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Mauricio Isla, le pompier olympien

À son arrivée à la Commanderie en provenance de Turin, début septembre, personne ne donnait cher de la peau de l'international Mauricio Isla. Pourtant, quatre mois après ses débuts au Vélodrome face à l'OL, le Chilien s'est imposé dans la hiérarchie du club phocéen, au point d'être devenu l'une des seules satisfactions d'un OM en crise.

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La scène paraît surréaliste. Dimanche soir, aux alentours de 23 heures, Hervé Mathoux et l'équipe du Canal Football Club s'apprêtent à emboîter le pas à Stéphane Guy et Mickaël Landreau pour débriefer la triste partie de football qui vient de se jouer entre l'Olympique de Marseille et Guingamp (0-0). Barbe de cinq jours, cheveux en bataille, le présentateur phare de Canal s'apprête à dévoiler la note du match quand un violent 5,25/20 apparaît à l'écran. Sur son siège en plexiglas, après un sifflement qui en dit long, Pierre Ménès y va de son commentaire grinçant : « On se souviendra de cette soirée ! » Ou pas. En tout cas pas les Marseillais qui devront oublier au plus vite ce sinistre 10 janvier. Sur le plateau, pendant que les consultants s'appliquent à démonter la pauvreté du jeu phocéen et le manque d'implication de certains, un joueur semble passer à travers les gouttes. Son nom : Mauricio Isla. Car sans être génial (qui aurait pu prétendre l'être ce soir-là ?), le Chilien a sauvé les meubles à un poste qui est d'ordinaire occupé par Javier Manquillo ou Brice Dja Djédjé. Mais en l'absence de l'un et avec le repositionnement de l'autre, c'est bien sur la droite de la défense que Michel a placé son couteau suisse. Qui s'est exécuté sans dire un mot, avec le même sérieux affiché depuis le début de saison. Parce que dans un OM où rien ne va, Isla est actuellement l'un des seuls à pouvoir prétendre éteindre l'incendie qui ravage la cité phocéenne.

Aníbal lecteur


Si crise il y a au lendemain de ce sinistre 0-0 qui résonne comme une défaite, Mauricio Isla n'en est pas à ses premières galères de club. Ses problèmes pulmonaires de l'enfance oubliés, el Huaso signe à l'Udinese en 2007 où il monte en puissance et se révèle au grand public sous les ordres de Francesco Guidolin qui en fait, entre 2011 et 2012, l'un des latéraux les plus courtisés d'Italie. Alors en plein boom, le Chilien se rompt les ligaments croisés du genou lors d'un match face à l'AC Milan à trois mois du terme de la saison. De là vont naître les complications. À l'été 2012, Isla est enrôlé par la Juve pour un peu plus de neuf millions. Équipe où il devra se satisfaire du rôle de bouche-trou d'Antonio Conte durant deux saisons, malgré deux Scudetti à la clé et deux Supercoupes d'Italie.


Pas désiré par son coach, indésirable aux yeux des tifosi, Mauricio Aníbal Isla prend la porte et part tester le climat anglais pendant un an. Direction les Queens Park Rangers, la grisaille londonienne et les embrouilles avec Joey Barton. Si le temps de jeu du Chilien augmente en Premier League, la saison du club, elle, est catastrophique. Laminé 6-0 par City à deux journées du terme, QPR termine l'année lanterne rouge et file réviser ses gammes à l'échelon inférieur. Blessé lors des quatre derniers matchs, Mauricio Isla assiste, médusé, à l'effondrement d'une équipe qui ne lui aura guère permis de refaire surface. En guise de cadeau d'adieu, Joey Barton ira même jusqu'à le ranger parmi les « mauvaises graines qui ont pourri le vestiaire » . Classe.

Marseille, l'Île de beauté


À bientôt 28 ans et après avoir connu une flopée de galères dans ses différents clubs, le parcours de Mauricio Isla ressemble à s'y méprendre à celui de Lukas Podolski, à présent exilé en Turquie. Un parcours fait de quelques hauts et de nombreux bas en club, mais d'une étonnante régularité en sélection. Car si Bielsa a contribué à l'éclosion du Huaso lorsqu'il était à la tête du Chili à la fin des années 2000, c'est également lui qui voulait le rapatrier sur la Canebière l'an dernier, ne cessant de vanter les mérites de l'ancien latéral frioulan. Aujourd'hui dans les rangs phocéens, mais sans Marcelo sur le banc, Isla est l'un des seuls motifs de satisfaction d'un OM certes décimé, mais surtout dangereusement à court d'idées. Repositionné progressivement devant la défense aux côtés de Lassana Diarra, le Chilien fait preuve d'une étonnante complémentarité avec le récupérateur tricolore depuis pratiquement deux mois. À tel point qu'il devient impossible pour Michel de se passer des services d'un joueur carré, précis et extrêmement volontaire, qui se dépense sans compter pendant que Diarra joue l'as.


Si Marseille pointe toujours à une inquiétante 11e place et que les problèmes tactiques du coach espagnol sont loin d'être résolus, les statistiques parlent en faveur du Chilien. Avec Isla titulaire, l'OM gagne 53% de ses matchs quand, sans lui au coup d'envoi, ce chiffre retombe à 37%. Si sa marge de progression est encore grande (il n'y a qu'à voir ses prestations de l'été dernier en Copa América), on voit difficilement qui, hormis Lassana Diarra et Steve Mandanda, peut se targuer d'avoir fait mieux qu'Isla sur les cinq ou six dernières sorties marseillaises. À une heure où les supporters attendent une « patte Michel » qui ne vient pas, on peut tout de même reconnaître à l'Espagnol d'avoir trouvé, avec cette paire Diarra/Isla, un binôme qui semble fonctionner. Reste maintenant à savoir si Michel saura manier sa lance pour éteindre l'incendie.


Par Morgan Henry
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