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Matuidi, c'est fou comme le temps passe vite

En moins d'un an, le milieu de terrain du Paris-SG a changé de planète. Que ce soit en club ou en sélection où il sera le capitaine des Bleus face à l'Uruguay, l'homme n'est plus le même. Il y a un an, il n'avait pas joué une seule minute lors de l'Euro.

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Son statut en équipe de France


Il y a un an : Juin 2012, la France sort de l'Euro après un non match face à l'Espagne. Sur le banc, Blaise Matuidi assiste, impuissant, au naufrage des siens. Le Parisien ronge son frein en silence. Il n'a pas joué une seule minute en Ukraine et en Pologne. Le milieu de terrain est resté collé sur le banc. Comme un con. Dans la hiérarchie de la terre du milieu, Cabaye, Diaby, Nasri, Diarra ou même M'Vila sont largement devant lui. Il est venu pour faire le nombre et ne pas pourrir l'ambiance.

Aujourd'hui : La pieuvre est devenue LE milieu de terrain incontournable de l'équipe de France. Bref, en un an, le mec est passé du banc de touche au capitanat. Une folie qui démontre l'absence récurrente de cadres dans cette équipe mais également les progrès réalisés par le joueur. Et ça, Didier Deschamps ne s'en cache même pas. « Au-delà de ses qualités, c'est un leader par rapport à son rôle sur le terrain et à son style de jeu, a souligné La Dèche en conférence de presse. Il a l'agressivité, un gros volume de jeu et beaucoup de générosité. De par tout ce qui s'est passé depuis que je suis sélectionneur, Blaise me semble avoir une légitimité sportive qui me semble indiscutable. » Bah ouais, c'est le patron.
C'est lors du match de l'Espagne en octobre dernier que le joueur a pris le pouvoir. Notamment en seconde période où Matuidi écœure à lui tout seul Busquets, Xavi et Iniesta. Rien que ça. Il est partout, intercepte une dizaine de ballons et relance systématiquement dans les intervalles pour donner du rythme à son équipe. La France découvre alors un mec aux bras bizarres, pas forcément charismatique mais d'une efficacité redoutable. Le porteur d'eau 2.0. Didier Deschamps avec des pieds en somme. Normal que le sélectionneur soit tombé sous le charme du joueur de 26 ans.

Son statut au Paris-SG


Il y a un an : Arrivé de Saint-Etienne avec l'envie de franchir un palier, Blaise sort d'une première saison parisienne quelconque (29 matches, 1 but). Avec l'arrivée de Marco Verratti, Matuidi doit cirer le banc puisque Thiago Motta, Momo Sissoko et Mathieu Bodmer sont, théoriquement, devant lui. On se dit que le mec va jouer des bouts de match. Il va faire le nombre avec Clément Chantôme. Normal, Blaise ne se plaint jamais. Il n'est pas comme ça.

Aujourd'hui : Matuidi sort d'une saison en club avec 37 matches de championnat sur 38 (il a raté le Grand chelem à cause d'un carton rouge pris à Nice en décembre) et trois-quart en Coupe sans jamais être sur le banc avec un titre de champion de France à la clé. Même Zlatan Ibrahimovic, pourtant un crevard en matière de flagorneries, s'est prosterné devant les cinq poumons de son coéquipier francilien. Pourtant, le gaucher n'évolue pas dans le même registre. Il n'est pas médiatique, adore faire la sieste et emmener ses mômes au bowling. Pis, Matuidi n'est même pas beau à voir jouer. Mais putain qu'est-ce qu'il court et ratisse. Le type ne s'arrête jamais. C'est une saloperie de chewing-gum. Cette saison, Carlo Ancelotti a réussi à en faire un box-to-box (5 buts en Ligue 1). Une véritable transformation.

Sa place dans les médias :


Il y a un an : Blaise qui ? Noyé dans un PSG version QSI, l'ancien Troyen n'intéresse personne. Forcément, il évolue à un poste ingrat, ne marque pas de but, n'est pas foutu de faire un transversale de 50 mètres, ne défraye pas la chronique lors de sorties nocturnes et ne rentre pas dans les cases brillantes. Bref, Blaise Matuidi n'est pas vendeur et ne fait pas rêver. C'est Sylvain Armand en moins sexy.

Aujourd'hui : Un reportage dans Telefoot où toute sa famille apparaît à l'écran, une nomination au trophée UNFP dans la catégorie « meilleur joueur de la saison » , des papelards à gauche et à droite et une inquiétude nationale quand en avril, le PSG s'en va défier le FC Barcelone au Nou Camp, sans Matuidi, suspendu. Il ne se passe plus une semaine sans qu'un canard ne consacre du lignage au lascar. Un mec soudainement devenu bankable. Et indispensable. Parce qu'au fond, Blaise a une image de mec sympa, droit dans ses pompes, bien loin des fameuses « têtes à claques » de sa génération. Le millésime 1987. Matuidi, c'est la récompense du travail. A tel point que Mino Raiola, l'omnipotent agent de Zlatan et Balotelli, a rapatrié le milieu dans son écurie. Et fuck à Jean-Pierre Bernès, son ancien agent. Solide.

Par Mathieu Faure
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