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  2. // GR.A
  3. // Bayern/Naples (3-2)

Merci Gomez

Une fois de plus, Mario Gomez a tenu à montrer à l’Europe qu’il est actionnaire majoritaire dans les buts du Bayern. Un Bayern qui s’impose 3-2 face à une équipe de Naples qui aura montré deux visages: à la ramasse en première mi-temps, guerrier lors de la seconde. Les Bavarois sont passés à côté de la catastrophe, mais au final, ils s’en tirent bien, dans leur stade qui, il ne faut pas l’oublier, porte le nom d’une célèbre agence d’assurances.

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Bayern Munich / Naples: 3-2

Buteurs: Gomez (17è, 23è, 42è) pour les Bavarois; Fernandez (45è, 79è) pour les Napolitains

L’objectif était clair pour le Bayern: il ne fallait pas seulement battre Naples pour se qualifier pour les huitièmes, mais gagner avec la manière. Autrement dit, écraser l’adversaire, ne pas lui laisser une seule chance de pouvoir s’en tirer. C’est peut-être pour cette raison que Luiz Gustavo est aligné d’entrée à la place de Tymoshchuk. Le ballon doit vivre. Paolo Cannavaro, capitaine et leader de la défense napolitaine, étant aux abonnés absents (pour cumul de cartons), ceci donne un argument de plus aux tortionnaires bavarois de faire de Naples leur nouvelle victime.

Dès le début du match, le Bayern prend le contrôle du ballon, le fait beaucoup tourner, des passes latérales à répétition, des changements d’aile, ça va vers l’avant, vers l’arrière, à gauche, à droite… Et quand ils perdent la balle, les Bavarois pressent haut: pour preuve, la charnière Van Buyten-Badstuber se situe au niveau de la ligne médiane. Tout ceci n’est pas sans rappeler un certain club catalan. Sûrement la faute de Franck Ribéry: depuis qu’il a déclaré qu’il pourrait atteindre le niveau de Messi, toute l’équipe se sent obligée de copier ce qui se passe au sud de la Costa Brava.

Danke Bitte

Faire tourner la balle, c’est rigolo, donner deux-trois occasions aux invités du soir, c’est cool aussi, mais à un moment, faut aller en mettre un. Le quart d’heure de jeu passé, Mario Gomez reçoit un ballon au niveau du point de pénalty, envoie un défenseur napolitain voir s’il y est là-bas et trompe tranquillement Morgan De Sanctis: Eins-Null, « Danke » dit le speaker, « Bitte » dit le public, balle au centre (17è). Le Bayern enclenche le mode Hitman, avec pour seul but d’annihiler tout ce qui risquerait d’entraver son objectif final, à savoir la finale à la maison. Six minutes plus tard, Kroos délivre un amour de passe dans le dos de la défense, Super Mario, qui a mangé une étoile, est évidemment là, et pousse le cuir au fond. Zwei-Null, etc (23è).

Comme Gomez est en avance sur son programme, il se permet de rater une mini-occasion (25è), en taclant la balle n’importe comment. Comme Ribéry n'a rien à faire, il décide de frapper au but (30è), tout comme Boateng en fin de première période. Clairement, le Bayern est meilleur physiquement, tactiquement, techniquement. Dans ce cas, il reste un mystère à élucider: pourquoi est-ce que c’est Badstuber qui tire les corners ? Luiz Gustavo, gaucher lui aussi, n’est-il pas capable de faire mieux que le défenseur central ? Ce genre de questions qui empêchent de dormir la nuit, Mario Gomez ne se les pose sûrement pas. Lui et ses potes sont tellement en confiance qu’ils prennent la confiance: non contents de squatter la partie de la propriété des Italiens, les Bavarois se posent dans les seize mètres napolitains comme on prend d’assaut un bar: Ribéry distribue les billets à droite à gauche, Kroos, plein d’énergie, se commande à boire, De Sanctis lui met une crampe, mais Gomez saute derrière le bar pour sabrer le champagne: Drei-Null (42è). C’est la fête complète pour le Bayern. Toutefois, en marquant de la tête sur coup franc, Fernandez rappelle à Gomez et compagnie qu’ils n’ont pas payé toutes leurs consos (45è).

Naples la schizo

Au retour des vestiaires, les hommes de Mazzari essayent d’exister, mais n’y arrivent pas. Pour se venger, les Italiens décident de supprimer l’un des hommes les plus dangereux du Bayern. Schweinsteiger est éliminé dans des circonstances douteuses, une sombre histoire d’épaule. Le Napoli croit avoir réussi son coup, mais l’entrée de Tymoshchuk ne change rien au jeu du Bayern. Furieux d’avoir foiré leur coup, certains membres de l’organisation napolitaine pètent un câble. Zuniga prend deux jaunes en deux minutes, et va prendre sa douche tout seul (70è). Naples, la nuit. Mais dans sa collecte de données, Jupp Heynckes et son staff ont oublié une donnée importante : Naples, c’est la folie, la schizophrénie, capable de tout, et surtout du n’importe quoi, et ça paye. Cavani est plus malin que Badstuber, se laisse tomber, le tireur de corners est averti pour la deuxième fois, et s’en va tailler une bavette avec Zuniga (77è). Naples, le jour.

Comme tout le monde dans le Sud de l’Italie le sait, c’est dans les vieilles casseroles que la Mamma fait les meilleures sauces. Inler trouve la tête de Fernandez, qui a compris comment faire avec Van Buyten, et trompe Neuer pour la seconde fois (79è). La fin de rencontre est âpre, les deux équipes poussent n’importe comment, et Gomez inscrit presque son quatrième but de la soirée sur une frappe horrible de son camp, après que De Sanctis est monté sur un ultime corner, mais le portier italien dégage in extremis. Après avoir bouffé du Napolitain toute la première période, le Bayern a frôlé l’indigestion. Les gâteaux, c’est rigolo, mais quand le plat de résistance arrivera, il faudra se montrer un peu plus sérieux.


Par Ali Farhat
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Hank_Scorpio Niveau : DHR
Très bon match de foot!

Le Bayern va vraiment vite devant, personnellement je ne pense pas que le Ribéry de l'edf soit le même que celui du Bayern, impossible.

Gomez tueur dans l'âme, son premier but est assez joli, ça change des frappes repoussées par le gardien qu'il reprend derrière (même si il en met un comme ça).
Akumu Nigiyaka Niveau : District
Étant un fan du Bayern, j'ai bien ri derrière mon écran en lisant cet article...
Bien plus que devant ma télé en regardant le match, Naples mérite de gagner une place parmi les pires anti-jeu du moment...
Entre la destruction gratuite de Schweini et le carton rouge totalement illogique de Badstuber ...
Mais le Bayern n'a vraiment pas du tout joué de la même manière sans Schweini et c'est là que je vous corrige, parce qu’à partir du moment ou Legolas est entré en jeu, le rouleau compresseur Bavarois c'est stoppé net !
clemölösö Niveau : DHR
pourtant, schweini et sa cuisse douloureuse semblait même pas particulièrement efficace en première mi-temps.

Autant j'ai vraiment bien aimé le résumé de la première, autant j'ai pas les mêmes impressions sur la deuxième. 20 minutes relativement chiantes ou personne n'essayait vraiment, puis après le carton de Zuniga un Napoli insupportable hachant le jeu et tombant à la moindre opportunité jusqu'à équilibrer les équipes et planter le second. Les dix dernières minutes étant particulièrements lourdes, avec un Bayern naïf se contentant essentiellement de faire tourner alors que le Napoli poussait comme un diable. Le Napoli ne méritait pas de points, mais sur la fin ça sentait le 3-3.

Enfin, la dernière action, comment ça horrible? C'était juste magique, et a permit de rattraper toute une seconde mi-temps ^^
Alors Schweinsteiger est bien le chef d'orchestre du Bayern, dès l'instant où il sait blessé le jeu n'était plus le même et je pense même que les bavarois ont pris peur de cette blessure et perdu un peu confiance.

Sinon le deuxième but ce n'est pas Van Buyten qui est fautif, mais Gustavo qui ne suit pas son homme(d'ailleurs à la fin du match on a pu voir Van Buyten engueuler Gustavo...).

Cela dit Naples n'a pas fait grand chose... et c'est une équipe qui truque beaucoup... maintenant j'espère qu'ils vont sortir Man City, il le mérite je pense.
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