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Messi ou le charisme des pieds

C'est la critique qui revient à chaque fois avec Leo Messi : il ne lui manque qu'un minimum de personnalité pour être complet. Mais faut-il nécessairement du caractère, du charisme pour traverser les âges ?

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Dernièrement, c'est Maradona qui glissait à l'oreille de Pelé : « C'est une bonne personne, mais il n'a pas de personnalité. Il n'a pas la personnalité pour être un leader. » Avant ça, c'était Véron, dans le livre El chico que siempre llegaba tarde y que hoy es primero, qui racontait au journaliste argentin Leonardo Faccio : « Quand il est fâché, il ne te regarde pas dans les yeux. Leo est un garçon qui s’assoit toujours dans le coin. Il ne fait rien de particulier, il n’utilise pas de bandage, même pas de chevillère.  » Et puis, c'est aussi Fabián Casas, auteur argentin, qui pourrait parler des heures de littérature, de héros, de football et ne voit en Messi qu'un homme normal. Son argumentaire sur le manque d'intérêt du petit bonhomme de Rosario remporte les suffrages.

Messi Old Boy


En voici un extrait : « Il ne se démarque jamais, ne dit rien, ne cherche rien, et la chose la plus bizarre qu'il ait faite dans sa vie, c'est de se mettre un smoking avec un nœud pap' qu'aurait pu porter Bob Dylan. On dirait une machine envoyée par le futur. Au fond, c'est un cyborg, un homme qui aurait dû être nain et qui a été construit par des laboratoires. Messi est au football ce qu'est Flaubert à la littérature. Flaubert est un écrivain incroyable. Tout est parfait, tu ne peux pas lui dire : "Eh, tu aurais dû changer la fin de Madame Bovary." Pourtant, il y a chez Flaubert quelque chose de métallique, un peu comme quand tu goûtes un Coca light. À l'inverse, Tolstoï, comme Maradona, comporte un tas d'erreurs. Mais c'est terriblement épique, tu oublies tout et tu sais juste que tu es en train de lire un truc incroyable. Voilà, Maradona était un joueur épique. Messi n'est qu'un joueur extraordinaire. »

Leo, l'élu


Depuis qu'il a commencé à prendre de l'altitude, il est sanctifié pour son jeu balle au pied, mais crucifié pour son manque d'aura. Ses tatouages, sa teinture blonde et rousse, ses costumes à pois n'y font rien. Leo pourrait être l'élu, mais il ne le veut pas. Ce n'est pas un héros de roman. Ce n'est pas lui. Ses interviews sont souvent tièdes, il a une vie rangée, il aime dormir, jouer aux jeux vidéo, être en famille, avec ses amis, avec sa compagne qu'il aime depuis toujours, son papa qui le défend quand ça va trop loin... Bref, pas d'écart. Jamais d'écart. Trop peu d'écarts, la fiscalité ça ne compte pas. Être monsieur tout le monde quand on a le plus grand talent de l'histoire du foot, forcément, ça fait bizarre. Plus que la Coupe du monde qui manque à son palmarès, c'est cette carence que les Argentins lui reprochent quand ils le comparent à Maradona. Mieux, certains considèrent que c'est peut-être même ce qui lui manque pour gagner une Coupe du monde. Ce petit truc en plus qu'on appelle charisme, mais qu'on peine vraiment à définir.


C'est ce qu'a cherché à faire son fantôme, Diego Armando de son prénom, en 2010. Le pousser dans le vide contre son gré. Lui donner le brassard alors qu'il ne sait pas parler. Lui donner le brassard pour l'aider à s'affirmer. Véron s'en souvient très bien et raconte qu'avant le match de poule contre la Grèce, le 22 juin, Leo est venu le voir, paniqué, pour lui demander ce qu'il devait faire, ce qu'il devait dire. Il s'est lancé et s'est ramassé : « Il a dit quelque chose, mais il s’est arrêté tout de suite, parce qu’il ne savait pas comment continuer. » Pas de charisme, une personnalité discrète, l'Argentine sortie en quarts de finale de Coupe du monde... Largement de quoi malmener le petit. Et même encore aujourd'hui après trois finales internationales jouées en trois ans et une retraite avortée, les Argentins ne savent pas trop sur quel pied danser avec lui. Certes, c'est l'un des plus grands talents qu'ils aient pu voir de leurs yeux. D'ailleurs, personne ne lui en veut vraiment. Mais personne ne l'érige en dieu non plus.

Le charisme en autorité


Les Grecs avaient, en leur temps, inventé un terme pour désigner un don divin accordé à une personne. Sans donner plus de précision. Ernst Troeltsch, sociologue allemand à moustache, est le premier à avoir un peu fouillé le sujet et a commencé, en 1912, à penser le charisme en autorité. Des travaux repris et améliorés par Max Weber, plus barbe de trois jours que son compatriote, et qui a cherché de son côté à démontrer l'impossibilité de définir le terme, mais qu'il ne pouvait être résumé à de l'éloquence ou de la prestance et qu'en résumé, il existe plusieurs types de charisme. Pour lui, il s'agit de « la qualité extraordinaire d’un personnage qui est considéré comme doué de forces et de qualités surnaturelles ou surhumaines, ou au moins spécifiquement extra-quotidiennes qui ne sont pas accessibles à tous, ou comme envoyées par Dieu, ou comme exemplaires, et qui pour cette raison est considéré comme chef » .

Youtube

En gros, si Messi porte encore aujourd'hui le brassard, c'est parce que son pied gauche a reçu la grâce de Dieu et qu'il dépasse la définition même du charisme. Il ne sera peut-être pas l'homme ou le semi-Dieu qui a dribblé Thatcher, qui a vengé les Malouines, qui met d'accord un peuple par son jeu et son aura, qui n'a pas seulement influencé des petits footballeurs en herbe mais aussi des vagues d'artistes. Il ne sera pas Maradona, Pelé, Cruyff, Platini, Ronaldo ou même Zidane qui, malgré un manque certain d'éloquence, faisait preuve d'une certaine personnalité. Messi est juste un gamin qui part sans rien dire quand tout va mal, qui garde ses sentiments pour lui et qui joue un quart de finale de Mondial, « comme s’il jouait avec les potes de son quartier » , selon Juan Sebastián Verón, finalement conciliant. Et s'il arrêtait sa carrière maintenant, nul doute qu'il resterait dans l'histoire. Mais en tant que multiple Ballon d'or et joueur ultra talentueux. Peut-être qu'à ses vingt-neuf ans – soit la soixantaine et l'approche de la retraite pour un humain normal –, il va falloir se résoudre à l'accepter tel qu'il est et à profiter, simplement.




Par Ugo Bocchi, à Buenos Aires
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Dans cet article

el.maestro Niveau : DHR
Cet article est superbe. Je ne suis pas le mieux placé pour parler de Messi car je vais clairement manquer d'objectivité, mais ce papier résume bien une partie de ma pensée à ce propos.Et il montre l’incroyable contraste entre les attentes que suscite un talent divin tel que le sien et la personnalité du garçon, qui ne semble pas faite pour ça. Le terrain reste sa plus belle expression, pas les micros. Le foot pour lui n'est qu'un jeu mais parfois, pour l'impitoyable peuple sudaméricain, c'est bien plus que cela et c'est ce qui semble manquer à Messi. Veron a très bien résumé cela.
C'est assez juste comme analyse.
Mais on peut aussi dire, que ce déficit de charisme manque avant tout à l'appareil médiatique.. Là-dessus, Leo vient à la gamelle pour des raisons sportives et non pas d'images (bien qu'il essaye visiblement ces derniers temps de se mettre au diapason).
Sinon savoir prendre les choses avec tempérance, c'est aussi la marque de ceux qui durent et qui se remettent en selle rapidement.
O Alegria Do Povo Niveau : Ligue 2
Note : 2
Superbe article. La citation de Fabián Casas est géniale.
Je prends des risques en lâchant ça ici mais je pense quand même que c'est une hérésie de le classer dans les 5 premiers.

Il est parti à Barcelone à l'âge de 13 ou 14 ans il me semble, et pour plein d'argentins il est un peu un "européen", culturellement et footballistiquement.

Conséquence directe, il ne fait pas partie de l'histoire des grands clubs d'Amérique latine. Je veux pas trop m'avancer mais il me semble qu'il n'a jamais joué la libertadores par exemple.

Et puis ses performances en équipe d'Argentine ont toujours été (à quelques - rares - exceptions près) assez faibles, il faut le reconnaître. Quand t'es argentin et entouré d'une génération loin d'être dégueu t'as pas le droit d'échouer année après année en copa america. Et qu'on vienne pas me parler de la CdM 2014. Il a été bon en phase de poule, après c'est le trou noir (à l'image de cette équipe d'Argentine qui aura été ignoble d'un bout à l'autre - à part la finale -, avec en point d'orgue cette 1/2 honteuse face aux Pays-Bas).

Il fait partie des plus grands joueurs de l'histoire. Mais non, il n'aura pas marqué tant que ça le foot sud-américain
Non non et non, la generation argentine est tres faible, y'a aucun top joueur hors Messi-Mascherano et 4 attaquants, le milieu est tres moyen, pas de gardien, et une defense qui oscille entre le moyen et le catastrophique.

Et le dire moyen c'est pas regarder les matchs, a la WC14 avec toujours 2 mecs sur le rable il amene une faible equipe en finale, en faisant virtuellement jouer ses adversaires a 10 et en envoyant des caviars.
Et 2 finales de copa america coup sur coup si ca ca marque pas le continent je sais pas ce qu'il faut de plus.
Ce commentaire a été modifié.
Son argumentaire se défend.

Si tu prends le parti d'énumérer les exploits de Messi avec l'Argentine, tu ne vas pas d'ailleurs beaucoup aidé le rien, car il y a une pelle de joueurs qui ont fait plus que lui en sélection.

La défense qu'on peut faire est plutôt celle que tu fais apparaître dans ton commentaire plus bas : il est peut être au delà de ces considérations.
Je ne sais pas si tu prends un risque, quoique la population de commentateurs ne devrait pas être tout à fait la même cette fois-ci.

Tu n'es pas le premier à évoquer cette pensée et ceux qui l'ont exprimée jusque maintenant ont toujours été bien accueillis.
FredAstaire Niveau : DHR
Algiers,
Di Stefano aurait pu tout aussi bien y figurer avec ses huit années en Argentine et Colombie.
el.maestro Niveau : DHR
c'est vrai que compte tenu de son impact sur le foot sudaméricain tu as raison, son classement est trop élevé, comparé entre autre à un gars comme Garrincha. Je nuancerais juste un peu ton propos sur ses performances avec l'Argentine. Ses performances y sont moins fortes qu'avec le Barça bien sûr, mais il porte la sélection depuis un certain nombres d'années, je n'ai pas peur de le dire. Et c'est étonnant compte tenu de la génération exceptionnelle qui l'entoure, mais tous sont juste bidons avec l'Argentine malheureusement. Après tu me diras qu'on est en droit d'attendre plus de lui en sélection compte tenu de son talent, et tu auras sans doute raison...
el.maestro Niveau : DHR
Mais pour te rejoindre, si on regarde ce classement stricto sensu, un rang aautour de la 10e place aurait été plus juste sans aucun doute
Encore une fois cette generation "exceptionelle" n'a que des joueurs de seconde voire 3eme zones en defense, pas de gardien et un milieu terrifiant composé de Biglia, Banega, Pastore, Gaitan, Lavezzi, Perez et autres Peyrera.

Je met volontairement Dia Maria a part car pour moi ce mec est totalement surcôté, c'est un honnete ailier qui a fait une grosse saison dans un systeme qui lui allait parfaitement.


Ils ont juste Mascherano, Messi, Agüero et Higuain en top joueurs, et les deux derniers cités sont vraiment nul avec l'Albiceste, la ou Messi est juste un peu moins genial.
Je suis pas (entièrement) d'accord avec toi.

Oui cette sélection a eu et a encore des carences, notamment au poste de gardien. Romero n'est pas un peintre pour autant.

Des joueurs de seconde zone voire 3eme zone en défense? Ezequiel Garay est un très bon défenseur, Otamendi aussi (malgré son passage un peu difficile à City), Demichelis est en fin de carrière mais jusqu'à il y a deux ou trois ans c'était un très bon joueur. Zabaleta est un excellent arrière droit.

Les milieux que tu nous cites sont aussi des super joueurs! Banega c'est très bien, Gaitan Pastore c'est du velours. Di Maria a fait sa meilleure saison en milieu relayeur avec Ancelotti. N'oublions pas que Mascherano joue milieu aussi avec l'Albiceleste.

Et offensivement n'en parlons pas, ils ont une puissance de feu potentielle inégalée dans le monde, et ce depuis déjà quelques années.

Bref j'ai l'impression que pour toi si on a pas une demi-douzaine de superstars dans l'effectif on est forcément au fin fond d'un creux générationnel.

Cette génération n'est pas "exceptionnelle" certes (encore que, offensivement...), mais ils ont les moyens d'aligner un 11 très compétitif avec des joueurs expérimentés à peu près à chaque ligne. Honnêtement quelle sélection dans le monde peut se vanter d'avoir des all stars à chaque poste? La France a un vrai problème au poste d'arrière droit, les allemands n'ont plus que Gomez en 9, les brésiliens n'ont plus de grand avant-centre non plus, les italiens n'en parlons pas...

Messi a souvent été très bien entouré en sélection. Et il s'est montré souvent incapable de tirer l'Argentine vers le haut. Je maintiens, hors phase de poule il a traversé la cdm 2014 comme une âme en peine, et je ne fais pas référence à ses statistiques. J'ai le souvenir très net d'une Argentine faible et d'un Messi fantomatique, notamment contre les Pays-Bas et contre la Suisse. L'équipe collectivement gère bien mieux sa finale, mais je me souviens pas d'avoir vu Messi peser sur le match.

On peut admirer sincèrement le joueur tout en étant objectif sur son manque de réussite en sélection. Le creux générationnel est (à mon humble avis) une fausse excuse
(ce message s'adressait à Eths)
Bon.
Soit tu n'as pas regardé les matchs de l'Argentine en CDM 2014, soit tu ne sais pas analyser un match, soit tu es de mauvaise foi.
Justement, je pensais que tu citerais ses matchs contre les PB ou l'Allemagne, pour dire qu'il a été relativement quelconque.
Mais que tu cites la Suisse, qui est certainement son meilleur match du tournoi? Parce que, oublie les matchs où il a marqué, on peut faire un match pourri et marquer ne sauve pas ton match.

Il s'est créé tout seul, énormément d'occasions de haut vol, dans ce match, a perturbé tout seul l'arrière-garde suisse, et a fait la passe décisive victorieuse après un rush dont il a le secret. C'est ça ton match moisi là??
Bon. On va prendre les choses dans l'ordre.

1) "Soit tu n'as pas regardé les matchs de l'Argentine en CDM 2014, soit tu ne sais pas analyser un match, soit tu es de mauvaise foi."

Merci de ne pas me prendre pour un con. Toute personne n'ayant pas le même avis que toi n'est pas forcément un ignorant, un incapable ou un menteur. Je veux pas commencer à clasher mais là le ton employé me paraît inutilement agressif.

2) "Justement, je pensais que tu citerais ses matchs contre les PB ou l'Allemagne, pour dire qu'il a été relativement quelconque."

Si tu relis mon post j'ai justement cité son match contre les P-B ainsi que la finale en exemple (en plus du match contre la Suisse). Je ne cite pas uniquement ce match là.

3) "Mais que tu cites la Suisse, qui est certainement son meilleur match du tournoi?"

Je confonds peut-être avec le match contre la Belgique, c'est possible. C'était il y a plus de deux ans et j'ai regardé beaucoup de matchs pendant cette coupe du monde.

4) "Il s'est créé tout seul, énormément d'occasions de haut vol, dans ce match, a perturbé tout seul l'arrière-garde suisse, et a fait la passe décisive victorieuse après un rush dont il a le secret"

J'ai pas le courage de me remater l'intégralité du match. J'ai donc juste revu le but de l'Argentine pour être sûr. J'observe que ton "rush dont il a le secret" est en fait une accélération sur dix mètres, un défenseur qui tacle n'importe comment et une jolie balle en profondeur qui aboutit au but. A te lire j'avais l'impression de revivre le but mythique contre Getafe, ce que je vois est un peu différent (mais je ne t'accuse pas de mauvaise foi. Moi.) Ceci dit indéniablement c'est un bon mouvement, je ne veux absolument pas le nier.

Au final l'impression global que j'ai eu, et je n'en démordrai pas, c'est un Messi pesant très peu sur les matchs de son équipe lors des moments importants. D'ailleurs tu reconnais toi-même implicitement que face aux P-B ou à l'Allemagne (autre chose que la Suisse) il a été médiocre.

Les gars soyons honnête une minute, quand il a reçu son trophée de meilleur joueur on est nombreux à s'être dit que c'était un peu un scandale vu ce qu'avait produit James Robben et Neymar pendant la compétition.
Après on peut s'amuser à violer des mouches pendant trois heures en dissertant sur tel ou tel match, ou tomber d'accord sur un constat général, qui est que Messi n'a jamais pesé sur les résultats de l'Argentine comme il l'a fait avec le FCB (à vrai dire il en est très très loin). A la base c'est un peu ça l'argument, et j'observe un certain consensus sur la question.

ça ne remet pas en cause son statut de très grand joueur, juste sa place dans ce classement
FredAstaire Niveau : DHR
Je suis d'accord avec toi, quitte à se faire incendier.
FredAstaire Niveau : DHR
Arsanal,je suis d'accord avec toi, quitte à se faire incendier.
O Alegria Do Povo Niveau : Ligue 2
Tu as doublement envie de te faire incendier là. Je suis pas sûr que Fred Astaire ait joué dans un remake de Jeanne d'Arc.

Cela-dit un remake où Jeanne ferait des claquettes sur le bûcher, merveilleuse perspective.

Prends-ça, Dreyer !
O Alegria Do Povo Niveau : Ligue 2
Note : 2
Allez, j'en profite juste pour dire que le Jeanne d'Arc de Dreyer est sublime. Les gros plans sur Renée Falconetti, ça encule toute l'iconographie Sulpicienne.

Je suis allé à un enterrement samedi matin. Il caillait, le vent était putain de coupant, c'était dur, vraiment.

Et le pire dans tout ça, c'est que le curé n'était tellement pas crédible ! Un foutu cabotin qui faisait sa propagande, "Mon Jésus lave plus blanc que blanc", "Vous êtes tous des pêcheurs"...

Même la liturgie était à chier, doloriste mais n'y comprenant rien à la douleur, dégoulinante d'asepsie spirituelle.

La transcendance se meurt, les amis. Heureusement qu'il reste le foot.
FredAstaire Niveau : DHR
Mais, pour rester dans les métaphores pyrotechniques, lui aussi faisait des étincelles avec ses pieds.
Tu es allé voir la rétrospective Dreyer à la Cinémathèque ?
Malgré le ton très austère de ces films, je suis resté sur le cul ! Ordet m'a profondément marqué.
J'ai raté La Passion de Jeanne d'Arc, par contre. J'espère qu'il repassera. En attendant, j'en resterai au Bresson (pas Besson !)
@Alegria

Je viens de voir que tu avais récolté un -1. Du coup, je t'offre gracieusement la marque d'approbation quotidienne que SoFoot veut bien me déléguer !
O Alegria Do Povo Niveau : Ligue 2
Merci l'ami, mais ne te donne donc pas tant de peine pour si peu.

J'aime beaucoup Dreyer. Particulièrement le rythme auquel ses acteurs marchent. La pesanteur de leurs pas. Il réussit ce tour de force rare d'être à la fois cloué au sol et flânant dans l'azur.

La boue et le ciel. Grande perspective !

Ordet est bouleversant. Et son Gertrud aussi. Après je reconnais volontiers qu'il s'agit d'un cinéma quasi-Luthérien, antipathique, mais si tu arrives à passer outre, quelle flamme délicieuse !
Feijoada e Caipi Niveau : DHR
Entièrement d accord avec toi. Sauf sur un point qui a quand même changé au fil des années. Pour avoir vécu à Buenos Aires, je peux te dire que Messi est partout et adulé de tous. Il est vraiment considéré comme un Argentin et ils ne lui font pas cas de ne pas avoir joué au pays.
21 réponses à ce commentaire.
Article ecrit 2 semaines trop tot, apres les coups de gueules enormes qu'il a poussé contre l'AFA, et sa nouvelle attitude en dehors du jeu, il commence vraiment a prendre de l'epaisseur a ce niveau.

Et puis ca reste le joueur que je prefere regarder jouer totues epoques confondues, chaque toucher de valle tu te demandes ce qu'il va inventer. Quelle chance on a de vivre au moment ou Messi joue au foot.
Ce commentaire a été modifié.
O Alegria Do Povo Niveau : Ligue 2
Note : 1
Les appuis de Messi, c'est quelque chose que je n'ai que trop rarement vu dans le foot. L'appui, c'est à dire la trajectoire, l'inclination de ton pied lorsqu'il rentre en contact avec le sol.

Ses appuis sont merveilleux. On pourrait regarder Messi courir pendant des heures juste pour voir comment il pose ses pieds au sol à chaque foulée. A chaque foulée, ça transpire d'intelligence, cette appui qui te donne un élan d'avance sur tout le monde.

Et le plus beau, c'est que quand tu lui fous un ballon dans les pieds, ses formidables appuis ne sont pas embarrassés par le cuir. Mieux encore, le ballon les mets en évidence.

La conduite de balle de Léo Messi, messieurs !

Le pied gauche (allez, même le droit !) de Messi et le ballon, ça fait partie des plus belles épousailles qu'on ait vu. Un putain de plan à 3 de génie.
1 réponse à ce commentaire.
O Alegria Do Povo Niveau : Ligue 2
Note : 2
C'est dur de parler de Messi.

On ne peut pas écrire de chanson sur Messi, parce que Messi, c'est la quintessence du collectif. En revanche on pourrait probablement écrire une chanson sur le Barca de Messi, un genre de tube idéal à la Voulzy, un truc sympa qui mêlerait les Stones, les Beatles, les Kinks et le cadavre d'Alain Souchon.

Pour ma part, je trouve réjouissant que le joueur le plus unanimement salué soit aussi l'homme le plus commun qui soit.

On dit toujours que le cheval est la plus belle conquête de l'homme. On célèbre la splendeur extravagante du paon, la majesté du tigre, la délicatesse du colibris, mais l'on ne célèbre jamais l'âne.

L'âne, le mulet, l'humble par excellence, celui dont se rient les superbes, celui sur le dos duquel on flanque tout le poids du monde. Celui dont on se moque hi han ! pour son pelage rêche, pour son caractère grégaire bien que têtu.

Celui qui sert de bonnet pour mettre au piquet les génies incompris.

L'âne est l'animal eucharistique par excellence. C'est par la grandeur de son humilité et de son dévouement que l'âne triomphe de tous les splendides rois de la jungle.

Il y a vraiment quelque chose d'admirablement juste à ce que Messi soit ce Monsieur-tout-le-monde sans histoires (si ce n'est, justement, la grande).

C'est beau que ce petit bonhomme n'ait pas même à forcer l'admiration. Il ne force jamais, Léo. Il est pur fluide, pure rivière s'écoulant sans majesté ni torrent, mais inéluctablement, avec l'intelligence de l'eau capable de prendre toutes les formes, de creuser tous les lits, d'éviter tous les obstacles pour continuer à couler et se jeter dans sa Mer, notre Mer. La si belle, si noble et dangereuse Mer de la passion.

Messi est aussi beau, c'est un joueur aussi intelligent que de la flotte. Mets-la dans un verre si ça te chante, elle prendre la forme du verre. Ou bien regarde-la couler du robinet, qu'importe !

Tu ne peux pas aller à l'encontre de l'évidente beauté de l'eau.
FredAstaire Niveau : DHR
Curieux, dans la même phrase les Stones, les Beatles, Voulzy, Souchon. Comme si, à propos de rock 'n' roll on disait Elvis et Dick Rivers.
O Alegria Do Povo Niveau : Ligue 2
Messi est un mélange d'Elvis et de Dick Rivers. Il ravit tous les publics.
O Alegria Do Povo Niveau : Ligue 2
Nan mais tu sais, c'est à propos de cette chanson là, rock n'roll connection ? Une chanson où il exhume les refrains des plus grands pour les vandaliser tel un vulgaire Voulzy.
FredAstaire Niveau : DHR
Autant pour moi, je comprends maintenant. Faut dire que ce morceau était complètement sorti de ma mémoire musicale.
Ta 2ème phrase est parfaite. +1 juste pour ça (bon et le reste aussi accessoirement).

Un soliste qui part dans ses chevauchées, c'est beau. Un soliste qui sublime un collectif, qui fonde ce collectif, c'est incommensurable.
Mec, tes commentaires, c'est jouissif. On dirait des extraits de livre. C'est drôle, intéressant, fourni en références. Il est possible d'avoir ton contact pour en profiter plussouvent ? Réseau social, mail, ou quoique ce soit ?
O Alegria Do Povo Niveau : Ligue 2
Il est hors de question que tu profites de moi. Je n'ai plus 6 ans et tu ne t'appelles pas René !
7 réponses à ce commentaire.
Stop Ilya Sunzu Niveau : District
Pour moi Messi n'a rien à faire dans les cinq premiers de ce top. Pourquoi ? Parce que j'estime que pour marquer un continent, et d'autant plus un continent avec autant de passion pour le football que l'AmSud, il faut y avoir joué. Ce que Messi n'a pas fait. Aucun match de première division argentine. Aucun match de Libertadores, qui est pourtant l'un des critères références là-bas. A la limite, cela aurait pu être compensé par une victoire avec la sélection, mais au final tout cela tourne plutôt au tragi-comique avec une sélection qui a comporté ou comporte beaucoup de bons joueurs (et de piteux sélectionneurs, à sa décharge).
Et il y'a effectivement l'argumentaire du caractère, et éventuellement du style de jeu, mais cela me semble difficilement quantifiable (et c'est ce qui en fait sa beauté) pour pouvoir en faire un argument de poids. Alors Messi dans ce top, c'est oui, mais 5e, non, ce n'est pas sa place d'autant plus lorsque l'on voit les monstres sacrés qui seront devant lui et certains qui sont derrière.
O Alegria Do Povo Niveau : Ligue 2
Au passage, le titre de l'article est sublime.

Ugo, t'es vraiment un boss.
The Admiral Niveau : DHR
1) Maradona 2) Ronaldo Fenomeno 3) Pelé

Qui sera donc le quatrième ? Enzo Francescoli ? Sócrates ? [je sais si on en a déjà parlé] ? Juan Román Riquelme ? [mouais...]

J'arrive pas à voir qui pourrait être au dessus de Messi.
Francescoli et Riquelme sont déjà passés. Ce sera Socrates.
el.maestro Niveau : DHR
Socrates n'est pas passé, et il sera devant Messi pour des raisons autant footballistiques (quelle classe putain) que politique (la démocratie corinthiane). Personnellement j'en fais depuis longtemps ma grosse côte pour un podium, devant Ronaldo (comme So foot se contredit parfois d'un top à l'autre, ronaldo étant 2e du top monde il sera peut être en dehors du podium ici, à voir).
Ce commentaire a été modifié.
Ce sera Socrates.

Riquelme et Francescoli sont déjà passés me semble-t-il.

La démocratie corinthiane, en pleine dictature, pour moi ça vaut (presque) la première place. Ça reposerait peut-être un peu trop sur des considérations extérieures au pur jugement sportif, mais après tout n'est-ce pas tout le sel d'un top 100?

PS : je viens de me rendre compte que j'ai dit à peu près la même chose que mon voisin du dessus. Tu as mon +1 fictif amigo
FredAstaire Niveau : DHR
Quoique, de nos jours faut se méfier des pronostics; voir Trump! Fillon?
Riquelme a déjà été cité.
5 réponses à ce commentaire.
GENERAL DE GOAL. Niveau : Ligue 2
c'est le leader technique,il fait vivre le jeu.son mutisme ne derange que les medias.pourquoi vous voulez qu'il fasse des ecarts?les fouilles m...il est lucide,nous regale avec son talent et ca nous va
 //  16:04  //  Amoureux de la Bolivie
Note : 3
Il y a deux Messi qui partage le même problème : l'absence de leadership car les deux ne s'expriment que par leur talent sur le terrain mais avec des fortunes diverses.

Le Messi argentin n'a jamais était ce leader sur et hors du terrain qui porte l'albiceleste et son peuple entier avec, qui transcende collectivement l'Argentine. C'est même l'effet inverse pour les joueurs offensifs qui l'entourent, ils sont très en dessous de leur niveau, comme tétanisés, et tous attendent qu'il recite les mêmes performances avec le maillot argentin que le Messi barcelonais qui est lui hors-norme, parfaitement en osmose collective avec ses compères.

Qaund il porte le brassard avec la sélection c'est juste un bout de tissu à son bras. En 2014, lorsque les choses deviennent sérieuses à partir des huitièmes, c'est le jefecito Mascherano qui rameute les troupes, c'est Mascherano qui se défonce sur le terrain et donne l'exemple à ses partenaires, Messi est lui aux abonnés absents quand la bataille se joue aussi sur d'autres aspects qu'il n'a pas connu au Barça. Son seul talent ne permet pas de gagner la Copa America sur un continent qu'il n'a pas connu footballistiquement.

Tout le contraire du Messi barcelonais qui débloque les situations, décisif dans les grands matches, il porte le Barça par son génie, laissant au fil des ans, les Busquets, Pique, Puyol, Dani Alves, Xavi, Iniesta et autres assurer le rôle de leader sur et hors du terrain, dans les vestiaires, leur laissant la parole et élever la voix quand la situation l'exige.

Le Messi catalan n'a jamais était dans la difficulté au Barça quand le Messi argentin ne sais pas comment en sortir avec la sélection. Sa vraie-fausse retraite c'est aussi l'aveu de son échec personnel de ne pas savoir comment y faire avec l'Albiceleste, non pas en manque de joueurs de talent, alors que tout est si simple pour son double au Barça, qui est choyé au barça depuis son adolescence, protégé et adulé par tous les entraineurs, présidents et socios, certains journalistes disent qu'il a son influence sur qui doit jouer, qui doit partir.

En selection, ce Messi-là est critiqué, à tort ou à raison. Il fait aussi fait la pluie et le bon temps, il a été consulté sur le choix du sélectionneur (à l'époque de la nomination de Martino) et il aurait aussi son influence sur les sélectionné. On veut le mettre dans les mêms conditions. Pourtant, la semaine dernière la situation devient alarmante pour l'Argentine, va t-elle manquer le grand rdv de 2018 ?

Ce sera surement la dernière chance de Messi d'être, pour une fois, cette seule et meme personne, Lionel Messi ce génie du football aussi bien avec le mailot du FC Barcelone que le maillot Argentin.
O Alegria Do Povo Niveau : Ligue 2
Note : 2
Je plussoie à mort.

Messi n'a pas réglé son Oedipe avec la Pachamama.
1 réponse à ce commentaire.
Très bel article.

Peut-être qu'il n'as pas vraiment les épaules pour devenir un dieu du foot comme Diego, le genre de joueur qui te marque au plus profond de toi. Mais qu'importe ?

Le voir jouer comme il le fait à 29 ans sans dénaturer son jeu, plutôt en le complétant me suffit perso.
O Alegria Do Povo Niveau : Ligue 2
Mec, pourquoi t'es plus coach ?
1 réponse à ce commentaire.
je n'ai pas vu Dunga dans le classement ...
JoséLebos Niveau : DHR
Excellent article, complètement d'accord avec ce point de vue.
Magnifique article mais plus d'actualité. Petit Lio est devenu grand depuis quelques années il prend ses responsabilités de leader. Sur le terrain et dans le vestiaire il commande pas seulement par son génie mais par son charisme (oui oui). Il suffit de voir son comportement sur le terrain.

En sélection il a toujours fait partie des meilleurs joueurs de son équipe, pour le savoir il faut regarder les éliminatoires à 2 heures du matin et ne pas attendre tous les 4 ans pour la coupe du monde. Citer les joueurs n'a pas de valeur quand on sait ce qu'ils font en sélection. Rojo, Biglia, Zabaleta, Mori ou Pratto n'auraient jamais leur place si la sélection Argentine était réellement puissante.
Di Maria, Agüero ou Lavezzi ne seraient pas des joueurs majeurs tellement ils sont affreux. Icardi, Vietto, Paredes et Rulli ne seraient pas dans leur club respectif pendant les trêves internationales.

La différence avec le Barça ce n'est pas un système qui est fait pour lui mais c'est juste une légitimité que les joueurs lui donnent dans le vestiaire mais pas sur le terrain. Regardez les mouvements des barcelonais quand il a le ballon et regardez les mouvements argentins quand Messi a le ballon, la différence est énorme. La seule période où ça fonctionne très bien c'est sous Sabella.

Pour ce classement, au début je pensais que c'était une liste qui mettaient en avant ceux qui avaient marquer le foot sud-américain c'est à dire dans le continent. Puis finalement c'est devenu un top 100 des sud-américains. Où ne figurent pas Ayala, Cambiasso ou encore Dani Alves.
gaucherforever Niveau : Loisir
Je pense tout de même qu avec du charisme,il aurait pu insuffler qqch chez ses coéquipiers notamment lors de la cdm 2014.
Je me souviens d Abidal à la cdm 2006 disant à quel point le faut de côtoyer zizou les rendait tous meilleurs..
Le talent balle au pied ne suffit pas pour gagner.
Je garde en tête l image de Messi qui s isole sur la pelouse après la défaite en finale en cdm ....
Pas une expression de visage,pas un mot pour ses coéquipiers...Je trouvais ça sidérant..
O Alegria Do Povo Niveau : Ligue 2
Si tu veux qu'un autiste devienne oracle, il faut être prêt à percevoir tous les signes. Ceux du terrain ne mentent jamais.
1 réponse à ce commentaire.
jayjay972 Niveau : DHR
Vous déclamez bien les mecs mais on parle d'un mec qui a perdu toute ses finales en a contre des adversaires lions d'être extraordinaire le Bresil de Robinho, l'Allemagne et le Chili. C'est quand même pas des foudres de guerre. C'est un di stefano des temps modernes. C'est pas de la race des grands seigneurs Pelé Maradona Ronaldo Zidane beckenbeur garrincha
Ce commentaire a été modifié 2 fois.
Alain Proviste Niveau : Ligue 2
Je vais faire un quasi copier-coller de ce que j'ai dit dans l'article précédent (10 à 6) sur Messi.
Mais pour commencer, pour devancer toute polémique, je précise que j'adore Messi qui est, depuis que je suis le foot, le joueur le plus fort que j'ai vu avec Maradona et Ronaldo (période Barça & Inter fin 90's) !
D'ailleurs, si l'intitulé du classement avait été "les plus grands joueurs sud-américains de l'histoire" ou "les joueurs sud-américains qui ont marqué le foot mondial", je n'aurais eu aucun souci à classer Messi dans le top 5.

Mais ici, on parle de ceux qui ont "marqué le foot sud-américain" ! Or quels critères retient-on pour marquer le foot sud-américain ? Logiquement, deux choses avant tout : les performances et le souvenir laissé sous le maillot de l'équipe nationale + la même chose avec un club sud-américain.
Pour le 2e point, ça va être vite vu dans la mesure où Messi n'a jamais évolué en pro avec Newell's. Du coup, pas de Libertadores ou de Coupe Intercontinentale comme certains des grands joueurs cités ici...
Pour le premier, le bilan est en revanche plutôt mitigé, même si globalement bon. Faire trois finales consécutives avec l'Argentine n'est pas anodin, d'autant qu'à chaque fois ça s'est joué à peu (les occases manquées d'Higuain, Palacio et... Messi en 2014 et des séances de tab les deux fois face au Chili). S'il avait gagné le Mondial + une des deux Copa America par exemple, on ne serait pas en train d'avoir ce débat.
Malheureusement pour lui, il a perdu ces trois finales et n'a jamais donné l'impression de vraiment tirer l'Albiceleste à la manière d'un Maradona ou même d'un Kempes qui était pourtant moins talentueux et moins fort que lui...

Du coup si on respecte à la lettre l'intitulé du top, ses compatriotes Kempes ou Passarella ont fait mieux en sélection, et Moreno ou Bochini ont fait mieux en club (sudam of course). De même, le voir devant des Garrincha, Schiaffino ou Didi semble curieux au vu des critères mentionnés ci-dessus.
En résumé, autour de la 10e place ou entre 10 et 20, ça se tient (car on parle quand même d'un joueur au talent exceptionnel) mais top 5, c'est un peu exagéré.

Ceci dit, les critères élaborés pour ce top ont l'air d'être très flous. En effet, pour des joueurs comme Socrates ou Kempes, ils sont parfaitement respectés. Mais de l'autre, vous avez cités certains joueurs comme Piazza, Pizzaro ou Bianchi qui ont beaucoup plus marqué un championnat européen et plus largement le football européen que celui de leur pays et continent.
Là, il y a une certaine incohérence quand on voit les noms qui ont été zappés : Caniggia, Houseman, Careca, Junior, Pedro Rocha...

Bref, tout ça pour dire que si vous aviez tenu la même ligne de conduite tout au long du classement ou précisé la nature de vos critères, les choses seraient plus claires !
Néanmoins on avait dit qu'on ne se formaliserait pas trop sur le classement donc je préfère me féliciter d'avoir eu la chance de voir jouer ce génie du ballon rond qu'est Messi (chose dont je pourrai me souvenir dans quelques décennies) !
Alain Proviste Niveau : Ligue 2
Quand je dis "Or quels critères retient-on pour marquer le foot sud-américain ? Logiquement, deux choses avant tout : les performances et le souvenir laissé sous le maillot de l'équipe nationale + la même chose avec un club sud-américain." J'ai oublié un 3e critère, facultatif mais qui peut avoir son importance : il s'agit de marquer le foot de son pays et du continent d'une autre manière, éventuellement extra-sportive ou en tout cas en-dehors du terrain à proprement parler.
Les cas typiques sont ceux de Caszely et bien sûr de Socrates qui n'aurait sans doute pas été dans le top 5 pour ses seules performances avec le Brésil 82, aussi belles fussent-elles... Là c'est bien sûr son engagement dans la démocratie corinthiane, ainsi que son charisme magnétique, qui ont joué (sinon ses partenaires Zico et Falcao, au palmarès plus rempli, auraient sans doute été devant) !
Ce commentaire a été modifié.
Alain Proviste Niveau : Ligue 2
En me relisant, on peut avoir l'impression que je critique Messi mais pas du tout, je suis un grand fan du joueur (je remets juste en cause sa place en fonction des critères et de l'intitulé de ce classement)... Et croyez-moi, je ne rêve que d'une chose, c'est qu'il permette à l'Argentine de gagner la CDM en Russie ! On n'aurait plus tous ces débats sur son supposé manque de leadership avec l'Albiceleste et ça me ferait vraiment plaisir.
2 réponses à ce commentaire.
Alain Proviste Niveau : Ligue 2
Sinon j'ai juste une remarque de forme à faire sur votre top : c'est une bonne idée de proposer ces 4/5 articles pour chaque joueur du top 5, le seul souci c'est que ça dilue les commentaires qui étaient d'un niveau excellentissime sur les fournées précédentes et sans conteste l'une des raisons de cliquer sur les articles (puisqu'à chaque fois, on en ressortait plus cultivé qu'avant lecture).
Du coup, l'idéal aurait été d'avoir - pour Messi, comme pour Pelé, Maradona, Ronaldo et Socrates qui vont suivre - tous ces articles rassemblés en une même page, avec surtout un fil de commentaires commun ! Après je sais pas si c'est plus compliqué à faire techniquement parlant...
O Alegria Do Povo Niveau : Ligue 2
:(
Alain Proviste Niveau : Ligue 2
Je te mets un +1 pour la forme amigo, y a l'air d'avoir 2-3 abrutis qui te suivent à la trace depuis quelques jours. ;)
2 réponses à ce commentaire.
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