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Mauvaise french touch à la milanaise

Pendant que le PSG pille la Serie A, le Milan AC se tourne désormais vers la Ligue 1 pour organiser son recrutement. Une tendance toute nouvelle dans l’histoire du club milanais. Et plutôt malheureuse, jusqu’ici.

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Le PSG a pris Thiago Silva et Zlatan Ibrahimović au Milan AC, et plus largement Lavezzi, Thiago Motta, Salvatore Sirigu, Mohamed Sissoko, Jérémy Ménez, Javier Pastore et Marco Verratti à la Serie A. Le Milan AC a pris Bakaye Traoré et M’Baye Niang à la Ligue 1. Sans oublier deux anciens pensionnaires, Kevin Constant (remplaçant de Fodé Mansaré à Toulouse) et ce bon vieux Mario Yepes. Passé le comparatif du nombre et de la qualité des joueurs, force est de constater que le club lombard se tourne désormais vers la France (et plus largement les Francophones) pour son recrutement. Mapou Yanga-Mbiwa et Nicolas Nkoulou ont également été approchés cet été, et sont encore observés par les scouts milanais. Les noms d’Hugo Lloris ou Sébastien Corchia circulent actuellement du côté de Milanello. Faut-il y voir une tendance ? Peut-être bien. Car après tout, si quelques Français ont déjà porté le maillot rossonero, il n’y a jamais eu autant d'anciens de la Ligue 1 au Milan AC. Et bien qu’aujourd’hui, les intéressés soient loin de faire l’unanimité, l’effet de mode pourrait bien durer.

De JPP à Niang, l’insatisfaction globale


Le premier Français à avoir porté le maillot du Milan AC faisait en fait partie de la toute première équipe du club. David Allison, attaquant britannique qui n’avait en fait de français que le lieu de naissance (à Menton, dans les PACA), n’a pas joué bien longtemps au club rossonero, mais assez, tout de même, pour marquer son histoire : il en est le premier capitaine, et le premier buteur, en 1900. Costaud, pour un début. La suite n’est, sur le papier, pas dégueulasse non plus. Niveau efficacité, et réponse aux attentes du club milanais, on est cependant toujours en-deçà : Nestor « la foudre » Combin, attaquant qui a fait les beaux jours de Lyon au début des sixties (131 matchs et 78 buts, et une sublime association avec Fleury Di Nallo) ne connaîtra jamais la même réussite statistique que durant ses années françaises. Même constat pour les Jean-Pierre Papin ou Christophe Dugarry, qui malgré des performances correctes, n’auront pas su convaincre les très exigeants dirigeants rossoneri (bah, à l’époque, le Milan raflait tout, avec un certain Van Basten en attaque, il faut dire). Les Bruno N’Gotti, Ibrahim Ba et Vikash Dhorasoo n’auront pas droit non plus aux distinctions personnelles. Seul Marcel Desailly y parviendra, en s’imposant comme un élément important durant cinq années, de 1993 à 1998.

Aujourd’hui, trois Français squattent le vestiaire milanais : Philippe Mexès, Mathieu Flamini et M’Baye Niang. Kevin Constant, natif de Fréjus, a préféré la nationalité guinéenne malgré sa formation dans l’Hexagone. Alors, quel est l’impact de ces joueurs au Milan ? Bah, à part Mexès qui joue régulièrement, force est de constater qu’aucun d’entre eux ne relève le niveau d’un club en pleine crise sportive. « Mexès et Flamini ont été recrutés dans un but qualitatif. Flamini, sur un terrain, était bien mentalement. Mais techniquement, il était en dessous de tout. Mexès, lui, peut sortir de bons matchs à condition d’avoir un joueur qui élève le niveau à ses côtés. Ce fut le cas avec Nesta et Thiago Silva. Mais avec des Bonera et Zapata, maintenant, ça devient difficile pour Philou. Au final, les deux me laissent un goût de raté, de gâchis  » synthétise Sébastien Delplanque, président de l’association française de supporters SoloMilan. Concernant les nouveaux arrivants made in Ligue 1, alors ? « Ils sont là pour faire le nombre. On trouve difficilement des qualités à Constant et Traoré. Quant à Niang, on aurait pu souligner son potentiel, mais les supporters caennais nous avaient avertis qu’il n’était pas un type sérieux, ce qui s’est vérifié récemment (conduite sans permis à Milan, et fête à Paris avec les U21, ndlr). On aurait préféré un seul meilleur joueur plutôt que ces trois-là  » , poursuit-il, l’air déçu. Parce qu’il y a de quoi, concernant l’apport actuel des Français.

Parler français à Milan, pourquoi cette tendance ?

Mais pourquoi donc un intérêt soudain pour le championnat français ? Pas pour faire la nique à Leonardo, c’est certain. Plutôt pour une histoire d’argent. Bah oui, le Milan n’en a pas, c’est désormais de notoriété publique. « Si le club se tourne vers la France, c’est qu’il n’a plus le choix. On ne va pas se mentir, l’Italie ne fait plus rêver. Dans ce contexte, et avec un Milan qui ne veut plus dépenser, ça devient difficile de se construire une équipe haut de gamme. Il s’agit donc de récupérer de bons joueurs "indésirables" comme De Jong, ou lorgner sur des seconds couteaux. Un recrutement low-cost que permet la Ligue 1, qui ne présente pas de noms ronflants » continue Sébastien, toujours déprimé.

Le low-cost, c’est ça l’idée. Après tout, le Milan a posé 3 millions pour obtenir Niang, Traoré est arrivé gratuitement, Constant en prêt. Et si l’on remonte un peu, on se rend compte que les Mexès et Flamini, bien que recrutés à une autre époque, étaient arrivés gratis en Lombardie. Devant la difficulté de recruter des pépites hors de coût, les dirigeants milanais vont au moins cher. Mais pas dupes, leurs homologues français n’ont pas l’intention de se faire avoir. D’où la déclaration d’un Loulou Nicollin à l’annonce d’une proposition milanaise pour Yanga-Mbiwa, sur Canal+ : « S’ils m’en proposent 25 ou 30 millions, je veux bien, mais ils n’en proposent que 5 ou 6, à ce que j’ai compris. Ça me fait rire : les mecs se réveillent, ils ont vendu un mec 45 millions et ils veulent te piquer le tien. » C’est ça, le truc : le Milan se réveille d’une ère de succès avec la gueule de bois. Et la France de servir de Doliprane. Enfin, de générique bon marché.

Par Alexandre Pauwels
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