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Matuidi carbo ?

Décevant au Luxembourg et pas dans une forme étincelante actuellement, Blaise Matuidi est au centre des critiques. En cause : son faible rendement et son statut de titulaire indiscutable en équipe de France. De là à le voir disparaître du onze ? C’est oublier sa capacité à rebondir et la confiance que lui accordent les membres de l'équipe de France.

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Le football est parfois ingrat. À quelques centimètres près, la jolie demi-volée envoyée par la patte gauche de Blaise Matuidi terminait au fond des filets au lieu d’échouer sur le poteau. Le milieu de terrain se serait ainsi offert un peu de répit, le temps de quelques jours, et sa mauvaise prestation du soir contre le Luxembourg aurait été sauvée par un beau petit but. Mais comme les forces du destin ont décidé de ne pas épargner le Français ces derniers temps, ce dernier doit aujourd’hui subir une flopée de critiques concernant son niveau de jeu et son statut, injustifié pour beaucoup, d’indiscutable aux yeux de Didier Deschamps. Certains ont en effet beaucoup de mal à comprendre pourquoi le sélectionneur des Bleus s’entête à faire jouer Blaisou, titulaire depuis 2011 et ses débuts en équipe de France. Surtout vu la concurrence actuelle à son poste et le schéma tactique mis en place par DD. Car dans son 4-2-3-1, Adrien Rabiot, Corentin Tolisso et évidemment N’Golo Kanté sont aujourd’hui des candidats très crédibles pour accompagner Paul Pogba devant la défense. Comme l’étaient Kanté, Moussa Sissoko ou Yohan Cabaye cet été.

Un débat qui ne date pas d'hier


Pourtant, Matuidi a toujours été choisi par Deschamps, en dépit de ses limites techniques régulièrement observées. Normal selon Jean-Marc Furlan, qui a eu le joueur sous ses ordres à Troyes entre 2004 et 2007 : « Il y a dix ans, le débat avait déjà lieu. Beaucoup voudraient mettre les onze plus talentueux sur le terrain. Mais ce ne sont pas onze mecs talentueux qui font l’équipe. Il faut aussi prendre en compte l’idée de complémentarité, d’utilité, de leadership, que les personnes extérieures au groupe ne voient pas. Quand Blaise est arrivé à Paris, mes amis devenus aujourd’hui consultants me disaient qu’il ne jouerait pas. Je leur ai répondu : "Que ce soit Laurent Blanc, Carlo Ancelotti, José Mourinho ou n’importe qui, ce sera le premier nom inscrit sur la feuille." Pourquoi ? Parce qu’il existe des bases stratégiques : quand tu as Matuidi dans ton équipe, il y a des résultats. Tu as des joueurs qui te font gagner des matchs, mais aussi des joueurs qui t’évitent la défaite. Blaise fait partie de la deuxième catégorie. Et ça, c’est dur à remarquer. »


Deschamps offrirait donc une confiance aveugle à son milieu de terrain pour des raisons que médias et amateurs de foot ne peuvent pas voir. Des choses qui ne se ressentent que dans l’intimité du vestiaire ou du centre d’entraînement. Des indices impossibles à déceler pour celui qui ne fréquente pas l’effectif au quotidien, et qui n’a donc pas tous les tenants et les aboutissants. Furlan : « L’entraîneur a une vision globale que n’ont pas les personnes extérieures à l’équipe. Ce qui amène des incompréhensions de la part du public, et les questions suivantes : Pourquoi il joue tout le temps alors qu’il est moyen ? Tout simplement parce que dans la vie commune, on sent bien que sa présence sur le terrain est indispensable pour le groupe. Moi qui ai travaillé avec lui, je peux dire qu’il possède une exemplarité et une influence très importante sur ses partenaires. Il fait briller les autres. Mais pour comprendre cette vérité, il faut être au milieu du truc en permanence. Nous, on ne connaît que 5 % de ce qui se passe à l’intérieur du groupe. »

Objectif 2018


À l’instar d’un Patrice Évra (avec des jambes et des kilomètres en plus), Matuidi profiterait de son crédit auprès de ses camarades pour continuer à être aligné malgré une forme déclinante. Aux côtés de Kanté, le Parisien devrait pourtant être remplacé par Rabiot contre l’Espagne. Dès lors, serait-on à l’aube d’une passation de pouvoir dans l’entrejeu français ? C’est vite oublier la manière de fonctionner de Deschamps, qui aime bien récompenser l’expérience et les aventures communes. L’objectif serait donc plus simplement de faire souffler Blaisou. Une bonne idée pour Furlan, qui considère que le mauvais rendement de l’ancien Stéphanois est principalement dû à la fatigue.


« Il a été particulièrement sollicité ces dernières années, rappelle l’entraîneur de Brest. Et quand tu joues autant, tu ne peux pas être performant de façon continue. Très peu de gars de haut niveau n’ont pas eu de passage à vide. Donc ce n’est pas étonnant qu’il connaisse quatre ou six mois de moins bien. Il y a une forme de logique, et les entraîneurs en sont conscients. Il lui suffit d’un peu de repos, un peu de calme autour de lui pour qu’il revienne au top. » Celui qui fêtera ses trente ans la semaine prochaine a donc de grandes chances de rebondir, comme il l’a fait à chaque fois qu’il a été discuté. Comme lorsque Unai Emery est arrivé et qu’on lui promettait le banc, par exemple. « Je ne crois pas du tout qu’il soit sur la fin. Connaissant son esprit de compétition et son sérieux, je sais qu’il va revenir. La concurrence ? Justement, ça va lui permettre de passer un peu le relais » , conclut Furlan. Jusqu’à tenir sa place durant le Mondial 2018 ?

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    Par Florian Cadu
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