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Memphis, guerre et Depay

Pas effrayé pour un sou à Bastia, Memphis Depay a montré qu’il n’avait jamais froid aux yeux, qu’importent les circonstances. Un courage qu’il s’est forgé durant ses plus jeunes années et déjà observé par le passé.

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«  C’est ça le football ? C’est ça le football ? » Dans le tunnel de Furiani, Memphis Depay ne décolère pas et répète cette phrase en anglais face caméra. S’il le pouvait, le Lyonnais retournerait sur la pelouse pour en découdre avec les fauteurs de trouble. Ce qu’il a d’ailleurs tenté de faire quelques minutes auparavant, quand Mathieu Gorgelin et Jordan Ferri se faisaient agresser durant l’échauffement. Certains indiquent que c’est lui qui aurait été à l’origine de l’échauffourée, balançant des ballons dans les tribunes en guise de provocations. Peu importe, là n’est pas le propos. Ce que l’on retient des images, c’est cette tendance du Néerlandais à venir s’immiscer dans les embrouilles. Et ne jamais reculer dans les moments chauds.

Moustique, sniper et rap


Depay, c'est le moustique qui n’a peur d’aucune tapette, qui se bat pour l’éviter et qui se fout pas mal du bruit gênant qu’il peut produire. Au contraire même, puisqu'il n’a pas d’autre choix que de se faire entendre pour exister. Pour vivre. Cela a commencé dès son enfance. Âgé de seulement quatre ans, le petit Memphis a le malheur de voir son papa ghanéen s’en aller du foyer situé à Moordrecht, près de Rotterdam. Maman se retrouve donc toute seule pour élever l’enfant perturbé, à qui il manque un repère, un père derrière lui. Comme un sniper qui ne trouve pas sa cible, le gamin répond par une certaine hyperactivité couplée à une attitude pas facile à gérer, et commence à trouver un peu de calme en tapant le ballon en bas de chez lui. Mais n’oublie pas ce qu’il considère comme un abandon paternel, et fait face des années plus tard en refusant de porter le nom du père. Raison pour laquelle il décide de remplacer le « Depay » floqué derrière ses premiers maillots par un « Memphis  » qui ne doit rien à personne, si ce n’est à sa mère. À l'instar de son bras gauche, où son prénom tatoué prend énormément de place et tranche avec l’absence de son nom.


Au début de son adolescence, le scénario de l’abandon se répète : son grand-père, avec qui il est intimement proche et qui a suppléé le rôle du papa, décède. Depay a alors quinze ans et fait ses premiers pas dans le centre de formation du PSV Eindhoven, mais n’a aucune garantie quant à son avenir professionnel. Pourtant, au lieu de tout laisser tomber, le jeune homme utilise cette mauvaise nouvelle comme un déclic, se met à bosser et fait même ses premiers pas dans le rap. Signe que l’ancien de Manchester United n’est pas du genre à se laisser aller et exploite toutes ses mésaventures pour grandir et montrer qu’il en a dans le froc. « Ses expériences du passé l'ont forgé. Il a du caractère, mais c'est un bon garçon qui a de bonnes valeurs et de belles qualités, note ainsi Nicolas Isimat-Mirin, coéquipier de Memphis à Eindhoven en 2014-2015, et qui met en avant « son caractère » dans les colonnes de France Football : « Il a confiance en lui, certes, mais il met tout en œuvre pour réussir. C'est vraiment dommage qu'il ait laissé un sentiment d'inachevé à Manchester. Il était peut-être trop attendu... Pourtant, il gère bien la pression. »

Vidéo

Patte de lion sur un poisson


À l’Olympique lyonnais, où il a signé l’hiver dernier, Depay n’a pas attendu l’affaire corse pour confirmer cette réputation. Prenant énormément d’initiatives – parfois exagérées – sur le terrain, le Gone s’est mis les supporters du club dans la poche grâce à son toupet et ses petites prises de risque sur les réseaux sociaux. D’abord en zone mixte en février, lorsqu'il s’assure que la journaliste qui le questionne n’est pas « de Saint-Étienne » trois jours après un derby perdu contre l’ASSE. Puis début avril, quand il chambre Lorient avant une confrontation contre les Merlus en twittant les phrases « Fish on the menu... Du poisson au menu...  » accompagnées d’une image montrant une patte d’un lion sur un poisson. Bref, le Memphis est d’attaque partout, tout le temps, qu’il s’agisse de vannes faciles et sympas ou de dangers véritables comme à Bastia. Et vu qu’il n’a que 23 ans, il va falloir pas mal de temps pour le refroidir.



Par Florian Cadu
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