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  2. // Ce qu'il faut retenir de la 18e journée

Messi, et rien d'autre

« Madrid, y nada mas » , fredonne la chanson de la Décima du Real. Ce week-end, c'était Messi, et rien d'autre. Impliqué comme rarement cette saison, la Pulga a mis à terre le champion en titre. Ce choc mis à part, CR7 n'a pas marqué, Séville a engrangé, et Eibar a confirmé.

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  • Le partidazo du week-end : FC Barcelone – Atlético de Madrid


    Du sang et des larmes étaient promis aux supporters barcelonais ce dimanche. En accueillant un Atlético chaud bouillant depuis le début de l'année, le Camp Nou s'est rempli avec en mémoire le spectre du titre laissé filer lors de la dernière journée de l'édition précédente de Liga. Pas même le temps de cogiter que le trio strass et paillettes des Blaugrana s'est chargé de réduire à l'état de poussières les velléités madrilènes. Une orgie offensive qui a commencé par un grand-pont divin de la Pulga conclu d'un tacle rageur de Neymar. Rapidement aux commandes, les Barcelonais ont attendu une seconde accélération de leur génie pour prendre un double avantage. Mimine ou pas sur son contrôle, l'Argentin accélère plein fer dans l'axe de la défense dépassée des Colchoneros avant de servir d'un délicieux exter' Luis Suárez. Pan, pan, 2-0. Toujours protagoniste, Messi a concédé un penalty bien généreux transformé par Mandžukić. Entre quolibets, tâcle à la gorge et caresses musclées, il a également trouvé le temps de glisser la balle du 3-1 dans les filets de Moyá. Un score définitif, et qui illustre parfaitement la différence de niveau sur les 90 minutes. Méconnaissable, l'Atlético, qui a miraculeusement terminé à 11, laisse filer Barcelonais et Merengues.

  • L'équipe du week-end : le FC Séville


    Sifflé par le Sánchez-Pizjuán pour sa première sortie de l'année – malgré une victoire contre le Celta –, le FC Séville a retrouvé le sourire. À l'heure de la messe dominicale, les Palanganas n'ont fait qu'une bouchée d'Almería. En deux coups de boutoir à cinq minutes d'intervalle, Iborra, d'un joli coup de pétard (58'), et Koke, en inhabituel renard de surface (63'), ont donné un avantage définitif à Unai Emery. Dommage pour les autres Andalous du jour, ceux d'Almería, qui peuvent se mordre les doigts de pied après avoir, eux aussi, disposé d'occasion franche. Invaincus depuis cinq rencontres, et une rouste au Camp Nou, les Sévillans squattent désormais la quatrième place de Liga. Et sont donc provisoirement qualifiés en Ligue des champions, après le faux pas de Valence à Vigo (1-1). Mieux, avec un match en retard à jour contre le Real Madrid (4 février), ils peuvent même espérer truster la troisième place du podium en doublant l'Atlético. Bref, un week-end de costaud pour les outsiders de ce championnat.

  • Le Don Quichotte du week-end : Nuno (Valence)


    « C'est un honneur de continuer à Valence.  » Et d'avoir un certain Jorge Mendes en VRP. Nuno Espirito Santo le sait mieux que quiconque depuis ce lundi. Malgré un match nul de bien mauvaise facture sur la pelouse du Celta Vigo (1-1) arraché grâce à la performance monstrueuse de Diego Alves, l'entraîneur portugais du FC Valence a prolongé son contrat jusqu'en 2018. Un bail allongé de trois ans qui s'explique par l'excellent début de saison du club ché après quelques exercices douloureux. Aujourd'hui cinquième de Liga, à seulement un petit point du FC Séville, Valence est en train de renaître de ses cendres et de retrouver son statut d'antan. En conférence de presse, l'ancien coach de Rio Ave n'a pas caché ses ambitions : « L'année prochaine, nous devons être en Ligue des champions et ensuite nous aurons de nouveaux objectifs, et ainsi de suite. » Peter Lim et ses quelques milliards d'euros l'ont en tout cas bichonné, et promettent un projet tout aussi excitant que cohérent aux aficionados de Mestalla.

  • L'analyse définitive du week-end


    Mais bordel, où s'est donc caché le fighting spirit des Leones ? Aux oubliettes, sûrement. Pour sa première en 2015, le nouveau San Mamés a vécu une soirée désastreuse. Défait 2-1 par l'effrayant Elche – qui restait sur sept matchs sans victoire en Liga, c'est dire –, l'Athletic Bilbao poursuit sa descente aux enfers. Pas en vaine sur l'ouverture du score de Victor et sa main baladeuse, complètement absente sur le but de Fajr, la défense basque, si imperméable l'an dernier, a subi un viol. Un énième à domicile, puisque la bande à Laporte ne s'y est pas imposée depuis le 21 novembre dernier en Liga. Le missile de Mikel San José n'y a rien changé, Bilbao s'est fait manger tout cru. La sonnette d'alarme est d'ailleurs tirée par Valverde lui-même : « Nous devons garder un œil sur ceux d'en-bas pour ne pas avoir de problème parce que le classement est serré et nous sommes dans une dynamique négative. » Pour sûr, avec seulement cinq points d'avance sur le premier relégable, une série de cinq matchs sans victoire, Bilbao ne rugit pas. Il souffre en silence.

  • La polémique de la machine à café (con leche)


    Le Santiago-Bernabéu est la Mecque de tout bon Madridista. Il est également un stade aux comportements quelque peu étranges. Samedi, lors de la réception de l'Espanyol Barcelone (victoire 3-0), pire visiteur du Royaume, l'enceinte de Chamartin a une nouvelle fois étalé ses lacunes. Gareth Bale, homme décisif de la rencontre, en a fait les frais. Quarterback génial sur le but de James, nettoyeur de lucarne sur coup franc, le Gallois a pourtant reçu les sifflets de l'antre merengue. Coupable d'avoir oublié Cristiano Ronaldo – qui n'a pas marqué à la maison en Liga pour la première fois depuis 15 mois – sur un face-à-face, l'homme qui valait 100 millions n'est pardonné sur aucun de ses ratés. Pis, la partie égocentrique du nouveau Ballon d'or lui a vociféré à la tronche : « La puta que te pario » ( « T'es un vrai enfoiré  » , en VF). Pourtant, du côté de la communication béni ouï-ouï de Marca et compagnie, les deux hommes seraient les meilleurs amis du monde. Nous voilà rassurés.

  • Le but du week-end : Manu del Moral (Eibar)


    Un blase magnifique, et des qualités qui vont avec. Contre Getafe, Manu del Moral a inscrit le bijou de cette journée. Servi par un subtil ballon piqué de Dani Garcia, il reprend le cuir dans les airs et trompe à bout portant le portier madrilène. Une galette qui permet aux Basques de s'imposer (2-1) et de consolider leur huitième place. Après cinq saisons dans le Sud de Madrid, Manu n'a pas souhaité montrer sa joie. Classe.

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  • La parade du week-end : l'inconnu du Bernabéu


    Durant le premier acte face à l'Espanyol Barcelone, Iker Casillas s'est royalement ennuyé. Sur une frappe de Jordan déviée par Arbeloa, le cuir s'envole dans les tribunes du Bernabéu. Aux aguets, un supporter tente de capter le ballon en plein vol. Raté, et c'est tant mieux.

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  • La décla du week-end : Lionel Messi (Barcelone)


    « J'en ai entendu de toutes les couleurs, que je m'entendais mal avec beaucoup de personnes et je n'ai rien démenti parce qu'on a régulièrement dit que je m'entendais mal avec (Pep) Guardiola, avec (Samuel) Eto'o, avec Bojan, avec (Zlatan) Ibrahimović... Mais je n'ai prononcé aucun des propos qu'on m'a prêtés, pas plus que je n'ai demandé qu'on limoge notre entraîneur. Ça me fait du mal, parce que ça vient d'ici, de Barcelone, ça ne vient pas de Madrid comme c'est parfois arrivé. » Après ses deux passes décisives et son but face à l'Atlético, Lionel Messi a décidé de régler quelques comptes. Cinq minutes d'interview plus tard, toutes les rumeurs sur un départ prochain de son Barça sont permises.

  • La stat inutile


    725 minutes. 12 heures d'un interminable chagrin ont pris fin pour le Celta Vigo ce samedi. Auteur de l'égalisation face au FC Valence (1-1), Orellana a enfin fait trembler les filets en faveur des Galiciens. Une première depuis le 1er novembre dernier et une victoire 0-1 sur la pelouse du Camp Nou. Depuis, les ouailles d'Eduardo Berizzo ont connu une cataclysmique série de sept matchs sans marquer (un nul et six défaites) qui les a fait passer de belles surprises de Liga à équipe anodine de milieu de tableau.

  • Et sinon, que pasa


    Javier Tebas n'est pas Charlie. Ce week-end, sur toutes les pelouses de Liga, une minute de silence a été respectée en l'honneur des morts des attentats ayant eu lieu à Paris. Présent au Camp Nou dimanche soir en tribune présidentielle, Javier Tebas, président de la LFP, a pourtant été le seul à ne pas brandir la pancarte « Je suis Charlie » . Ah, la com...
    Diego Alves est le Landreau de Liga. Lors du déplacement au Balaídos de Vigo, Diego Alves a stoppé un énième penalty en Liga. Le 17e, pour 18 encaissés, plus exactement. Un mur, un Landreau brésilien.
    #JusticiaParaTopo. Juste avant le choc de cette 18e journée, Barcelonais et Madrilènes se sont réunis autour d'un même slogan – enfin, un hashtag – : #JusticiaParaTopo, en mémoire du journaliste (et correspondant de So Foot en Argentine) Topo Lopez.
    La Liga, comme la Bundesliga. Avec le Ballon d'or de Cristiano Ronaldo, le second consécutif, la Liga truste cette récompense depuis six ans. Une première depuis l'ère 1976-1981 et la domination teutonne.
    100 caviars de la Puce. En servant Luis Suárez pour la seconde réalisation barcelonaise, Lionel Messi a atteint la barre des 100 passes décisives en Liga. Depuis Luís Figo, personne n'avait fait mieux en Espagne. Cochon.
    Neymar, déjà mieux que l'an dernier. Auteur de l'ouverture du score au Camp Nou, Neymar a inscrit son 17e pion de la saison sous la liquette blaugrana (en 22 matchs). C'est déjà mieux que la saison dernière et ses 15 buts.
    1929, puis 2015. Eibar, formidable huitième de Liga, est en train de mettre fin à l'hégémonie basque de la Real et de l'Athletic. Depuis 1929, aucun autre fanion de la région n'avait réussi à terminer une phase aller devant les deux mastodontes.
    1260 minutes de sevrage pour Pepe. Catalogué comme joueur dangereux, plus que violent, Pepe en est pourtant à 1260 minutes sans prendre la moindre biscotte en Liga. Une statistique incroyable qui fait de lui le joueur de champ le plus correct d'Espagne. Un comble, ou une illustration de son changement.

    ⇒ Résultats et classement de Liga

    Par Robin Delorme, à Madrid
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    MESSI POUTOU Niveau : District
    [commentaire dans le pseudo]
    Slim Shady
    Pareil pour moi... ah bah nn merde
    Mimine ou pas ?

    C'est vrai que son immense talent pardonne tout.
    el peruano loco Niveau : Ligue 2
    Note : 1
    De ce match j'ai surtout retenu la petite séquence de Neymar avec Juanfran, Koke et Raúl Garcia... On va aussi au stade pour ça. Voir un mec mettre la misère à d'autres, trash talker provoquer comme une biatch et rester dans le secteur pour continuer cet intermède...
    Pour l'auteur : "la puta que ta pario" signifie : "la pute qui t'a mis au monde"
    Note : 1
    2002 = "Viva la madre que te pario"
    2015 = "La puta que te pario"
    Papy ronchon Niveau : District
    Ronaldo : Excusez moi, la douleur m'a fait dire des choses affreusement grossières que je ne pensais pas cela va sans dire.

    Bale : Oui je l'entendais bien ainsi.

    Ronaldo : Nan c'était dit sans méchanceté je ne connais même pas votre mère.
    el peruano loco Niveau : Ligue 2
    Note : 3
    Moi j'aime assez ces mots doux. C'est révélateur d'un état d'esprit teinté de nervosité toutes ces insultes ou disons le en plus soft expressions grossières qui traitent des mères.
    J'ai souvenir d'un Pep disant à Alexis de jouer plus avec sa tête que ses jambes avec un joyeux " la concha de tu madre"
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