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«Le football n’a aucun secret, il faut juste savoir réfléchir» Valeri Lobanovski (footballeur soviétique)
CM 2010 - Barrages - Eire/France (0-1)

Merci Nico !

AS Saint Etienne   Equipe de France   Lassana Diarra   Thierry Henry  

14 novembre 2009
Quelques frayeurs bien méritées, mais l’essentiel est fait. La France l’a emporté à Dublin, et possède maintenant un but d’avance très précieux avant le barrage retour, mercredi, à St-Denis. Ballotage favorable.

Il n’y a aucune surprise dans le onze français qui va débuter ce soir (21h00) à Croke Park face à l’Irlande. Aucune surprise par rapport à ce qui était écrit. Lloris a bien été préféré à Mandanda, Alou Diarra remplace Jérémy Toulalan, Gignac est en pointe, Anelka à sa droite et Henry à sa gauche dans un 4-2-3-1 où Gourcuff assure le rôle de meneur de jeu. Sur le banc : Mandanda, Escudé, Govou, Benzema, Mou. Sissoko, Malouda et Squillaci. Le sélectionneur français a choisi de commencer avec trois véritables attaquants, à l’extérieur, c’est à signaler. Reste qu’avant la tactique, ce qui frappe, c’est le nouveau maillot de l’Edf. D’une saleté innommable. On dirait le pyjama de Spiderman. Qui a eu l’idée de ces bandes noires ? Quand elles se rejoignent dans le dos, on ne sait même plus quoi dire. Définitivement, l’horreur n’a pas de nom, mais on sait maintenant à quoi elle ressemble.

D’entrée de jeu, le ton est donné : longs ballons devant et tacles à la récupération, les Irlandais vont y aller de bon cœur. En face, la première attaque française donne également le ton. Le tempo est plus lent, le jeu un peu arrêté, l’action confuse, mal embarquée, et se finit comme elle avait commencé, sur un cafouillage et une perte de balle. L’enfer était promis aux Bleus, ils semblent s’y faire. Les Diarra’s gagnent leurs duels et coupent les ponts au milieu du terrain. Le match s’annonce tendu, équilibré, un peu chiant, et se jouera sur un détail, une erreur, ou ne se jouera pas.

L’Irlande préfère le jeu aérien, la France cherche à conserver le ballon au sol. L’Irlande ne s’en accommode pas si mal : le Trap’ a appris à cette équipe à avoir le contrôle des opérations avec le ballon. Organisée en 442, avec Keane qui tourne autour de la pointe, les scouts du Gio font tourner, perdent la balle, se battent au pressing et dessinent deux lignes de quatre pour faire rempart. Soudain, Dédé Gignac part seul au but, place un beau petit lob, mais était hors-jeu.

Chose assez surprenante dans ce début de partie, Lassana Diarra perd tous ses ballons. A côté de lui, Alou passe pour un bon relanceur. Vingt minutes de jeu, on ne s’est toujours pas remis de la laideur du maillot bleu. Et la rencontre n’est pas très belle non plus : aucune occasion franche, les deux équipes se jaugent. Le match peut se résumer très facilement : la France est composée de bien meilleurs joueurs, l’ensemble qu’elle compose ne parvient pas à prendre le dessus sur les Irlandais. Ces derniers, opérant en contre ou jeu direct, sont même plus dangereux. La preuve : si Lawrence avait choisi de cadrer plutôt que de se précipiter, la France serait menée au score. Temps fort irlandais. Nouvelle tentative de Whelan, son ballon n’est pas assez enroulé. Le marquage de William Gallas était un peu lâche sur ce coup, une erreur grave mais sans conséquence. Le temps qui passe est en faveur de l’Equipe de France.

Il y a des espaces dans le dos des latéraux français, les Irlandais l’ont bien remarqué, mais ne peuvent vraiment en profiter. La France traverse une mauvaise passe, Anelka est obligé de descendre au niveau des Diarra pour créer un peu de jeu : l’organisation choisie par son sélectionneur n’est pas naturelle.

Anelka et Henry sont trop excentrés par rapport à leur zone de prédilection. Si c’était pour avoir des ailiers, autant faire jouer Govou à droite et Malouda à gauche, Henry en pointe, user l’adversaire avant de faire entrer Anelka, Benzema et/ou Gignac. En titularisant Nico et Titi, le sélectionneur des Bleus a choisi les meilleurs joueurs, mais ne sait manifestement pas quoi en faire. Pourtant, il suffit de constater le manque de volume de jeu de Gourcuff, transparent ce soir, pour être gentil : le meneur de jeu est trop isolé. Il serait meilleur avec deux attaquants, ou en tout cas plus de joueurs devant lui. Pour cela, il faudrait le faire redescendre d’un cran et le solliciter plus bas, afin de créer du jeu dès le camp français (un peu comme un ouvreur à la Pirlo) ? En plus, cela permettrait à Anelka et Henry d’évoluer plus près de l’axe, tous deux en neuf et demi derrière un pivot. Problème, Gourcuff peut être décisif dans les 30 derniers mètres et il serait dommage de se priver de cet argument…

Mi-temps.

Les Bleus espèrent que la pause a coupé le bon élan irlandais. Raté. Sur la première offensive adverse, on retrouve le même problème côté français : les latéraux, Evra et Sagna, s’engagent trop haut. Du coup, Gallas et Abidal sont obligés de s’écarter pour les couvrir, laissant un espace axial dans lequel Robbie Keane peut s’engouffrer. Mais il est hors-jeu, ça va pour cette fois. Les Irlandais repartent, obtiennent un corner et sèment doutes et troubles dans la surface française. Lassana Diarra est obligé de calmer tout le monde –sa frappe de loin fait passer un frisson dans le stade– pour que le match s’équilibre à nouveau. Comme on pouvait s’y attendre, puisqu’elles se retrouvent en barrage, la différence entre les deux équipes est minime.

Alors Lassana monte d’un cran pour donner plus de liant au jeu des siens. Il fait bien, il va être à l’origine du but français. Avancé, il trouve Gourcuff plein axe, qui remet immédiatement à Nicolas Anelka, placé à l’entrée de la surface légèrement à droite. Frappe contrée, but. Le sélectionneur français est soulagé. Le but du meilleur joueur français actuel est on ne peut plus précieux. La France se rapproche de l’Afrique du Sud.

Juste récompense d’une seconde mi-temps de meilleure qualité côté français. Maintenant, il s’agit de tenir. Les Irlandais sortent davantage, les espaces se font plus nombreux, les occasions aussi, logiquement. Gignac rate une balle de break, les Verts celle de l’égalisation, gracieusement offerte par Eric Abidal. La France fait ce qu’elle a à faire, c’est à dire tenir. Tant bien que mal, tenir. Dernière grosse frayeur sur une touche irlandaise, pour la forme, puis retentit le coup de sifflet final. La France a tenu. Un but d’avance, en attendant le coup d’envoi du match retour, qui ne pouvait pas beaucoup mieux s’annoncer.

Simon Capelli-Welter




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Litmanen   15 novembre 2009 00:00
Oh ouuuuuui merci Nico, mais j'aurai préféré te voir plus haut, décrocher seulement de temps en temps, et faire ce que tu sais si bien faire, nous mettre une demi molle avec tes prises de balles. "On va pas faire la fine bouche",Titi, mais ce système sert juste à cuire, à point et pour rien, Gourcuff. Simon, je pense au contraire qu'il aurait fallu que Yo soit plus haut et plus près de "l'arnaque",Pécot, Gignac. Lass fait si bien ce rôle d'ouvreur à la Pirlo, enfin on se comprend. Ou alors, on fait sauter A.Diarra, parce que Alou il a beau faire 1,90 il n'a pas pris un ballon de la tête, enfin on se comprend, et ça nous permet de voir Karim, nous mettre également le barreau (il me manque Karim).

supercolino   15 novembre 2009 00:13
...vous les avez un peu oubliées. Lloris a fait au moins 2 arrêts super décisifs. Selon moi, il est ancré en bleu pour au moins quelques matchs.

Quant à Gignac, il a manqué de sérieux dans la finiton ce soir. Il a quand même frappé la balle... en touche, alors que le gardien mangeait le gazon.

M'enfin, 0-1 et Nico qui gère, c'est ce qu'on retiendra. Allez les bleus (+1 pour le maillot tout pas beau).

barzou   15 novembre 2009 13:37
Hier soir, fringuée comme l'était l'équipe de France, elle ne pouvait que gagner. Si ils étaient dans les tribunes, Spiderman et Batman ont dû apprécier. Nos bleus ressemblaient à de véritables super héros moulés. Seul Raymond Domenech, peut-être pour tempérer le fantastique effet de cette tenue, portait son k-way SFR de distributeur de prospectus à la gare Saint-Lazare. Notre entraîneur national sait rester modeste. Il s ait aussi que rien n'est gagné avant le coup d'envoi. Enfin, quand même, avec ces costumes, l'équipe de France dégageait beaucoup d'assurance (Pour le match retour, sera-t-elle équipée de gadgets, genre lames de rasoir volantes, crève-crampons, arrache-shorts - on attend avec impatience ! Et si elle se qualifie pour la coupe du monde, les joueurs porteront-ils des masques ?). Bien sûr, il y a eu des moments de flottement – un Irlandais a frappé hors cadre alors que le but était vide. Mais Gignac a fait pareil, montrant que la France avait du répondant. Il y a bien eu un corner chaud, chaud, chaud mais au fond pas plus que ça. La France a maîtrisé en se permettant même certains foirages. Des passes ratées, des dribbles inutiles, des tirs approximatifs. Une « Abidal » a même eu lieu à la 83ème minute. Rappelons pour les non initiés qu'une « Abidal » est une passe donnée à l'adversaire par le joueur du même nom alors qu'il est dernier défenseur (ou presque) et qui débouche en général sur un but (il est arrivé qu'après le but, les joueurs adverses congratulent Abidal comme s'il appartenait à leur équipe). Lors de ce match, l'« Abidal » ne s'est pas complètement réalisée puisque Lloris a stoppé le tir Irlandais de l'arcade sourcilière (enfin un gardien de but qui sait utiliser son corps !). Signe suprême que l'équipe de France survolait la rencontre (tiens, à quand les mini-capes ?). Bref, si l'Equipe de France conserve la même attitude au match retour (en ajoutant les bottines), elle a toutes les chances de se qualifier. Le but dévié de super Nico la place en tout cas dans une position très favorable. A moins que d'ici là les Irlandais ne découvrent un gisement de kriptonite.

Roazhon 1901   15 novembre 2009 15:44
Le maillot de l'équipe de France est vraiment HORRIBLE ! Les trais noires dans le dos style bretelles des années 70 sont immondes. Sans ces dernières le maillot serait pas trop mal. Vivement que Nike arrive car Addidas semble au bout du rouleau. Sinon bon résultat pour la france avec une mention spéciale pour Anelka, Lloris et Lass Diarra.

so-lisandro   15 novembre 2009 18:58
bravo barzou, tu m'as bien fait rire

madbat   16 novembre 2009 17:58
"l'enfer c'est ...nous" les hommes verts avaient promis l'enfer ,mais pour moi si on ne se qualifie pas l'enfer ça ne peut être que nous vu la médiocrité des Irlandais ; si on ne va pas en Afsud c'est que vraiment on est plus que mauvais !!! c'est vrai que Ray avec sa parka- k-way ça ressemble aux portes de l'enferet que nos maillots ressemblent à un déguisement des tortues Ninjas avec un petit sac à dos accroché au cas ou... à part ça les 3 occases des verts ; 2 beaux ratés et 1 corner négocié comme une équipe de PH , mais rappelons nus ce qu'avait dit Ray "ça ne se travaille pas comme situation " à défaut on peut expliquer 2/3 bases ...chacun son gars , sauter ... les joueurs : Lloris il arrive meme à prévoir les boulettes des défenseurs , il anticipe les oublis et de A. Diarra (cette supercherie du football !!) et Gallas sur le coup de Keane Abidal c'est le nouveau Marius Trésor , Mr je met la balle en touche tout fier le buste bien droit ; rien à dire ; mais comme Marius pas de relance et sa boulette ; toujours sa boulette... et Diarra , enfin pas le Diarra , l'autre, Alou,le mauvais qui au bout de 5 minutes pour sa 1 ere intervention fait faute à 30 mètres excentré ; heuresement l'arbitre n'a pas bronché ; après c'est je me planque pour ne pas bouletter , "heu je fais quoi avec la balle ??? elle saute partout ..." pieds en bois ,beaux ratés de la tête et quand il prend le dessus de la tête c'est pour la rendre direct à l'adversaire , je sais le stade est un stade plus de rugby... et Gignac ??? je préfère me taire !! il court pour le reste ... avec un bon coaching Benz rentre pour 30 minutes à la fin, il en plante au moins 1 voir 2 vu la défense toute fatiguée ; à trainer avec Raul et Ruud on devient un peu tueur.

Si mercredi ça tourne mal Ray pourra toujours dire qu"il n'a pas été soutenu si on gagne il dira " vous voyez, je vous l'avez dit.." pourvu qu'il se prenne pour Diego en conf de presse ...

domenech   16 novembre 2009 22:22
Salut, Anelka a beaucoup d'organiser le jeu français pour palier nos carences dans l'organisation même si respecter sa position et un équilibre est essentiel. Bon, les irlandais nous ont mis des bâtons dans les roux, mais ca devrait passer pour mercredi Au fait, je vous conseille le blog suivant, c'est top, surtout les équipes improbables, c'est un peu dans l'esprit de notre So Foot. Prenez le avec vous , c'est très bon http://blogdefootkarim.unblog.fr/

filho   18 novembre 2009 15:21
Le jeu des 5 horreurs : Anelka qui joue milieu de terrain... mais pour marquer il faut etre devant. Le maillot Spiderman de l'équipe de france... Henry qui tire tous les coups de pied arrétés... Domenech... Les merveilleux cadeaux d'Abidal...