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Mavuba, retour gagnant

La relation entre Rio Mavuba et l’équipe de France n’a rien à envier aux histoires d’amour les plus compliquées. Appelé, blacklisté, rappelé puis oublié, le milieu de terrain du LOSC profite de la prise de pouvoir de Didier Deschamps pour se refaire une place au soleil. Une bonne fois pour toutes ?

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A l’époque de Blanc et du règne du Lille tout-puissant, soutenir le lobby pro-Mavuba – voire pro-Balmont – était presque devenu une mode. Il faut dire qu’après avoir forcé l’admiration par sa maturité et son jeu de passe, Yann M’Vila s’est éteint doucement, tandis que les compas vieillissants d’Alou Diarra laissaient au Dogue une faille béante dans laquelle s’engouffrer. Blanc décida du contraire. Il aura finalement fallu que Lille soit dépourvu de son titre de champion de France et que Didier Deschamps débarque sur le banc de touche des Bleus pour que l’assurance tout risque du milieu de terrain lillois retrouve une place de choix dans un effectif de l’équipe de France au sein duquel il s’est longtemps cherché. Valeur sûre du football français depuis de longues saisons, sur le plan humain comme sur le plan du jeu, Rio Mavuba effectue un retour intéressant sur le devant de la scène. Huit ans après sa première sélection, Rio écrit un nouveau chapitre de sa tumultueuse relation avec l’équipe de France.

147 matchs en quatre saisons de Ligue 1


147 matchs de Ligue 1 en quatre ans, 144 comme titulaire, 132 en ayant disputé la totalité de la rencontre, pas un seul carton rouge. Depuis 2008, le CV de Rio Mavuba pèse aussi lourd que sa voix porte. Du propre aveu de Rudi Garcia, «  le nommer capitaine à Lille a été l’une des meilleures choses  » à faire. Un statut dont ce leader naturel ne s’encombre pas, même dans l’équipe devenue la plus sexy de France au fil des années. Cela fait un bon bout de temps que l’absence du Lillois chez les Bleus était devenu une anomalie aussi célèbre que son lieu de naissance : quelque part en mer entre l’Angola et la France. Pourtant, Rio Mavuba n’a pas attendu son exil réussi dans le Nord de la France pour connaître la joie d’une sélection.

En fait, c’est à 20 ans, alors qu’il débute chez les professionnels à Bordeaux, qu’un certain Raymond Domenech, fraîchement nommé, lui offre 46 minutes face à la Bosnie. S’ensuivent trois petites sélections jusqu’en 2006 et un match charnière dans la carrière internationale du joueur face à l’Irlande. Un barrage aller de Coupe du Monde soporifique au possible dont tout le monde se souvient et l’expérience de trop en bleu pour Mavuba. Après un 0-0 et 90 minutes disputées, la presse tombe sur Rio, 22 ans, comme pour sanctionner Raymond Domenech d’un choix audacieux. Viennent ensuite deux piges jusqu’en 2008 et une ultime rencontre face à la Géorgie avant le black-out, le vrai. Entre le 2 septembre 2008 et le 15 août 2012, période qui constitue pourtant le sommet de sa carrière, Rio Mavuba ne dispute pas une seule minute chez les Bleus.

«  Celui qui permet toutes les audaces offensives de Lille »

International précoce à 20 ans, oublié de marque sept ans plus tard, Rio Mavuba est l'un des grands gagnants de la nomination de Didier Deschamps à la tête de l’équipe de France. L’ancien entraîneur de l’OM, qui aimait déjà le joueur alors qu’il occupait le banc de touche du Stade Vélodrome, aime donner la part belle aux milieux de terrain solides et aux hommes de valeurs. Regretté jusqu’au sein même d’un groupe qui se demandait ce que foutait Rio en week-end alors que les Bleus étaient en rassemblement sous l’ère Blanc, Rio est venu tout naturellement retrouver une place qui lui semblait promise. « Leader naturel » pour Rudi Garcia, le parrain des Orphelins de Makala n’a pas mis longtemps à se sentir comme chez lui au sein de la maison bleue. Face à l’Uruguay, mais surtout face à la Finlande, Rio a fait du Rio : replacer ses coéquipiers sans jamais se prendre la tête, hausser le ton sans jamais manquer de respect.

Capitaine en puissance du côté du LOSC, Rio n’est pas seulement un membre important du vestiaire du groupe France. C’est aussi un type capable de couper les trajectoires, donner de bons ballons et surtout, de soulager les flèches offensives d’un travail défensif important. « Celui qui permet toutes les audaces de Lille » pour Garcia. Utile quand on connaît l’amour de RIbéry et de Ménez pour le replacement... Souvent loué pour ses qualités humaines, Mavuba est aussi un joueur capable de toucher une centaine de ballons dans un match et d’en sortir avec le sourire. Connu de tous comme un joueur agréable, proche du public et cool avec les journalistes, Rio revient sur le devant de la scène à 28 ans, au meilleur moment pour des Bleus en quête de rachat. Sur le plan sportif comme sur le plan humain.


Par Swann Borsellino
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