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Messi, l'Argentine l'aime aussi

En Argentine, le troisième Ballon d’or glané par le Rosarino suscite des éloges de partout : tout le monde était préparé à la fête. Avec une pensée pour 2014…

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10 28
C’est devenu un rituel ces trois dernières années. Depuis ce matin, les portails des principaux journaux et les chaînes de télévisions argentines évoquent en boucle un sacre annoncé : celui de l’enfant prodige de Rosario, qui vient ajouter un troisième Ballon d’Or à une collection déjà débordante de trophées individuels et collectifs. La Nacion souligne tout simplement que « depuis cinq ans, Messi est abonné à la fête du meilleur joueur du monde, comme si cela était une routine de plus dans son impressionnante - et chaque fois plus incomparable- carrière » . Alejandro Sabella, qui a pris le contrôle de la sélection à l’issue de la dernière Copa América, n’est pas avare de superlatifs quand il s’agit de parler de la Pulga : «  Je savais que j’avais affaire au meilleur joueur du monde, le plus déséquilibrant de tous. Mais, j’ai été surpris de le voir de près. De pouvoir observer ce changement de rythme, cette explosivité, cette technique en vitesse, cette façon de manipuler le ballon à un rythme élevé. On dirait une de ces voitures électrique de notre enfance qui démarrait à toute allure. Mais ce qui m’a le plus surpris, c’est ce qu’il représente : en Inde, au Bangladesh (où la sélection a disputé deux matches amicaux à la rentrée), ce fut terrible. Au Venezuela aussi. En Colombie, ce fut impressionnant ! Il génère une vraie idolâtrie autour de lui, hors du terrain de jeu. C’est spectaculaire ! » .

« L’ardoise » albiceleste

Pour Juan Pablo Mendez, du quotidien sportif Olé, « des trois Ballons d’or qu’il a gagné, celui-ci est le plus indiscutable de tous, même si il reste toujours cette « ardoise » de la sélection, avec qui il n’a pas pu dépasser le stade des quarts de finale de la Copa América l’an dernier  » . Le journaliste ne se fait guère d’illusion sur son avenir en sélection, où il reste critiqué, malgré un certain rapprochement avec le public ces derniers mois. « Il n’atteindra jamais le niveau de jeu qu’il a avec Barcelone en sélection. Là-bas il évolue dans des conditions idéales, avec la meilleure équipe du siècle » . Il se lance dans l’inévitable comparaison avec Maradona. « On peut encore se demander combien de prix il aurait pu gagner si le Ballon d’or avait été ouvert aux non-Européens à son époque » . Pour lui, « la comparaison est inévitable, tant il y a de similitude dans leur carrière : le but de la main de Diego contre l’Angleterre et celui de Messi en Liga, le but du siècle, de nouveau contre les Anglais, et celui de Messi contre Getafe…  » .

L’œuf et la poule

Où se situe donc Messi au Panthéon du football ? « Il fait désormais partie des meilleurs joueurs du monde, au même titre que Pelé, Maradona et Di Stefano. Il a déjà dépassé Platini, mais il reste un cran en-dessous de Maradona, qui a été capable de faire gagner des équipes faibles comme ce fut le cas avec le Napoli en Série A. Et il n’y a jamais eu un joueur aussi déterminant dans une Coupe du monde comme Maradona en 86. Pelé a gagné trois Coupes du monde, d’accord, mais regardez les joueurs qu’il avait autour de lui…  » , rappelle Juan Pablo Mendez. Beto Marcico reste persuadé que Messi finira par remporter la Coupe du monde. « Il a encore au moins deux Mondiaux devant lui. Je n’ai aucun doute là-dessus, il en gagnera un des deux » , assure l’ancien Toulousain, qui estime que «  Messi ne dispose pas à ses côtés de joueurs de la catégorie de Burruchaga, Batista ou Valdano » . Quid de Mascherano, Agüero, Higuain, Di Maria & cie ? « Oui, mais la sélection ne ressemble pas à une équipe, elle ne joue pas bien » , lance Marcico. Messi et la sélection, c’est un peu l’histoire de la poule et de l’œuf finalement. A défaut d'être celle de la poule aux œufs d’or…


Par Florent Torchut, à Buenos Aires
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L'Argentine a une des meilleurs footballs du monde. Une des plus puissantes sélections du monde. Avec le meilleur joueur du monde. Et pourtant, elle n'y arrivera pas.

Parce que les joueurs sont éparpillés dans le monde entier. Il lui manquera une unité, une cohésion.

Comment un pays dont les meilleurs joueurs ne rêvent que de partir s'enrichir en Europe peut-il prétendre gagner un tournoi mondial?

Pour gagner, il faut un sentiment national que les argentins, trop dispersés, ne peuvent pas avoir.
Bah écoute, dans la Céleste, il y a du Galatasaray, de l'Atletico, du Seville, du Porto, du Benfica, du Liverpool, du Cruzeiro, du Napoli, du Bologne, de l'Ajax, du Gijon, de l'Inter, du Palerme et du Genoa. Et ça empêche pas l'équipe d'être la meilleur du monde.
Xeneize31 Niveau : DHR
Pas du tout d'accord avec toi Mario, crois moi les joueur Argentins, comme tous les Sud-Américains ont bien plus l'amour de leur patrie que les Européens et ce même si ils jouent pour la plus part en Europe! Le problème de la sélection Albicéleste, c'est son équilibre, il n'y en a pas. Ils ont beau avoir un potentiel offensif impressionnant, derrière c'est faible, voir très faible parfois. De plus ils jouent avec deux milieux défensifs à chaque fois qui se marchent dessus, ce qui fait qu'il y a 6 joueurs au final à vocation défensive, et qui ne dépassent jamais le milieu de terrain. Messi joue en véritable numéro 10, et non pas attaquant comme avec le Barça, il n'a personne plus bas que lui pour lui donner de bons ballons, comme pourrait le faire un Pastore (à son meilleur niveau) ou un Banega (qui ne joue pas), sur les côtés, Di Maria (quand il ne pleure pas), à gauche, n'a pas son pendant à droite, car là aussi le soucis c'est que les Higuain, Aguero, Tevez sont tous des axiaux!!!! Difficile donc de trouver le bon équilibre et le bon systeme de jeu même avec autant de talent, car les profils de certains joueurs sont beaucoup trop similaires.
@Xeneize31

Di Maria a bien son pendant à droite, Lavezzi
La celeste meilleure équipe du monde ?

L'argentine tant qu'il auront pas de défense, et pas un milieu createur, et qu'ils demanderont à Messi d'être à la creation et à la finition, ben ça fera la même chose qu'à la CM et la copa.. nul.
pourquoi pas remettre Messi sur un côté ? ça libèrera au moins une place pour un sttanquant comme Aguero, Tevez, Milito, etc
@ tx : en tout cas je ne pense pas qu'ils soient loin de l'Espagne ou de l'Allemagne
Rumpelstiltskin Niveau : Loisir
@tx: La celeste, c'est l'Uruguay.
L'équilibre de la sélection argentine est très complexe à obtenir car on veut toujours faire parler l’impressionnante (et c'est un euphémisme) force de frappe offensive de l'effectif!

Sauf qu'une équipe, ça se construit sur une base défensive solide, et après seulement, on soigne le fond de jeu et l'offensive... Et la douzaine de joueurs qu'il faut avoir dans un effectif pour défendre et récupérer, est très loin de la qualité de de la vingtaine de joueurs offensifs qu'ils ont!
L'amour de la patrie ne suffit pas. Je ne parlais pas de ça. Je parlais de cohésion de jeu. D'habitude de jouer ensemble.

La sélection doit s'appuyer sur un club, ou deux ou trois. Pas tellement plus. Sans quoi, il n'y a pas d'équipe.

L'ossature de l'Espagne c'est le Barça plus le Real plus quelques autres. Tous ces joueurs se connaissent par coeur. Les argentins sont trop dispersés.
La sélection doit s'appuyer sur 1, 2 ou 3 clubs, mario ?
Argentine 86 :
Sergio Almiron (Newell's Old Boys)
Claudio Borghi (Argentinos Juniors)
Diego Maradona (SSC Naples)
Pedro Pasculli (US Lecce)
Jorge Valdano (Real Madrid)
Rien que l'attaque, ça fait 5 clubs différents.
Merci d'être venu, Mario...
ils en veulent a messi parsqu'il n'a pas gagné une coupe du monde ac comme coach maradona;c'est mission impossible,il faut un hestor cuper ou un bielsa pour esperer voir l'argentine gagner le mondial
Composition de l'équipe qui a joué la finale à guadalajara contre la RFA en 86 :

Nery Pumpido - José Luis Brown, José Luis Cuciuffo, Oscar Ruggeri, Julio Olarticoechea - Ricardo Giusti, Sergio Batista, Diego Maradona, Héctor Enrique - Jorge Burruchaga, Jorge Valdano.

Tous des types qui jouaient dans des clubs différents, sauf 2 + le gardien (qui est à la base le numéro 2) à river plate.

Reviens demain Mario...
86, ça commence à dater, Shaza.

Et puis, y'avait Maradona.

Et puis, les argentins, à l'époque, partaient beaucoup plus tard en Europe.

Ils avaient le temps de se connaître lors du championnat argentin. Contrairement à aujourd'hui. Messi étant le plus caractéristique puisqu'il est venu en Europe à 12 ans et n'a jamais disputé le moindre match là-bas.

Aujourd'hui, un joueur argentin prometteur signe en Europe à 18 ans.

Difficile de créer une osmose entre des joueurs qui se connaissent mal et qui ont trop peu de temps de jeu ensemble.
Sushi-Rossonero Niveau : District
Nan mais c'est bon les gars, Pastore est la ! hahahaha
@Mario

Je ne suis pas tout à fait d'accord avec toi. En 2006 on était dans la même situation qu'aujourd'hui (dans le sens ou tous les joueurs partent très tôt du championnat) et ça n'a pas empêché Pekerman d'armer une équipe de malade.

A mon avis il y a eu plusieurs choses qui se sont accumulé depuis le mondial 2006 et la Copa America 2007:

1) la démission de Basile que je ne comprend toujours pas, alors que l'équipe avait quand même du jeu même si les résultats tardaient à arriver

2) la 2ème retraite internationale de Riquelme nous a fait beaucoup de mal. Depuis il n'y a plus personne au milieu qui peut créer quoi que ce soit, à tel point que Messi réclame sa présence. Je pense qu'à un moment Sabella devra se décider à confier ce poste à Pastore, il faut qu'il gagne en expérience internationale

3) les choix douteux de seleccioneur. Même si j'adore Maradona le joueur et je ne crache pas sur ses talents d'entraineurs, il manquait cruellement de préparation et d'expérience, Batista aussi

4) la fin de cycle de notre défense qui depuis ne s'est toujours pas renouvelée avec qualité. A part Burdisso qui est blessé en ce moment je vois pas d'autre défenseurs à son niveau. Pareil pour les lattéraux ou c'est le désert complet

Quand tu parlait de t'appuyer sur un ou deux club, j'espère sincèrement que tu rigolais. L'Argentine comme la France sont des pays d'exportation au niveau du football, c'est tout simplement impossible. C'est comme si tu demandait à Deschamps de s'appuyer uniquement sur Lyon, Paris et Marseille alors que les meilleurs joueurs français jouent à l'extérieur.

P.S. excusez mon français
Mario : Et les brésiliens ? Ne subissent-ils pas le même exode précoce que leurs homologues argentins ?
Et France 98 ? Tous nos joueurs étaient à l'étranger, dispersés aux 4 coins de l'Europe.

L'Italie et l'Espagne (dans les derniers vainqueurs) avaient une ossature cohérente, mais je ne pense pas que ton explication puisse tenir la route.

Le problème, c'est qu'on s'extasie devant la ligne d'attaque (a raison : Messi, Tevez, Aguero, Higuain, Licha Lopez, Lavezzi , Di Maria, Milito s'il revient, c'est du très très très lourd), mais regarde la gueule de la défense !

On gagne pas un Mondial avec avec Burdisso, Demichelis, Zabaleta, Rojo, Monzon ou Fernandez (pour reprendre la derniere sélection)
France 98 avait une ossature. Avant de se disperser, les Bleus avaient eu le temps de se connaître et d'évoluer ensemble.

Le Brésil, c'est le même problème que l'Argentine.

Un sélectionneur brésilien ou argentin (ou uruguayen) doit réunir des joueurs éparpillés dès le plus jeune âge dans le monde entier. Leur faire traverser l'Atlantique une dizaine de fois par an. Pas facile!

D'où les échecs récents de ces deux sélections pourtant potentiellement les plus fortes.

La dévalorisation de leurs championnats (par l'exode massif des joueurs) ne les aide pas à créer une sélection stable, représentative et performante.
Non mais depuis le temps que je regarde l'Argentine, vraiment actuellement le gros problème c'est la défense ... du temps des Ayala, Sorin, Burdisso (qui était vraiment au top à une époque) on se posait pas ce genre de question ...
Quand tu penses que Guttierez a deja été mis en latéral ... c'est que vraiment c'est l'echec total ...
2006 : éliminés aux penaltys contre l'Allemagne

2010 : naufrage collectif, et en même temps j'aurais bien voulu voir ce que Maradona aurait pu faire contre cette Allemagne là

2011 : éliminés aux penaltys (et il marque le sien en tirant premier)

Alors bon ... faut relativiser ses "échecs au niveau international", il n'a que 24 ans, on en reparle en septembre 2018
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