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  1. // FIFA Ballon d'Or 2010

Messi, sans aucun doute

En Argentine, on a célébré le nouveau Ballon d'or de Léo Messi sans euphorie mais avec un certain orgueil. Comme si le débat n'avait pas lieu d'être. Inies...what ? Xa...qui ?

Ceux qui n'avaient pas encore intégré que Maradona n'aurait pu naître ailleurs qu'en Argentine devraient enfin saisir : l'Argentin est un bien curieux personnage, souvent à contre-courant, qui aime se jouer autant de son frère ennemi brésilien que du reste du monde. Car si la nouvelle consécration de Léo Messi fait des vagues sur le Vieux Continent, en Argentine on se félicite de cet énième distinction faite à l'enfant prodige. La presse passe rapidement sur la déception Xavi et Iniesta, pour souligner l'année exceptionnelle réalisée par la Pulga, auteur de 58 buts en 54 matches avec le Barça, mais seulement de deux en dix matches avec la Seleccion. Les médias soulignent qu'avec ce nouveau Ballon d'or, «  il rejoint Cruyff, Keegan, Rummenigge et Platini » , seuls joueurs à avoir remporté le trophée deux années de suite. Pour Carlos Bilardo, c'est avant tout le couronnement de sa « continuité » . Le directeur technique albiceleste considère que « Messi a su progresser, pour devenir un grand joueur, alors qu'il n'était qu'un talent prometteur » . Le Narigon ne s'arrête pas là. « Comme je l'ai déjà dit par le passé, je suis persuadé que si on faisait une radio du pied de Messi, on verrait un os et un ballon : il fait partie de son corps. Quand on le voit jouer, le ballon semble collé à son pied » . Subjugué par « son habilité, de l'extérieur comme de l'intérieur du pied, sa vitesse, sa façon de frapper et de piquer le ballon, de dribbler et de conclure les actions » , l'ennemi numéro un de Maradona s'incline devant tant de génie : «  avec ce garçon, ça finit toujours en but » . 2011 serait donc l'année de Messi avec la sélection, qui disputera la Copa America à domicile, en juillet ? « Les grandes équipes ont toujours un joueur capable de marquer la différence, de cette trempe » , répond celui qui fut sélectionneur de l'Argentine de 1983 à 1990.

Encensé par ses compatriotes

En écho à son directeur technique, Julio Grondona affirme que « ce que Messi réalise, on ne l'a jamais vu dans le football mondial » . Il y a une dizaine de jours, le nabab argentin pas hésité à présenter le Barcelonais «  comme le meilleur numéro 10 de l'histoire du football » , comme pour remettre une fois de plus Maradona à sa place. Fait amusant : ni Sergio Batista, le sélectionneur argentin, ni Javier Mascherano, le capitaine de l'Albiceleste, n'ont voté. Leurs bulletins seraient arrivés deux jours après la date limite... Deux autres argentins ont – volontairement ou non – oublié de voter : Marcelo Bielsa, l'entraîneur du Chili, et Gerardo Martino, le sélectionneur paraguayen. Messi n'a finalement pu compter que sur le soutien de deux compatriotes : celui de Ricardo La Volpe, le sélectionneur du Costa Rica, et d'Enrique Sacco, journaliste à radio Rivadavia et ESPN, qui ont tous deux placés le lutin sur la première marche du podium.

«  Il ne lui manque que la Coupe du monde »


Pour Carlos Bianchi, pas de doute, Messi est bien le meilleur. « Depuis cinq ans qu'il joue, il a tout raflé. Il lui manque seulement la Coupe du monde. Mais est-ce qu'on reproche la même chose à Di Stefano, Cruyff et Platini, qui sont considérés comme faisant partie des meilleurs joueurs de l'histoire ? » . L'Histoire, parlons-en. A-t-il déjà marqué le football de son empreinte ? « Mais bien sûr ! » , assène sans hésiter l'ancien buteur rémois, tout en glissant que « Xavi l'aurait aussi mérité » . Dans un élan de vanité dont il a le secret, Grondona souhaite que « ce prix permette à la sélection de retrouver le chemin de gloire que l'histoire lui a réservé » , après dix-huit ans sans titre internationaux. Remonté contre les journalistes, qui ont placé Sneijder devant son protégé, le vice-président de la Fifa juge que « cela aurait été injuste que Messi ne gagne pas » , la différence entre Messi et ses concurrents étant « abyssale » . Pour 90 % des lecteurs de La Nacion, Messi est le juste vainqueur de la distinction suprême. On appelle ça un plébiscite. Ou du chauvinisme.

Alejandro Carbone, à Buenos Aires

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