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Messi à hauteur d'homme

Lionel Messi vient de passer à côté de trois rendez-vous. Malheureusement, ce sont trois rendez-vous qui coûtent une saison au Barça. Et le petit génie a peut-être même perdu un peu plus que ça, hier soir.

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Oui, elle trottera longtemps dans sa tête, cette 48ème minute. Parfois, la nuit, il entendra même le bruit sourd de la barre transversale résonner dans ses oreilles. Comme Luigi Di Biagio. Comme Asamoah Gyan. Car ce pénalty, envoyé avec force sur le montant, aurait certainement changé le cours de l’Histoire. Une histoire qui, ce matin, est drôlement triste pour Lionel Messi. Ce petit bonhomme aux allures d’extra-terrestre, qui enchante la planète football depuis son éclosion, est en train de connaître les jours les plus sombres de sa courte mais déjà brillante - et le mot reste faible - carrière. Ce qui semblerait commun pour n’importe quel autre joueur ne l’est pas pour lui. Oui : Messi vient de rater trois matches. Messi, aussi, est humain. On avait eu tendance à l’oublier.

Malheureusement, le "tripleballondor" a mal choisi ses matches. De fait, on ne parle pas là d’un pénalty raté contre le FC Séville en championnat. Mais des trois matches les plus importants de la saison. Au match aller contre Chelsea, Messi a tenté, mais a été pris par la tenaille londonienne. Lors du Clasico, il n’a pas pesé, contrairement aux précédents rendez-vous avec le Real Madrid, où il avait toujours été décisif, et c'est peu de le dire. Enfin, hier, Messi a flanché. Mentalement, surtout. Les occasions, il les a eues. Deux grosses en première période. Puis ce pénalty manqué. Et enfin, pour couronner la soirée noire, un tir détourné légèrement par Cech sur le poteau. Comme si la réussite, qui accompagnait le joueur le plus talentueux de la planète depuis des mois et des années, avait décidé de le laisser tomber au pire des moments. Comme un fidèle ami qui vous laisse tomber.

Un homme seul

Messi le sait : en trois jours, le Barça vient de tout perdre. Le championnat d’Espagne et la Ligue des Champions. Ironie, ce sont ses deux ennemis les plus revanchards qui les lui enlèvent, le Real Madrid et Chelsea. Mais Messi n’a pas seulement perdu deux trophées, lors des jours qui viennent de s’écouler. L’Argentin a, selon toute vraisemblance, perdu aussi le Ballon d’Or. « Son » Ballon d’Or, celui que l’on pensait qu’il allait remporter encore et encore pendant les dix années à venir. Mais à moins de marquer des doublés et des triplés à chaque match jusqu’au mois de décembre, le prochain va lui échapper. Car Messi ne gagnera rien en 2012, hormis peut-être une Coupe du Roi. Et on ne remporte pas le Ballon d’Or avec une simple Coupe du Roi. Cristiano Ronaldo peut en témoigner. Le Portugais, d’ailleurs, doit jubiler, au fond de lui. Il sait que le Précieux va peut-être lui revenir. Une probabilité qui deviendrait certitude si le Real allait au bout en Ligue des Champions (encore faut-il se qualifier ce mercredi soir, hein).

La Ligue des Champions, tiens. Celle que Messi rêvait de soulever une deuxième fois d’affilée, pour rejoindre au Panthéon le Milan de Sacchi, le Liverpool de Bob Paisley, l’Ajax de Kovacs ou encore le Bayern de Cramer. Mais après avoir mené le Barça au plus haut, Messi n’est pas parvenu à donner le coup d’accélérateur nécessaire pour entrer encore plus dans la légende. Bien entendu, cela n’enlèvera pas tout le reste. Cela n’enlèvera pas les cinq titres de Champion d’Espagne, les trois Ligues des Champions, les deux Coupes du Monde des clubs. Cela n’enlèvera pas non plus les 254 buts inscrits en 354 rencontres, car les records sont désormais inscrits et gravés. Mais force est de constater que, ce matin, Messi est seul. Seul et triste. Et le fait que tout le peuple catalan ne lui en voudra jamais n’atténuera pas cette peine.

Des records et des prouesses


Elimination ou non, pénalty raté ou non, Messi reste Messi. La logique voudrait que, dès le prochain match, ce week-end face au Rayo Vallecano, il se remette à marquer. Comme il l’a toujours fait après les quelques moments de doute déjà vécus. D’ailleurs, les statistiques assurent que la dernière fois que Messi n’a pas marqué pendant quatre matches de suite (là, il en est à trois), c’était en toute fin de saison dernière, alors que le Barça était déjà assuré du sacre national. Et le numéro 10 avait brisé la glace en scorant en finale de Ligue des Champions contre Manchester United. Sauf que là, il n’y aura pas de finale pour lui permettre de s’en remettre psychologiquement. Enfin, si. Il y a bien cette finale de Coupe du Roi, à disputer le 25 mai prochain contre l’Athletic Bilbao. Mais après cela, Messi partira en vacances. Pendant que la plupart de ses coéquipiers iront disputer l’Euro, lui s’isolera, et réfléchira très certainement à ces trois matches ratés qui ont coûté la saison au FC Barcelone.

Après, deux possibilités. Soit il reviendra plus fort (bah ouais, ce qui ne tue pas rend plus fort, c’est bien connu), soit il connaîtra une période de doute(s), qui ne serait que le contrecoup presque logique de tout ce qu’il a effectué de grand et de magique au cours des quatre saisons qui viennent de s’écouler. Quatre saisons de records (201 buts en 214 matches depuis le début de la saison 2008-09, la folie), de victoires et de prouesses, qui l’ont consacré comme meilleur joueur du monde. Un meilleur joueur du monde qui a toutefois fait mentir, hier soir, tous ceux qui disaient que le Barça pouvait gagner même sans lui. Non. Le Barça a besoin de son meilleur Messi pour triompher, c’est officiel. Trop décisif, trop fort, trop tout. Or, plus on est trop, plus on est attendu. Et plus on suggère l’exigence et l’excellence. Même lorsque l’on est « juste » un bonhomme de 24 ans.

Eric Maggiori
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