement dans son quotidien consiste en une hygiène de vie optimisée : « L'année passée, quand j'étais blessé, j'ai changé mon régime alimentaire et j'ai commencé à faire attention aux petits détails de ma vie » , a-t-il récemment expliqué à Kickers. « J'ai commencé à faire de la physiothérapie pendant mes jours de repos, et à m'assurer d'avoir un bon sommeil. C'est crucial ici, dans le championnat le plus rapide du monde, où l'on joue souvent deux fois par semaine sans trêve hivernale. » Plus qu'un talent brut, Özil a donc décidé d'être un champion, et un élément incontournable du onze d'Arsenal, le lien entre le milieu et l'attaque des Gunners. « Il a ajouté de l'acier à son jeu » , expliquait Wenger, dans une formule qui fait penser au «  muscle ton jeu Robert » d'Aimé Jacquet à Robert Pirès pendant la Coupe du monde 1998.

« Comme un fantôme »


Mais les romantiques peuvent encore dormir tranquille. Malgré son efficacité en hausse et les 10 kilomètres de moyenne qu'il parcourt par match, l'Allemand reste un artiste, « un musicien qui joue toujours la bonne note au bon moment » selon Wenger. Si ce dernier attend de son meneur de jeu plus d'efficacité personnelle devant le but, il se félicite de l'avoir vu gagner en autorité pour dicter le jeu de son équipe. Ce qui fait aujourd'hui de lui l'atout principal d'Arsenal en vue d'un potentiel titre de champion en Premier League, selon Jamie Redknapp : « Il a une capacité à trouver l'espace partout sur le terrain, il est comme un fantôme. » Les critiques utilisaient le même vocabulaire il y a six mois. Mais la connotation était résolument différente.


Par Nicolas Jucha
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