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McCourt, le roi du parking

Si l’on peut logiquement douter de l’intérêt de Frank McCourt pour le soccer, l’Olympique de Marseille possède quelque chose qui le passionne vraiment : un parking.

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À peine plus de 24 heures après sa conférence de presse avec Jean-Claude Gaudin et Margarita Louis-Dreyfus, le futur nouveau propriétaire (si tout se passe comme prévu) fait déjà beaucoup parler de lui pour son passé plus ou moins tumultueux. À commencer par ce passage de Frank McCourt à la tête de l’équipe de base-ball des Los Angeles Dodgers qui n’a pas été exempt de tout reproche. Mais son parcours fait également état d’une certaine particularité. En effet, l’Américain est un riche homme d’affaires qui a construit sa fortune dans l’immobilier. The McCourt Company, la société qu’il a créée en 1977, était spécialisée dans le développement de places de stationnement. Au commencement, la faillite de l'entreprise ferroviaire Penn Central dans laquelle il récupère 97 000 m² en périphérie de Boston, immédiatement transformés en parking. Un filon qu’il n’a jamais épuisé. Partout où Frank McCourt passe, des parkings poussent.

Boston comme première tentative


Avant d’acquérir les Dodgers de Los Angeles, McCourt avait tenté de racheter les Red Sox de Boston. Le point essentiel de son projet était d’utiliser son terrain du sud de Boston pour y construire un nouveau stade et des places de stationnement sur le front de mer. Finalement, il ne parvient pas à acheter le club et se rabat sur les Dodgers deux ans plus tard, essentiellement grâce au profit généré par le parking de Boston, qu'il finit par vendre à NewsCorp, les anciens propriétaires, pour effacer la dette d’acquisition. Joli montage. Mais bien sûr, en achetant les Dodgers, McCourt n’a pas oublié d’acquérir d’importants actifs immobiliers liés au stade Chávez Ravine, dont… la moitié du parking. Des travaux sont effectués et les places de stationnement développées. Et puis McCourt et sa femme ont décidé de détruire la franchise, sur fond d’un divorce qui a déchiré le club, de dépenses inconsidérées, et de tapages intempestifs dans la caisse.

OM parking project


Et pourtant, au moment où les instances américaines du baseball prennent le contrôle des Dodgers et l’oblige à vendre le club – car il donne une trop mauvaise image de la Ligue –, McCourt parvient à sauver ce qui lui importe le plus : son putain de parking. Les Dodgers en faillite, il cède le club contre deux milliards de dollars à Guggenheim Partners, mais n’oublie pas de rester co-propriétaire des places de stationnement. Résultat, selon le LA Times, même s’il n’a plus rien à voir avec la gestion économique et sportive du club, il reçoit toujours quatorze millions de dollars par an de la part des actuels proprios des Dodgers pour la location de ses emplacements à pick-up Dodge. Alors, une chose est sûre, si Frank McCourt compte racheter aussi le stade Vélodrome, il n’oubliera pas de rajouter un petit chèque pour le parking Negresko, ou pour celui du Prado-Perier quand l'autre est complet. Ou d’en faire construire un bien plus lucratif sur le Vieux-Port. Lui qui aime tant garer des bagnoles sur le front de mer... Et si c’était ça, son véritable objectif ?

Par Kevin Charnay
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