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Messi, le début de la mue

Sans en avoir l'air, Tata Martino impose son empreinte sur ce Barça. Et son plus gros chantier ne fait que commencer : repositionner Lionel Messi en numéro dix ? Les essais n'en sont qu'à leurs balbutiements, mais s'avèrent déjà une réussite.

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Tata Martino ne dit pas toujours ce qu'il pense. Mais pense toujours ce qu'il dit. En homme avisé, il déclarait dimanche soir : « Messi fait exactement ce qu'il veut sur le terrain. S'il veut faire une passe, il la fait bien. S'il met la pression, il récupère le ballon. S'il frappe, il cadre » . En prenant le temps de la réflexion, cette sortie en dit long sur l'adaptation du coach argentin au Barça. Et sur les ajustements tactiques qu'il amène dans ses valises. D'une part, il brosse dans le sens du poil la fierté des socios barcelonais, qui disposent du "meilleur" joueur du monde. Un petit lutin capable de tout faire, et bien. Surtout, cette déclaration relève d'une certaine expérience du poker-menteur. Car Messi, aussi bon soit-il, respecte ses consignes. Depuis maintenant deux sorties, il est positionné un cran en dessous. En 10. À la mène, son jeu prend plus d'importance dans le toque catalan. Ainsi, face à Málaga, il a aiguillé et distribué. Bilan, deux passes décisives et un plaisir pour les 57 000 paires d'yeux présentes au Camp Nou. D'où cette question : le jeu du quadruple Ballon d'Or connaît-il sa plus profonde mue depuis ses débuts professionnels, il y a de ça dix ans ?

La fin du plus bel héritage de Guardiola ?

Pep Guardiola est, après les hormones, l'architecte de la première transformation de Lionel Messi, ailier de formation faut-il rappeler. À l'intersaison 2009, après un triplé Liga-Copa-Champions, Zlatan Ibrahimović débarque en Catalogne. A contrario d'Eto'o, parti, lui, en direction de l'Inter, le grand Suédois ne peut évoluer qu'en pointe. Sauf qu'après des essais à ce poste, dont la finale de Ligue des champions face à Manchester United, Lionel Messi s'y plaît. Zlatan ou pas, Guardiola laisse l'axe offensif à son petit lutin. Villa, autre 9 de renom, arrivera bien au Barça mais sera exilé sur un côté. Dans le système de Guardiola, Messi est un électron libre qui se promène où bon l'arrange. Son talent et son flair font la différence. Alors il joue où bon lui semble. Pour autant, Lionel Messi n'est pas qu'un simple adepte du but. Une offrande bien distillée fait également son bonheur. Pour rappel, lors de l'historique manita passée à la bande du Mou, la Pulga n'avait pas marqué – la faute à un poteau -, ce qui ne l'avait pas empêché de se muer en quarterback, comme sur cette splendide ouverture à destination du Guaje. Messi sait tout faire.

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La parenthèse Vilanova refermée, c'est un entraîneur inconnu du Barça qui débarque. Bien sûr, la "philosophie" de jeu de Tata Martino n'est pas étrangère aux préceptes enseignés à la Masia. Mais le bonhomme ne connaît pas la maison et toutes ses complexités. Éduqué, intelligent, Tata aime se faire pédagogue face à la presse. Dans le vestiaire, il fait l'unanimité. Son caractère explique beaucoup, ses choix également. Conscient des faiblesses barcelonaises perçues en avril-mai dernier, il met l'accent sur la récupération haute. Depuis sa prise de pouvoir, le travail paie. Le Barça est 1er de Liga, qualifié, ou presque (réponse ce soir), en demi-finale de la Copa del Rey, et attend de pied ferme ces nouveaux adeptes du beau jeu de Manchester. Avec les voyants au vert, il peut désormais se permettre de nouvelles approches tactiques. Le positionnement de Cesc Fábregas en faux 9 a été une réussite durant l'absence de Lionel Messi. L'Argentin de retour, pourquoi changer ? Pourquoi ne pas faire reculer d'un cran Messi ? Pourquoi ne pas le positionner en dix ?

La fin du « qui a la plus grande ? »

Revenu face à Getafe début janvier, Messi a montré en quelques accélérations, et deux buts, que ses pépins musculaires étaient derrière lui. À 100% physiquement, ne lui manque plus que le rythme à retrouver. Avec les deux mobylettes Alexis et Pedro en réussite face aux cages, Messi n'a pas le monopole du but. Tant mieux, il se met à la passe. Tata Martino tente progressivement de le faire reculer d'un cran. Lors des deux sorties de la semaine passée, face à Levante et Málaga, Messi n'a pas marqué. Pas grave, il a compensé avec quatre passes décisives. Avec ce nouveau costume, la Pulga doit participer au repli défensif. Un travail que Fábregas exécute sans même un ordre. De fait, Barcelone se retrouve avec un défenseur de plus, Messi n'effectuant quasiment aucun pressing lorsqu'il est en pointe. Comme face aux Andalous, il finit sur les rotules mais ses prestations sur un plan collectif sont abouties. Ce nouveau rôle de meneur, il l'accepte sans broncher. D'une, car dans son concours de « qui a la plus grande » avec Ronaldo, le Portugais est trop loin au classement de Pichichi, avec déjà 22 buts. Surtout, le Mondial brésilien est proche. Avec l'Argentine, brassard au bras, Messi est aligné avec de vrais buteurs (Agüero, Higuaín). Son sens de la passe, déjà bien aiguisé, ne pourrait être que bonifié avec six mois dans les jambes en 10. De toute façon, « s'il veut faire une passe, il la fait bien » . C'est Tata qui le dit.

Par Robin Delorme, en Espagne
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