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Mauvais plan de vol pour l’Aeroplanino

La Serie A reprend ses droits ce mardi avec un joli derby de Gênes opposant toutefois deux équipes en grande difficulté. Si Gasperini est toujours en place au Genoa, l’arrivée de Montella à la Samp fin novembre n’a rien changé pour cette dernière.

« C’est avec beaucoup de regrets que nous prenons acte de la volonté de Vincenzo Montella de se libérer d’un contrat signé légitimement il y a deux ans et contenant une clause que l’entraîneur n’estime plus être dans son intérêt. » Voici un extrait du long communiqué qui accompagnait l’annonce de la fin de l’aventure du Napolitain à la Fiorentina. Tout club voulant s’en octroyer ses services devait effectivement s’acquitter d’une somme de 5 millions d'euros envers le club toscan. Une ligne du contrat qui était devenue un frein à sa carrière d’entraîneur. Ainsi, quand Montella va au clash avec la formation viola, on s’imagine que c’est pour signer dans un club plus huppé, comme le Milan et le Napoli, en recherche active de nouveau coach. Ce sera finalement la Sampdoria.

Trahi par son impatience et ses sentiments


Trois quatrièmes places consécutives, une finale de Coupe nationale, une demie de Ligue Europa et le plus beau jeu d’Italie. C’est l’excellent bilan de Montella sur les bords de l’Arno. Libéré de son contrat, il agite son CV à qui veut le lire. Berlusconi préfère la poigne de Mihajlović et De Laurentiis le foot artisanal de Sarri, tandis qu’à l’étranger, aucun club de renom ne le considère digne d’occuper son banc de touche. Vincenzo est sur le flanc, comme d’autres illustres collègues, Guidolin, Mazzarri ou encore Spalletti. Tout est une histoire de timing, attendre la bonne occasion, le beau projet pour se remettre dans le bain. Savoir être patient et sentir les coups. Max Allegri est l’exemple parfait. Remercié par le Milan en janvier 2014, il fut longtemps courtisé par la Lazio et à deux doigts d’accepter l’offre de Lotito. Puis Conte plante la Juve et voici le meilleur poste offert sur un plateau d’argent. Un sacré blair.


Clairement, Montella a effectué une erreur de jeunesse, cédant également à ses sentiments. La Samp, son premier amour avant la Roma. Quatre saisons en tant que joueur (en deux passages) et plus d’un but tous les deux matchs. Le cœur prend l'ascendant sur le cerveau, et l’Aeroplanino choisit un club sur une mauvaise pente, car l’effet Ferrero est terminé depuis un an. Sur l’année 2015, la Sampdoria n’est que 13e sur les 17 équipes ayant fréquenté la Serie A de janvier à décembre. Si Mihajlović ne s’est pas éternisé, c’est qu’il a senti le coup venir. Quelles sont les véritables ambitions et moyens du fantasque président blucerchiato ? Plus les mois passent, plus on se pose la question. D’aucuns disent qu’il serait un intermédiaire pour revendre le club à Gabriele Volpi, actuel propriétaire de La Spezia, le tombeur de la Roma en Coupe d’Italie. Les facéties de ce pittoresque personnage font de moins en moins rire les Doriani.

4 points sur 12 et Cassano titulaire


Déjà, le choix de Walter Zenga n'avait pas convaincu grand monde et quand Ferrero décide de s'en séparer malgré la correcte 10e place à deux points de la Juve après douze journées, il est convaincu que ce changement inversera la tendance. Ce bon vieux Walter n’avait pas réussi à donner une identité de jeu, mais il avait glané de précieux points. Jusqu’à maintenant, Montella ne garantit ni l’un ni l’autre. Trois défaites de rang pour commencer (dont une rouste chez le Milan qui viendra aussi s’imposer à Marassi en Coupe) et presque quatre sans l’égalisation de Zukanović sur un coup franc dévié à la toute dernière seconde du déplacement chez la Lazio. La victoire 2-0 contre Palerme avant les fêtes redorant un tout petit peu ce premier et triste bilan. Par chance, les équipes de bas tableau avancent au ralenti et l’écart sur la zone rouge est encore de six unités.


Néanmoins, aucune amélioration effective en vue, encore moins avec l’arrivée de Ricky Álvarez que Sunderland a refusé de racheter à l’Inter à cause de sa fragilité physique, mais aussi de son irrégularité chronique. Montella en est à tenter de relancer Cassano, par ailleurs son ancien coéquipier, à l’arrêt les six premiers mois de 2015 et spectateur non payant les six suivants. Tactiquement, il se cherche, mais ne se trouve pas, 4-3-1-2, 4-3-3, défense à 3. Il est encore en rodage. L’effectif à disposition devrait lui permettre d’obtenir un maintien tranquille, mais pas franchement plus. Et encore, il faudra retenir Muriel et Soriano très courtisés. Avec un contrat courant jusqu’en 2018, il a fait virtuellement une croix sur des places pouvant se libérer très bientôt, du côté de la Roma, du Milan, voire de la Juve si Allegri décide de ne pas rester. Des destinations que l'Aeroplanino avait dans le viseur, mais il s'est visiblement gouré d'escale.

Par Valentin Pauluzzi
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