Mazzarri viré, Mancini de retour

Incroyable coup de théâtre à l'Inter Milan. Alors qu'il semblait avoir été confirmé sur le banc de l'Inter, Walter Mazzarri a été limogé ce matin. Il sera remplacé par Roberto Mancini, déjà coach des Nerazzurri de 2004 à 2008.

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Walter Mazzarri n'aura donc pas résisté. Pas résisté à cette neuvième place en Serie A, à ces matchs nuls décevants, à cette raclée reçue contre Cagliari. Les buts à répétition de Mauro Icardi lui avaient offert un sursis. Mais finalement, le nouveau président de l'Inter, Erick Thohir, a fini par couper la première tête de sa (jeune) carrière. Ciao Walter. Le premier licenciement de sa carrière. En effet, que ce soit à la Reggina, à la Sampdoria ou au Napoli, Mazzarri était toujours parti lorsqu'il l'avait décidé. Lorsqu'il avait considéré que son cycle était terminé. Cette fois-ci, non. On a décidé à sa place. Il faut dire que c'était dans l'air. L'an dernier, le coach était parvenu à amener l'équipe à la cinquième place. Cette année, avec les quelques renforts offerts par la présidence (Vidić, M'Vila, Osvaldo, Dodô, Medel), on attendait évidemment l'Inter plus haut. Peut-être pas pour le Scudetto, mais juste en dessous. Au final, après 11 journées, les Nerazzurri n'ont obtenu que 16 points, soit six de moins que l'an dernier à la même époque. Or, le bon Walter s'efforçait à dire que sa deuxième saison dans un club était toujours meilleure que la première. Thohir l'a pris au pied de la lettre. Pas d'amélioration, pas de confirmation. Point.

Les exploits d'abord, le flop ensuite


C'est donc un échec. Un vrai. Le premier de sa carrière. Partout où il était passé avant, Walter avait réussi quelque chose, à l'échelle du club où il était. À Livourne, d'abord, il était parvenu à faire monter le club en Serie A en un an. À la Reggina, lors de la saison 2006-07, il claque son plus beau coup : il réussit à maintenir le club parmi l'élite malgré une pénalisation initiale de 15 points (ensuite réduite à 11). Puis il file à la Sampdoria, où il atteint une finale de Coupe d'Italie, perdue aux tirs au but contre la Lazio. À Naples, c'est la consécration. Il remporte une Coupe d'Italie, et qualifie à deux reprises le club pour la Ligue des champions, ce qui n'était pas arrivé depuis 20 ans. Au cours de toutes ces expériences, il s'impose surtout comme un vrai meneur d'hommes. C'est lui qui galvanise ses troupes, qui les pousse à lutter jusqu'à la 95e minute, à tel point qu'à un certain moment, lors de sa période napolitaine, son équipe a tendance à souvent marquer des buts dans le temps additionnel. Le Mazzari Time. Adepte du 3-5-2, avec des ailiers qui viennent souvent soutenir les attaquants, il devient l'un des entraîneurs les plus convoités de Serie A. Désiré par la Roma, il choisit finalement l'Inter, où il entend bien franchir encore un palier.

Il arrive, comme bien souvent, dans une équipe en reconstruction. Mais après tout, c'est ça qu'il aime. Construire, bâtir, inventer, réinventer. Il a transformé Cavani à Naples, il espère bien faire la même chose avec les joueurs qu'il va trouver à l'Inter. Mais la mayonnaise a du mal à prendre. Sa première saison est typiquement la saison « mi-figue mi-raisin » . Ce n'est ni bon, ni mauvais. Ça gagne, sans jamais vraiment impressionner. Ça perd, sans jamais se faire vraiment humilier. Un derby gagné 1-0 à l'aller. Un derby perdu 1-0 au retour. Une vraie année moyenne, conclue à la cinquième position. L'objectif minimal est atteint : une qualification pour la Ligue Europa. Mazzarri est donc confirmé, même si les tifosi doutent qu'il puisse permettre à l'Inter de franchir un cap. L'exercice 2014/15 commence plutôt bien, avec un beau 7-0 face à Sassuolo. Mais fin septembre, la méthode Walter semble atteindre ses limites. L'Inter encaisse un 4-1 à domicile face à Cagliari, puis se fait corriger 3-0 par la Fiorentina. Son poste vacille. Hernanes sauve sa tête la semaine suivante avec une égalisation à la 91e contre Naples. Sursis. Puis deux succès 1-0, obtenus à chaque fois grâce à un but d'Icardi sur penalty. Sursis encore. La défaite 2-0 face à la lanterne rouge, Parme, est le coup fatal. Thohir et son board réfléchissent, temporisent. Mais au fond, Mazzarri a bien compris. Ce vendredi 14 novembre, la nouvelle est officialisée. Fin de l'aventure. Après 19 victoires, 19 nuls et 11 défaites.

Quatre saisons à l'Inter, six trophées


C'est dans les vieux pots qu'on fait les meilleures soupes. Du coup, à peine Mazzarri débarqué que l'Inter annonce le nom de son successeur. Et c'est un nom bien connu des tifosi. Roberto Mancini. Quatre années passées sur le banc interista, de 2004 à 2008. À la clef : trois Scudetti (dont un sur tapis vert), deux Coupes d'Italie et une Supercoupe. C'est l'Inter d'Adriano puis d'Ibrahimović, celle qui roule sur la Serie A pendant que la Juve croupit en Serie B, puis tente tant bien que mal de se reconstruire. Son seul défaut : ne jamais avoir réussi à remporter la Ligue des champions avec une telle armada. Chose que José Mourinho, son successeur, parviendra à faire deux ans seulement après son arrivée à Milan. Même si le Mancio a toujours soutenu que le Mou n'aurait jamais gagné cette C1 sans la solide base qu'il avait lui-même construite pendant quatre ans. Combat d'égos. Six ans après avoir quitté l'Italie, Mancini fait donc son retour. Entre-temps, le coach a eu le temps d'apprendre l'anglais, de remporter la Premier League avec le dénouement le plus fou de ces vingt dernières années (Agüero, 94e), de prendre quelques leçons de turc, et d'assister en tribunes à un bon nombre de matchs. Le dernier en date ? Le 26 octobre, il y a deux semaines, il était dans les gradins du stade Manuzzi de Cesena, pour assister au match entre Cesena... et l'Inter. Comme quoi, il n'était certainement pas là par hasard.

Une question peut toutefois se poser : pourquoi reprendre Mancini ? Plusieurs réponses. D'une, parce qu'il n'y avait personne d'autre de libre immédiatement sur le marché. L'éternel Walter Zenga attendait encore un coup de fil qui n'est jamais arrivé. Il y avait bien Luciano Spalletti, au chômage depuis la fin de son aventure au Zénith. Ironie, d'ailleurs : Spalletti avait été le grand rival de Mancini au cours de ses quatre années à l'Inter. Lucky Luciano était alors sur le banc de la Roma, et tentait tant bien que mal, chaque saison, de venir disputer le titre aux Nerazzurri. En vain. Dans l'urgence, les dirigeants de l'Inter ont donc préféré choisir celui qui connaissait déjà la maison et les meubles, plutôt que de prendre un coach qui devrait à nouveau passer par une période d'adaptation. Même si, six ans après, Mancini ne retrouvera pas le moindre joueur qu'il a connu lors de son premier mandat. Et le nouveau coach ne va pas franchement avoir le droit à un temps d'adaptation. Ce week-end, c'est la trêve internationale, tant mieux, mais dès le week-end prochain, l'Inter devra affronter le Milan AC lors du derby de la Madonnina. La semaine suivante, c'est un choc face à la Roma qui attend l'ancien joueur et entraîneur de la Lazio. Des débuts en fanfare, donc, mais le bonhomme ne va pas se laisser impressionner pour autant. Après tout, il en a vu d'autres, des défis.

Par Éric Maggiori
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Rochantas Niveau : CFA2
Ca ne sera pas la même histoire là, y a plus les mêmes joueurs ou moyens financiers !
Honnêtement même si ça pouvait arriver, je le voyais pas nous quitter si tôt ce bon Walter. Bonne Chance à lui! Et Mancini... Bref
Je trouve que c'est une bonne chose pour l'inter, beaucoup juge mancini sur son passage à manchester mais moi perso je trouve qu'il c'est pas si mal débrouillé surtout quand on regarde ce que fait Pellegrini maintenant.

Après voilà mancini est un bon coach en plus d'avoir été un très bon joueur et c'est une bonne nouvelle pour le calcio et le noyau de l'équipe est loin d'être dégueu quand même (icardi, kovacic, hernanes, guarin...)

attendons de voir avant de juger
Déjà qu'avec les moyens financiers... si on est honnête, sans le Calciopoli qui envoie la Juve en série B et pénalise le Milan, jamais cet Inter ne remporte un trophée majeur sous sa direction. Mancini est une buse et sûrement l'entraineur en Europe qui a le ratio "trophées ramenés"/"argent dépensé en transferts" le plus ridiculement bas du monde entier.
hamma clubiste Niveau : Loisir
ça va etre dure pour Mancini sans Farsopoli
kris prolls Niveau : CFA2
Des fois il y a des surcotés dans le foot; mancini, balotelli,Grenier,Cabaye,Pauleta
Hilltop Hoods Niveau : CFA2
Message posté par kris prolls
Des fois il y a des surcotés dans le foot; mancini, balotelli,Grenier,Cabaye,Pauleta


Pauleta? Sérieux?
Message posté par hamma clubiste
ça va etre dure pour Mancini sans Farsopoli


Ha non, ça c'est votre excuse depuis presque 10 ans pour expliquer que vous ne faites jamais rien en Europe. N'inversons pas les rôles.
Message posté par kris prolls
Des fois il y a des surcotés dans le foot; mancini, balotelli,Grenier,Cabaye,Pauleta


Pauleta ???????????
On va finalement se rendre compte de ce que vaut vraiment Mancini en tant qu'entraîneur.

Mais n'oublions jamais qu'en tant que joueur il a vendu du rêve:

https://www.youtube.com/watch?v=9CeDCKjP9iY
Pauleta surcoté?? J'ai failli m'étouffer avec mon stylo.
J'avoue... le reste de la liste ne me choque pas mais Pauleta surcoté? Ou alors il parle d'un homonyme.
Si Kris Prolls parle de Mancini entraineur, cela peut se concevoir ... Par contre le Mancini joueur n'était absolument pas surcôté.
ClchnrAtm7 Niveau : DHR
"Il a transformé Cavani à Naples"

#M'Vila #EDF #Euro2016
kris prolls Niveau : CFA2
Je parlais de Pauleta Alex de son prénom , mon pote portugais, qui est clairement surcoté. C'est vrai qu'en Minime il avait fait une saison remarquable ponctué par un tournoi à Vaux en Velin de folie, mais derrière il a jamais confirmé.
maxlojuventino Niveau : Ligue 1
Compte tenu des résultats de Pellegrini et Prandelli derrière Mancini, franchement je ne suis pas sûr que ce soit Mancini le problème...

Mancini a fait mieux que Pellegrini à City, pourtant Pellegrini est encensé...
Quant à Prandelli à Galatasaray, il fait tellement moins bien qu'il va surement être viré...

Donc en gros ce qu'on lui reproche, c'est sa période à l'Inter où il n'a pas soulevé la C1. Oui d'accord mais l'Inter de Mourinho était beaucoup plus forte, puisqu'il avait ajouté cinq joueurs clés sans lesquels l'Inter n'aurait jamais gagné...Lucio, T.Motta, Sneijder, Eto'o et Milito... Pas négligeable quand même...

Qui plus est, Ibra porte la poisse en coupe d'Europe, on le sait bien et juste après son départ l'Inter a gagné...
C'est la qu'on se rend compte qu'il y'a un vrai "cercle" des entraineurs, dans le sens ou on voit toujours les memes se succeder dans toutes les equipes ! Je trouve que ca ce voit tout particulierement en Italie ou les entraineurs joue aux chaises musicales entre l'inter, le Milan, la juve et le Napoli !
avanti partenope Niveau : DHR
Message posté par toof11
J'avoue... le reste de la liste ne me choque pas mais Pauleta surcoté? Ou alors il parle d'un homonyme.


si quelqu'un ose un seul instant le placer dans la catégorie des Weah,Ibra,Cavani évidemment qu'il est surcoté.
parigini distàminchia,n'oubliez pas que son dernier match à domicile,il est capitaine d'une équipe de rélégables...

sans sammy traoré et amara diané tu es relegué et c'est 100 fois merité.

poco ma sicuro.
Message posté par avanti partenope


si quelqu'un ose un seul instant le placer dans la catégorie des Weah,Ibra,Cavani évidemment qu'il est surcoté.
parigini distàminchia,n'oubliez pas que son dernier match à domicile,il est capitaine d'une équipe de rélégables...

sans sammy traoré et amara diané tu es relegué et c'est 100 fois merité.

poco ma sicuro.


T'es chiant à te prendre pour un rital alors que t'habites sûrement un bled genre Vesoul .
Peppino_Prisco Niveau : DHR
Le tifoso Intériste que je suis est content. Et plus que par le retour du Mancio, ma joie est dû au départ de Mazzarri. Alors certes ce n'est pas un mauvais entraineur, mais ça n'était pas un entraineur adapté à l'Inter, il n'a jamais réussi à se mettre dans les bonnes conditions et s'acclimater à l'environnement. Bref, il s'est entêté pendant des mois avec son 3-5-2 totalement prévisible. Il suffisait à nos adversaires de faire des séances vidéos pour savoir comment exactement nous bloquer sans qu'on ait d'alternatives. Comme ils disent là-bas, Mazzarri non è da Inter, c'est un entraineur de Provinciale, son habitat naturel c'est la Samp', Parme, ... Bref ce genre de club malgré un passage réussi à Naples où je pense il devait surtout son succès à la forme des Lavezzi, Cavani ou Hamsik.

Pour ce qui est de Mancini, un retour au 4-3-1-2 fera le plus grand bien et surtout c'est un entraineur qui est respecté et apprécié de la Tifoseria, et ça, à l'Inter, c'est vital plus qu'ailleurs. Et puis le nom est plus ronflant qu'un Mazzarri, qui n'était absolument pas légitime sur un banc comme celui de l'Inter, ce qui aura pour chance d'attirer des joueurs plus renommés que ce qui tournait sous l'ère Mazzarri.
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