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Maxi Rodríguez, héros sous-coté

Excellent et décisif mercredi dernier lors de la demi-finale aller de la Copa Libertadores, Maxi Rodríguez sera encore le principal atout offensif de Newell's face à l'Atlético Mineiro la semaine prochaine. Auteur d'une saison énorme à Rosario, où il est traité en héros, la Fiera boucle en beauté une bien belle carrière, trop peu reconnue. De quoi mériter le titre du joueur argentin le plus sous-coté des années 2000.

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Maximiliano Rodríguez a disputé deux Coupes du monde, plus de 200 matchs de Liga et 50 de Premier League. Pourtant, c'est aujourd'hui, à 32 ans, dans sa ville natale et son club formateur, que le bonhomme est le plus épanoui. Revenu à Rosario l'été dernier, dans une équipe en difficulté sportivement, il est devenu le leader, le référent, le héros de ce Newell's désormais champion d'Argentine et à un pas de la finale de la Copa Libertadores. Mercredi dernier, lors de la demi-finale aller face à l'Atlético Mineiro de Ronaldinho (2-0), c'est encore lui qui a guidé les siens vers la victoire, en débloquant de la caboche une partie jusque-là bien verrouillée par les Brésiliens. Quelques minutes plus tard, un poteau et un sauvetage sur la ligne l'empêcheront même de doubler la mise. Élu une nouvelle fois homme du match (c'était déjà le cas en quart contre Boca Juniors), la Fiera est encore un peu plus entrée dans la légende de la Lepra, où il fait l'unanimité entre supporters, staff et coéquipiers. Comme à l'Atlético Madrid. Comme à Liverpool. Comme en sélection.

Jamais deux sans trois Coupes du Monde

Messi, Riquelme, Crespo, Ortega, Saviola, Tévez, Di María, Aimar, Higuaín, Agüero, Pastore, Lavezzi. Pour ne citer qu'eux. Le secteur offensif argentin des années 2000 ne manque pas de noms clinquants. Tous ont joué (ou jouent) dans de grands clubs européens. Tous ont été (ou sont) d'excellents joueurs. Maxi Rodríguez pourrait, devrait faire partie de cette liste. Mais beaucoup l'oublieraient au moment de la faire. Pourquoi ? Parce que le petit numéro 11 de Newell's, de nature humble et discrète, est sans aucun doute l'Argentin le plus sous-coté de ces 15 dernières années. Pourtant, il était bien là (et titulaire), en Allemagne, en 2006. Il était aussi là (et titulaire), en Afrique du Sud, en 2010. Il devrait même être encore là (mais remplaçant), l'année prochaine, au Brésil. Si personne n'a oublié son incroyable enchaînement poitrine-volée contre le Mexique, plus beau but du Mondial 2006, qui avait envoyé l'Argentine en quart de finale, trop peu savent l'importance qu'a eu Maxi partout où il est passé.

Vidéo

Joueur collectif

S'il n'a pas la cote plus que ça à l'international, c'est avant tout parce que Maxi Rodríguez est un joueur d'équipe. C'est comme ça qu'il se distingue. « L'important, c'est le collectif » , pour lui, ça veut dire quelque chose. Grand professionnel, impliqué, dévoué, il ne triche jamais sur le terrain et travaille pour la cohésion et la bonne humeur dans le vestiaire. Cet état d'esprit, on le retrouve dans son jeu, lorsqu'il offre des buts tout faits à ses attaquants au lieu de les marquer lui-même, par exemple. Torres, Agüero, Forlán, Suárez ou actuellement Scocco pourront en témoigner. Partout où il est passé, Maxi a laissé sa trace. À l'Espanyol Barcelone (26 buts en 111 matchs), où il s'est fait connaître en Liga, à l'Atlético Madrid (43 buts en 139 matchs), où il est devenu capitaine après le départ de Torres, à Liverpool (17 buts en 73 matchs), où il a décroché son seul titre européen, la Cup, l'année dernière, et bien sûr à Newell's, où il est en train d'écrire l'histoire. À chaque fois, son départ a été synonyme d'hommage, de remerciements officiels et de larmes. Avec toujours le même message : « Ici, c'est chez toi. »

Joueur décisif

La Fiera n'a quitté ses clubs qu'après leur avoir tout donné. C'est aussi ce qui fait la maigreur de son palmarès. Avant d'accepter de rejoindre les Reds, Maxi avait refusé un paquet d'offres de clubs un cran au-dessus de l'Atlético. « Parce que j'ai toujours promis de respecter mon contrat » , se justifie-t-il. Il serait toutefois injuste de se limiter aux qualités humaines du personnage. Maxi Rodríguez n'est pas seulement un leader et un fidèle compagnon au service de l'équipe. C'est aussi un très bon joueur de football. Technique, à l'aise dans les petits espaces, précis et explosif, il est aussi malin. Intelligent tactiquement. Il sait lire le jeu, faire les bons choix et, surtout, être toujours au bon endroit au bon moment. D'où cette capacité à être décisif. Mercredi dernier, face à l'Atlético Mineiro, il anticipe mieux que tout le monde ce centre venu de la droite pour libérer le stade… de la tête, derrière les deux tiges de la défense centrale. Maxi a marqué partout : 58 buts en Liga, 30 en Primera, 15 en Premier League, 7 en Coupes d'Europe, 3 en Coupe du monde. Particulièrement régulier dans ses performances, titulaire dans 85% de ses matchs (toutes compétitions officielles confondues), le voilà en route pour le plus grand trophée de sa carrière. En attendant la suite. Il en a encore sous la semelle.

Par Léo Ruiz
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