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Mattia De Sciglio, l'escalope milanaise

Pur produit de Milanello, intégré à l'équipe première à 18 ans à peine, présenté comme le successeur potentiel de Paolo Maldini, Mattia De Sciglio était parti pour devenir la nouvelle bandiera de l'effectif milanais. Pourtant, sa cote de désamour auprès des tifosi atteint des records, alors qu'il pourrait quitter le club rossonero cet été. Chronique d'un rendez-vous manqué.

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Il avait tout pour lui ou presque. Sa tronche de jeune premier. Ses origines milanaises. Un parcours sans faute, en forme de ligne droite vers l'équipe première de l'AC Milan. Pourtant, le 23 avril dernier, face à Empoli, c'est sous une chorale ininterrompue de sifflets que Mattia De Sciglio sort piteusement du terrain pour être remplacé par Lucas Ocampos, alors que Milan doit s'incliner deux buts à un à San Siro. La faute à une prestation sans saveur de l'arrière latéral rossonero. Mais aussi à son manque d'empressement à signer un nouveau contrat avec Milan, alors que ses engagements avec le club lombard expirent en 2018. Signe que Mattia De Sciglio et les tifosi du Milan sont las. Las d'attendre une idylle prédestinée, qui s'est transformée en une drôle de relation, où désamour et déception ont progressivement supplanté tout le reste.

Coup de foudre lombard


Pour comprendre le ressentiment des tifosi envers leur joueur, il faut revenir aux sources du parcours d'un gamin programmé pour devenir un nouveau symbole du club rossonero. Milanais de naissance, intégré à seulement dix ans aux équipes de jeunes du Diavolo, Mattia De Sciglio survole les différentes catégories d'âge du club pour atterrir en équipe première à même pas 19 piges, en 2011. Et réalise un exercice 2012-2013 prometteur sous le maillot lombard, déjà accompagné de premières convocations en équipe d'Italie. Alors, forcément, les éloges et les comparaisons pleuvent. Milan, plombé par le manque de renouvellement d'un effectif vieillissant et des résultats sportifs déclinants, voit très vite en De Sciglio une promesse d'avenir chatoyante. De l'amour en barre, auquel De Sciglio répond en accueillant avec bienveillance la filiation naturelle qu'on lui prête avec Paolo Maldini, « son modèle » .

Montagnes russes


Une trajectoire ascensionnelle qui va osciller entre quelques hauts et beaucoup de bas. Lors des exercices suivants, Milan, qui avait déjà vu partir des figures essentielles du club comme Nesta, Seedorf, Thiago Silva, Ibrahimović, Inzaghi ou Gattuso à l'été 2012, se sépare de ses derniers vieux grognards, d'Antonini à Flamini en passant par l'emblématique Massimo Ambrosini. Ce dernier abandonne le brassard de capitaine à Riccardo Montolivo, qui débute alors son deuxième exercice avec les Rossoneri. Un vide soudain de talent et de leadership que ni l'ancien Florentin ni le tout jeune De Sciglio ne parviendront à combler. Plombé par les blessures, auteur de prestations jugées trop fades, l'ex-enfant chéri voit sa confiance en lui se fissurer, alors que sa cote de popularité auprès des tifosi décline inexorablement. Mentalement, De Sciglio chavire, à un point tel qu'il fait appel à un coach mental personnel, Stefano Tirelli. Ce gourou va brièvement le tirer de cette spirale négative, participant ainsi au très bon Euro 2016 du Milanais, qui s'affirme alors comme un des hommes de confiance d'Antonio Conte. « Il n'était pas en dépression, mais pas loin. En fait, il se sentait coupable et souffrait beaucoup des critiques, raconte Tirelli. Mais j'ai aidé Mattia à libérer les énergies qui restaient bloquées en lui. » « J'avais perdu pas mal de confiance et d'estime de moi-même, confirme De Sciglio en juillet 2016. Mais j'ai retrouvé la joie de vivre en dehors et sur les terrains. Et c'est grâce à lui. »

Les histoires d'amour finissent mal...


Une embellie finalement éphémère. Après un début d'exercice 2016-2017 plutôt convaincant, De Sciglio replonge, à l'image du Milan, dont la fin de saison commence à sentir le roussi. Mattia semble une nouvelle fois incapable d'assumer un rôle de modèle et de leader, qu'on lui a sans doute trop rapidement collé à la peau. Il s'effondre lors du derby mi-avril, en étant fautif sur les deux buts intéristes. Puis il livre une prestation indigente la semaine suivante face à Empoli, et doit sortir sous les sifflets de San Siro. Une bronca motivée également par les négociations enlisées de son nouveau contrat avec l'AC Milan, alors même que les médias italiens font état de contacts avancés entre le joueur et la Juventus. Une colère ambiante qui entraîne des débordements regrettables juste après la rencontre. Alors que De Sciglio quitte San Siro en voiture avec ses parents, il est violemment pris à partie par un supporter du Milan, qui lance une bouteille de bière sur son véhicule et entame même un bref corps-à-corps avec le père du joueur qui tente d'éloigner l'agresseur. Un incident qui pourrait bien enfoncer le clou d'une rupture qui semblait déjà bien engagée. L'ancien défenseur milanais, Luca Antonini, lui, n'y croit plus vraiment : « Je ne crois pas qu'il veuille renouveler en raison de l'environnement hostile qui existe autour de lui... Je pense que c'est légitime pour lui de vouloir changer d'air, mais je suis aussi désolé de voir qu'un tel joueur, que j'ai vu émerger, puisse quitter le Milan... » De quoi probablement laisser à De Sciglio et aux tifosi lombards un goût amer de déception. Comme une idylle non consommée. Ou un amour fané.



Par Adrien Candau
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