1. // Amical
  2. // Argentine/Brésil (1-0)

Messi sur le fil

L'Argentine et le Brésil ont livré un match assez fermé à Doha. Messi a surgi dans les dernières minutes pour donner la victoire à l'Albiceleste.

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Les spectateurs du stade Khalifa International ont pu compter les occasions sur les doigts d'une main dans ce clásico. Hormis le but de Messi dans les arrêts de jeu, quelques coups de pied arrêtés plus ou moins bien sentis et une superbe combinaison entre le numéro 10 argentin, Pastore, et Higuain, conclu par un tir sur l'arrête du premier (39e), rien de fou à signaler dans une rencontre entre deux équipes en reconstruction. Côté brésilien, seuls Thiago Silva, Ramires, Robinho et Dani Alves avaient foulé les terres sud-africaines en juin dernier. Et si dans les rangs de l'Albiceleste, les trois-quarts de l'effectif furent de l'aventure du Mondial, les automatismes ne sont pour le moment guère mieux huilés. Certes, Messi montre qu'il s'entend à merveille avec Javier Zanetti et leurs combinaisons causent des soucis à plusieurs reprises aux défenseurs auriverde, mais l'association de la Pulga avec Javier Pastore, tous deux pleins de bonnes intentions, souffre d'un manque criant de réussite, notamment dans la dernière passe, un syndrome qui affecte l'ensemble du milieu albiceleste de la première à la dernière seconde du match.

Pastore et Neymar, ça promet

Sur son côté gauche, Angel Di Maria passe plus de temps à couvrir les montées de Dani Alves –qu'il retrouvera dans une douzaine de jours pour le clásico espagnol– qu'à apporter lui-même le danger dans le camp adverse. Satisfaction pour Menezes : son latéral gauche, André Santos, parvient à museler relativement bien Messi et s'offre même quelques débordements intéressants. La première mi-temps laisse les deux équipes sur un pied d'égalité : l'Argentine a le ballon, le Brésil les occasions sur contre-attaques, via un Neymar à la fois provocateur et intelligent dans ses remises. L'attitude de l'attaquant de Santos laisse augurer un bel avenir international. A l'issue d'une deuxième période aussi peu animée que la première –et dont l'intrusion d'un spectateur constitue finalement la seule véritable curiosité– Messi finit par s'emparer du ballon au niveau de la ligne médiane, et à la suite d'un une-deux avec Ezequiel Lavezzi, entame une de ses typiques accélérations pour glisser une frappe croisée du gauche au ras du poteau de Victor (92e).

Des automatismes à régler

On n'avait jusque-là presque pas vu le petit génie barcelonais et hormis Lavezzi –auteur d'une excellente entrée en jeu sur le flanc droit, mais délaissant l'axe de l'attaque albiceleste, étrangement désert durant la totalité de la seconde période– les Argentins ont tous l'air un peu amorphes. On a droit à des échanges de coups et à une accumulation de fautes inutiles loin des zones de vérité propres aux clásicos. On aurait aimé voir Di Maria prendre plus d'initiatives, prêter davantage main forte à Messi et Higuain, puis Lavezzi, et laisser Heinze et Mascherano s'occuper de Dani Alves. Même chose pour Robinho, auteur d'une poignée de coups d'éclat, mais encore loin de son meilleur niveau. Ronaldinho, leader technique incontesté de la Seleçao, montre qu'il est prêt à rempiler jusqu'en 2014. Pour le reste, Menezes et Batista auront surtout retenu une chose : le chemin vers les sommets sera long. Les sélectionneurs ont du pain sur la planche pour remettre sur pied un vrai collectif.

Alejandro Carbone

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