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Merci gros !

Cette fois, Wayne Rooney va bien quitter Manchester United et retrouver Everton, où il vient de signer pour deux ans. Quelle que soit la suite, une page se tourne. Une de plus. Certaines sont simplement plus dures que d'autres à arracher.

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Wayne Rooney n’a jamais aimé le silence. Au fond, on aurait aimé, nous aussi, que cette histoire se termine dans le bordel. On aurait aimé voir ces vieux, ces gosses, ces légendes, ces touristes, ces habitués, ces inconnus, ces hommes, ces femmes, essuyer avec pudeur cette larme qu’on ne contrôle pas toujours au moment de se dire au revoir. On aurait aimé se retrouver, par exemple, le 21 mai dernier, à Old Trafford, pour le célébrer comme il le mérite, lui offrir son tour d’honneur, des ovations, quelques derniers chants. Et peu importe si cela aurait découpé les adieux de John Terry. On aurait aimé que tout cela arrive plus tard, mais on aurait surtout aimé que cela se passe différemment. On aurait aimé, pourquoi pas, que de simples amoureux du foot se joignent à nous pour capter ces derniers instants, ces dernières foulées. Qu’ils soient de Londres, de Liverpool, de Rome ou même de Coulanges-lès-Nevers. Peut-être que c’est ce que l’on aurait voulu parce que c’est ce qu’ont eu Steven Gerrard, Francesco Totti, John Terry, Didier Drogba, Frank Lampard, Paul Scholes, Ryan Giggs et les autres. Mais toi, Wayne, tu ne serais donc que Rooney. Alors, on boucle treize piges d’histoire commune, plus de 550 matchs, 253 buts, cinq championnats d’Angleterre, une C1, une C3 et quelques autres breloques, de cette façon ? Par un simple communiqué, sans sentiment, qui parle de toi comme d’un argument pour faire plier des négociations avec ton club d’enfance pour faire venir un gosse de vingt-quatre ans ? Pire, la majorité des supporters de Manchester United serait même soulagée : ouf, cette fois, le boulet est parti se terminer ailleurs ! Ce serait trop simple.

Simplement Wayne Rooney


Ce serait surtout oublier qui tu as été, ce que tu as donné, ce que tu as représenté depuis ce jour de 2004 où Sir Alex Ferguson avait rêvé à haute voix, expliquant que tu pourrais « passer toute [ta] carrière au club » . Non, voir Wayne Rooney partir ne peut être considéré comme un soulagement, mais plutôt comme un moment pour ne pas oublier, simplement. Peut-être car il faut se rappeler qu’au milieu des années 2000, les observateurs affirmaient tous que trois joueurs avaient le potentiel pour devenir les meilleurs joueurs du monde : Cristiano Ronaldo, Lionel Messi et, donc, Wayne Rooney. On sait aujourd’hui que chacun est devenu meilleur buteur de l’histoire de son club et que Rooney, lui, est le seul qui nous fait nous sentir humain. Quoi de plus beau que de voir un fils d’ouvrier, dingue de boxe, avec des oreilles décollées, avec une grande gueule, une hygiène de vie sans limite, des scandales, un ventre normalement trop lourd pour le haut niveau, devenir meilleur buteur de l’histoire de son pays et de Manchester United ? Pas grand-chose. Alors, il faut se sentir heureux parce que Rooney, c’était aussi ce mec qui parvenait à nous ramener à nos passions primaires dans un championnat qui n’a plus rien à faire des bons sentiments, même s’il a eu, un temps, un appétit prononcé pour les gros salaires. On le déteste, on l’adore, mais on le respecte parce que, comme Raúl, comme Totti, Wayne Rooney, c’est le temps qui passe.

Surtout Wayne Rooney


C’est surtout l’histoire d’une carrière qui aura certainement explosé trop tôt, soit juste avant ses dix-huit ans, et qui l’aura finalement rattrapé une fois la trentaine passée. Sur un terrain, et ce depuis quatre bonnes saisons, Wayne Rooney ne fait plus son âge et est devenu un homme sans poste, que Louis van Gaal a refilé à José Mourinho, sans que l’un ne trouve plus de solutions que l’autre. S’il ne faut pas être soulagé de son départ, il faut le comprendre. Alors, cela aurait pu être la Chine, la MLS, mais ce sera plutôt Everton. Tout simplement car s’arrêter à 31 ans aurait été un échec et qu’il y a un ticket pour la Russie à aller chercher pour l’été prochain. Everton, ce sera donc la dernière danse avant l’exotisme. Un retour où tout a commencé, où tu seras regardé avec bienveillance malgré les kilos en trop que tu as laissé voir à Mykonos il y a quelques jours. Le bleu de la Mersey, où tu continueras à jouer au haut niveau avec un peu d’Europe, même si le club que tu as quitté il y a treize ans est en train de s’armer pour définitivement faire chier les gros et qu’il te faudra t'y (re)faire une place. Goodison Park, un stade où tout ça se finira probablement dans les larmes, car tu ne retrouveras jamais ton vrai niveau, mais où on ne pourra pas totalement t’oublier, non plus. En attendant, c’est bien le silence qui t’est offert. Comme si tu n’étais simplement que Wayne Rooney. En réalité, tu étais surtout Wayne Rooney. Merci, gros.




Par Maxime Brigand
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