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  1. // Foot & Météo

Messieurs, l'hiver arrive

Un petit coup d’œil par la fenêtre suffit à comprendre que l’été est officiellement terminé. Et, si certains footballeurs ont profité du mercato estival pour rejoindre des terres plus ensoleillées, d’autres n’ont pas cette chance et redoutent déjà l’hiver qui arrive.

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Pourquoi Gonçalo Guedes a-t-il quitté Paris ? Pour avoir plus de temps de jeu. Pourquoi Valère Germain est-il allé à l’OM ? Pour l’amour du maillot. Pourquoi Bernardo Silva est-il parti à Manchester City ? Pour grandir. Pourquoi Gastón Ramírez a-t-il quitté Middlesbrough ? Pour fuir le froid. Après cinq ans passés en Angleterre, le milieu de terrain uruguayen a décidé de suivre les conseils de la chanteuse Jenifer et de « s’exposer un peu plus au soleil » en rejoignant la Sampdoria comme il l’a déclaré au DailyStar : « À Middlesbrough, j’avais chaud quinze jours dans l’année. En Italie, le climat est bon. »


Quelques semaines auparavant, c’était Nolito qui avouait qu’il n’en pouvait plus de la météo capricieuse de Manchester et qu’il était heureux de retrouver le soleil de l’Espagne. Si le météorologue Frédéric Decker confirme « un grand écart entre le climat humide du Nord de l’Angleterre et le climat méditerranéen chaud et sec du sud de l’Europe » , il est bon de rappeler à Gastón Ramírez et Nolito que certains de leurs compatriotes et confrères galèrent du côté des pays de l’Est de l’Europe, là où le froid, lui, ne rigole pas du tout lorsque l’hiver frappe.

Cheveux congelés, synthétique et sous-sous-maillot


Globe-trotter passé par l’Ukraine, la Norvège ou encore la Biélorussie, Franck Dja Djédjé, actuellement au FC Kaysar au Kazakhstan, explique la dureté de ce grand froid : « Ici, ce n’est pas le même froid qu’en France. Ici, c’est un froid pénétrant qui te scie en deux. C’est horrible. Quand il fait -25°, si tu ne mets pas de bonnet, tu as la tête qui bat et tu tombes malade dès le lendemain. Pire, si tu as le malheur de laisser un peu d’eau dans tes cheveux, tu as les cheveux congelés. » Pourtant, de nombreux joueurs africains ou sud-américains combattent ce froid et partent à l’aventure en Ukraine ou en Russie afin de mettre un pied en Europe et/ou de se remplir les poches de quelques billets verts. Ils effectuent alors ce qu’on appelle dans le jargon gymnastique « un grand écart » comme nous l’explique Frédéric Decker : « Au Brésil par exemple, la température descend rarement en dessous des 10 degrés. En Russie, l’hiver le thermomètre peu descendre à -30°, -40°. C’est difficile pour les organismes de s’adapter. »


Pourtant, il faut bien que ces organismes fonctionnent à plein régime puisque les courageux, partis à la conquête de l’Est, sont là pour jouer au foot. Une quête bien difficile lorsque l’hiver pointe le bout de son nez : « Déjà, il n’y a que des terrains synthétiques, et ce n’est pas terrible pour un joueur pro. Et puis l’hiver, tu es obligé de mettre un sous-sous-maillot, un sous-short, mais même comme ça tu sens le froid passer. Et je ne parle même pas du moment où tu prends un coup de l’adversaire. Ça fait hyper mal » , raconte celui qui a connu les JO 2008 avec la Côte d'Ivoire. C’est donc assez logiquement que le niveau du joueur habitué à la chaleur s’abaisse une fois la température passée en dessus de 0, comme l’explique le médecin du sport Jean-Jacques Menuet : « Exposé au froid, l’organisme est plus sensible aux infections, il dépense plus de calories, le geste technique et les capacités des muscles et des tendons sont modifiés, avec un risque accru de blessures. Mais le corps peut, au moins en partie, s’adapter : chaque athlète possède des capacités d’acclimatation, qui nécessitent toutefois une exposition d’une dizaine de jours avant la compétition. »

« Qu’est-ce que je fous ici ? »


Mais alors, pourquoi préférer l’est de l’Europe au Qatar, où les salaires peuvent se rapprocher, au contraire des températures ? Passé au pays de Nasser Al-Khelaifi le temps d’une saison à Al-Shahania, Franck Dja Djédjé confie la difficulté de jouer au foot sous de trop fortes chaleur : « Au niveau du souffle, c’est très difficile. Au Qatar, je perdais trois kilos par match. Heureusement, les rencontres sont adaptées avec des pauses toutes les quinze minutes pour se rafraîchir. » Une adaptation plus difficile au Kazakhstan, où il est impossible durant l’hiver de faire des pauses de soleil toutes les quinze minutes : « Le froid, on ne s’y habitue pas en fait. Souvent je me dis : "Qu’est-ce que je fous ici ?", alors que je pourrais être tranquille à Nice, mais c’est comme ça » , poursuit l’ancien ailier du PSG.


Car au fond, plus que pour les jambes, c’est pour la tête que c’est le plus dur lorsqu'on a connu la douceur de la Côte d’Azur ou le soleil de Rio de Janeiro. C’est pour cela que Franck Dja Djé en est convaincu : « Les footballeurs préfèrent aller dans un pays ou une ville où la température est plus douce. À contrat égal, il prendra la ville où il fait le plus beau. » Et ce ne sont pas Gastón Ramírez et Nolito qui diront le contraire.

Par Steven Oliveira Tous propos recueillis par SO.
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