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  2. // 26e journée

Mercredi, c'est Premier League

Oubliez Lens-Marseille ou Bordeaux-Monaco en Coupe de France ; mercredi, c'est de l'autre côté du Channel que ça se passe. Au menu : Arsenal-Liverpool, Aston Villa-MU et un Everton-Chelsea qui va bien. Sérieux, vous hésitez encore ?

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Pour ceux qui ont nocé tout le week-end, on va la faire courte : Arsenal a perdu le championnat en s'inclinant (0-2) face au Chelsea de Didier Drogba, nommé bourreau en chef des Gunners depuis son arrivée en Angleterre (12 matches, 12 buts, les bons comptes font les bons amis). Sortie des coupes nationales, la bande à Wenger aurait pu finir en roue libre en Premier League pour mieux se concentrer sur la Ligue des champions (huitième de finale coton face à Porto), le dernier espoir de titre. Mais non ! Car derrière, ça revient fort. Et voilà que se poserait presque la question, saugrenue il y a quinze jours : et si Arsenal finissait par chuter du podium ?

Liverpool n'a pas Drogba ou Rooney

Il y a deux semaines, les Londoniens possédaient onze points d'avance sur Liverpool et le seul objectif réaliste des Reds semblait être la bataille pour la quatrième place. C'est toujours la cible principale du club de la Mersey mais les deux sévères défaites d'Arsenal conjuguées à deux succès de Liverpool ont ramené l'escouade de Rafael Benitez à une poignée de points des Canonniers. En clair, même en ayant eu 2 en maths au bac, le calcul est simple : en cas de succès à l'Emirates Stadium, Liverpool reviendrait à deux petites unités des Arsènaux et leur troisième place à laquelle Benitez continue de rêver. Bon, si mathématiquement il y a incontestablement une convergence entre les deux parents pauvres traditionnels du Big Four, l'affaire reste assez circonstancielle. Car Arsenal n'a cédé que face aux deux cadors quasi intouchables, deux défaites somme toute logiques.

Certes Liverpool a su faire le job pour en profiter mais en proposant, ne nous leurrons pas, des prestations souvent dégueulasses. C'est d'ailleurs tout le paradoxe et tout le mérite des partenaires de Gerrard d'avoir été capables d'aligner une bonne série (7 matches sans défaite dont 5 succès) dans la période peut-être la plus mesquine du club ces dernières années en terme de qualité de jeu. Suffisant pour aller battre Arsenal, ce qu'il n'a plus fait à l'extérieur depuis dix ans ? Une vraie grosse cote d'autant qu'avec Fernando Torres à l'infirmerie, Liverpool ne possède pas de Rooney ou de Drogba si prompts à transformer les défenseurs d'Arsenal en filles de joies.

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Chelsea et MU vont souffrir

Puisqu'on parle de Drogba, on préfère prévenir Chelsea : le déplacement chez Everton s'annonce super tendu. Les Toffees ont beau ne pointer qu'au neuvième rang du championnat, ils sont une des équipes en forme du moment. C'est simple, avant leur défaite à Anfield samedi, Everton restait sur une série de dix matches sans défaite en Premier League depuis leur revers fin novembre face à... Liverpool ! Mais surtout, contrairement aux gentils Arsènaux, les hommes de David Moyes opèrent plutôt sur le mode viril et tous ceux qui ont assisté au combat de rue face aux Reds peuvent en témoigner : les Blues vont, au minimum, prendre des coups. Heureusement pour le leader, Everton devra composer avec la suspension de Steven Pienaar, soit le Toffee le plus créatif. A moins que ce ne soit pas une si bonne nouvelle pour Chelsea car cela peut aussi signifier qu'Everton jouera encore moins au ballon que d'habitude et encore plus rude qu'à l'accoutumée : oh, putain !

Manchester United, lui, ne devrait pas avoir ce genre de souci mais personne ne peut dire qu'il gagne au change. Aston Villa n'est, il est vrai, pas du tout du genre brutal comme Everton mais le club de Birmingham est peut-être, derrière le trio de tête, l'équipe du royaume qui joue le mieux au ballon ou, du moins, qui affiche le jeu collectif le plus cohérent. C'est vrai, actuellement les Villans ne sont pas stratosphériques (un seul succès depuis le Nouvel An) mais ils restent extrêmement difficiles à bouger, témoin cette stat assez bluffante : en 2010, Villa, meilleure défense d'Angleterre, n'a toujours pas encaissé le moindre but. Une perf pas du tout au rabais hein puisque Arsenal et Tottenham s'y sont essayés. Mais cette fois, c'est l'homme du moment, l'infernal Wayne Rooney, qui débarque à Villa Park. Ceci étant, si Brad Friedel et ses potes n'ont pas encore eu à relever pareil défi jusqu'ici, la remarque vaut tout autant pour le Mancunien qui s'est gavé face à des défenses en carton, celle d'Arsenal compris. En clair, le pronostic est bien plus ardu qu'il n'y paraît. L'heure de se rappeler qu'à l'aller, à Old Trafford, Rooney était resté muet. Et MU avait perdu...

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