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Mendy-Marçal, la nouvelle gauche rhodanienne

En recrutant Ferland Mendy et Fernando Marçal, deux latéraux au profil similaire, l’Olympique lyonnais a totalement redessiné son couloir. Reste maintenant à gérer les temps de jeu de ces potentiels titulaires.

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Lors des dernières élections législatives, aucune des quatre circonscriptions lyonnaises n’a vu gagner un candidat de gauche. Même topo durant les présidentielles. Est-ce à dire que la ville boude ce côté ? Pas sur le plan football, en tout cas. Si on regarde l’effectif actuel de l’Olympique lyonnais, on compte quatre défenseurs de cette aile. En effet, Fernando Marçal et Ferland Mendy sont récemment venus se greffer à Jérémy Morel et Maciej Rybus, anciens du groupe. Ce qui signifie que pour le moment, les latéraux cités sont au nombre de quatre... pour un seul poste. Relativisons cependant les choses : même si l’OL a déjà bien bossé concernant ses arrivées, le mercato estival n’en est qu’à ses balbutiements et il n’y aurait rien d’étonnant à voir Rybus quitter le club un an après avoir débarqué (Russie ? Italie ? Pologne ? Angleterre et Hull City ?). Quant à Morel, il devrait définitivement se repositionner dans l’axe. Reste que les dirigeants rhodaniens, absolument pas convaincus par leur couloir ces dernières années, ont décidé de mettre le paquet dans ce secteur de jeu. 4,5 millions pour Marçal, six millions bonus compris pour Mendy : voilà les sommes dépensées et les noms choisis pour retrouver une gauche forte.


Âgé de 28 ans, le premier sort d’une grosse saison avec Guingamp (31 titularisations en Ligue 1, sept passes décisives). Très porté vers le but adverse, l’ancien de Benfica (avec qui il n’est jamais apparu en professionnel) s’est tout de suite imposé en Bretagne, qu’il a découverte l’été passé en prêt. Pour lui, l’objectif est clair : le championnat français doit devenir sa chose et le reconnaître comme l’un des trois meilleurs arrières gauches du pays, s’installer chez les Gones étant le meilleur moyen de remplir ses missions. «  L’OL a une belle image au Brésil et dans le monde. Je suis très content de revêtir ce maillot, a ainsi déclaré lors de sa présentation celui qui a signé pour quatre années. Les meilleurs latéraux du monde sont brésiliens. Je m’inspire de Dani Alves et Marcelo, des joueurs agressifs défensivement et offensivement. Il est important de bien défendre. J’ai une bonne formation et je veux toujours essayer d’aider mon équipe en allant vers l’avant. Si j’en ai la chance, je serai très heureux de jouer avec la sélection du Brésil. J’espère que Lyon pourra m’aider à réaliser ce rêve. »

Mendy, le rival modèle


Oui, mais voilà : Ferland Mendy vient de pointer le bout de son nez et s’annonce comme un véritable concurrent. Plus jeune (22 printemps), moins expérimenté (zéro match dans l’élite) et aussi offensif (cinq assists et deux buts en 2016-2017), l’ex-Havrais est considéré comme une valeur sûre à l’échelon inférieur. Et il semble destiné à aller très haut. « C’est un garçon très respectueux, qui se met tout de suite au diapason de son équipe, relève Cyril Cabrera, qui a été son entraîneur U17 au FC Mantois, où Mendy a passé une année en 2012-2013. Il est doté d’un charisme fou et d’un mental à toute épreuve. J’en ai vu des joueurs passer, mais des comme ça... Ça ne trompe pas, on sait qu’ils vont aller loin.  » D’autant que le bonhomme paraît se comporter aussi bien qu’il joue. Après avoir dit oui à Lyon, et malgré d’autres sollicitations, Ferland n’a pas bougé une oreille. « Depuis le début je parle avec l’OL, et même si Paris était venu se renseigner, j’avais déjà donné mon accord à Lyon. Je n’aurais pas changé d’avis  » , a indiqué le principal concerné en conférence de presse, comme pour prouver que la fidélité d’une parole existait encore dans le milieu du ballon rond.


« Franchement, c’est un bon gamin, reprend Cyril Cabrera. En tant qu’éducateur, on est obligé de faire avec des gamins au comportement pas toujours top. Mais quand on a un joueur avec l’état d’esprit de Ferland, c’est génial. Vous ne le verrez jamais vous faire un mauvais plan. Avec moi, il a toujours répondu présent, même s’il savait qu’il allait partir. Toujours à fond. C’est un symbole d’exemplarité. Et ce n’est pas vraiment le genre à faire la gueule quand il est remplaçant. » En écho, Mendy, qui dit « ne pas avoir peur de la concurrence » , est bien conscient que le statut de titulaire indiscutable est encore loin : « Il faut essayer d’avoir le maximum de temps de jeu en donnant tout ce qu’on a. Quand tu es jeune, que tu arrives dans un club, il y a de la concurrence. C’est le jeu, c’est le foot. »

Deux candidats légitimes


Tant mieux, car le cirage de banc pourrait bien devenir une de ses nouvelles activités à Lyon. Avec deux latéraux dans les starting-blocks, Bruno Génésio va devoir faire des choix, même si la saison promet d’être intensive avec la Ligue Europa. Alors, était-ce réellement une bonne idée d’investir doublement à gauche quand le reste du onze doit encore être complété ? « C’est un poste devenu très recherché et très rare aujourd’hui, a répondu l’entraîneur français face à la presse. Ferland a le profil qu’on recherche à l’OL. Un joueur d’avenir avec un fort potentiel. Il va franchir des paliers ici. Il a des qualités qui sont des qualités de haut niveau. (...) Dans ma tête, on a deux latéraux de très haut niveau. C’est important dans un club comme l’OL. On ne peut pas faire une saison de haut niveau en ayant un seul joueur à ce poste. Le terrain décidera qui sera titulaire. Ça fait partie de la vie dans un grand club. Ça doit les amener à progresser. Tant que c’est fait sainement, c’est une bonne chose. »


Difficile de lui donner tort. De plus, faut-il exclure une éventuelle polyvalence ? Si Marçal n’a jamais évolué ailleurs qu’en défense gauche, Mendy pourrait peut-être dépanner autre part. «  Avec nous, il a joué au milieu de terrain, en six, car il avait une superbe vision de jeu, révèle Cyril Cabrera, qui le surnomme la "fusée au pied de velours". Alors bien sûr, le niveau n’était pas aussi relevé. Mais je pense que c’est aussi possible avec Lyon, parce que l’intelligence de jeu ne se perd pas. Sinon, on peut l’utiliser plus haut dans le couloir. Mais pas dans une défense à trois, où sa vitesse, sa percussion et son potentiel offensif global seraient gâchés. » Sans compter que la gauche qui passe au centre, il y en a marre.

Par Florian Cadu Propos de CC recueillis par FC
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