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Mauvaise opération pour les Blues d’Hiddink

Watford est venu chercher un point au Bridge, devant un Chelsea en progrès mais toujours fébrile (2-2). Les hommes d’Hiddink, qui fêtait son retour sur le banc londonien, sont 15es, à dix points de leurs adversaires, 7es.

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Chelsea 2-2 Watford

Buts : Costa (33e, 65e) pour Chelsea // Deeney (42e sp), Ighalo (56e) pour Watford

Sur le banc, son regard paraît songeur. Comme d’habitude chez lui. Ses yeux respirent l’intelligence, l’observation de l’instant présent et la réflexion du moment d’après. L’air n’est ni serein ni inquiet. En le contemplant, les supporters peuvent y lire l’espoir dissimulé, enfoui sous un visage autoritaire. Ce goût de l’espoir, ils sont nombreux à l’avoir ressenti en accueillant Guus Hiddink. Turcs, Hollandais, Australiens, Coréens, Russes : tous ont connu ce sentiment imposé par le technicien. Pour les Londoniens, c’est la deuxième fois qu’ils le vivent. Sauf qu’aujourd’hui, le visage est marqué par autre chose que la force de l’âge : le temps de la vieillesse, tout simplement. Et pour son retour six ans plus tard à Chelsea, avec qui la première aventure avait été si belle, le coach n’a pu cacher ses 69 bougies. 69 ans, c’est beaucoup, surtout quand on a commencé à entraîner il y a plus de trois décennies. Et quand on voit la bande du Guus, qui doit amener son vent de fraîcheur, impuissante face au promu Watford dans son antre, on se dit que la suite de la saison va être difficile pour les fans. Car Terry et compagnie n’ont pu faire mieux qu’un match nul devant des Hornets étonnants. Avec un petit point et encore deux pions encaissés, ils bloquent à une dangereuse 15e place. Dix points les séparent de leur adversaire du jour, septième.

Une histoire de corner

Guus Hinddink n’est pas un révolutionnaire. Pas en apparence en tout cas. Le vieux pote d’Abramovitch aligne donc la même équipe que lors du match post-Mourinho, celle de la victoire convaincante contre Sunderland. Hazard, pas totalement remis de blessure, pose donc son cul sur le banc. Seul Zouma cède sa place à Cahill. Forts de leur série de quatre victoires d’affilée, les partenaires de Capoue comptent sur leur duo Deeney/Ighalo pour faire la diff’. D’entrée, les Londoniens accaparent la balle. Comme lors de son premier passage, Hiddink semble vouloir s’appuyer sur la puissance de ses hommes pour créer le danger, notamment sur des corners toujours joués de manière aérienne.


En face, Watford tente sa chance et essaye de profiter des errements de la défense blue, qui a un peu de mal avec le hors-jeu. Mais la tactique Hiddink fonctionne à merveille : à la demi-heure de jeu, Willian est au corner pour Cahill. Ce dernier reprend-il de la tête, du dos ou de l’épaule ? Le Hollandais s’en tape et voit Costa expédier le ballon dans les filets. Le nouveau boss de Chelsea ne va pas se marrer longtemps. Dix minutes plus tard, dans l’autre surface cette fois, un Matić maladroit touche le cuir de la main sur un nouveau corner et offre un penalty à Deeney qui égalise. Frustrant pour des Blues qui affichent envie, mouvement et dynamisme (60% de possession, 7 tirs à 5), mais qui restent toujours fragiles.

Oscar, la chute

À la reprise, Fàbregas ne réapparaît pas. Blessure ? Sanction ? Toujours est-il qu'il y a encore davantage de muscles sur la pelouse, puisque c’est Mikel qui le remplace numériquement. Au-delà des coups de pied arrêtés, Chelsea compte plus que de raison sur son aile droite composée de l’indispensable Willian et d’un Iva retrouvé. Sans succès. Après plusieurs avertissements, les Blues cèdent de nouveau, incapables de stopper la petite balade d’Ighalo. C’en est trop pour Willian et les siens : grâce à une passe magnifique, le Brésilien sert Costa pour le doublé de l’attaquant, qui récompense son match de porc. C’est le moment pour les changements : Hazard et Behrami entrent, le premier accélère, le second fauche et offre le deuxième penalty de la partie. Une offrande qu’Oscar gâche après une lamentable glissade, qui rappelle au passage de mauvais souvenirs à Terry. Chelsea maudit ? En tout cas, Hiddink va devoir s’injecter une potion de jouvence pour trouver les mots et satisfaire le patron londonien. Car comme son entraîneur, ce Chelsea semble bel et bien en fin de cycle.


Par Florian Cadu
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