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Matri révolution

Comme pas mal d'attaquants en Italie (Toni, Di Natale), Alessandro Matri a mis du temps à exploser. Révélé à Cagliari, consacré à la Juventus, le joueur a désormais tout pour réussir. Même les veline l'entourent.

Le 28 août 2010, la carrière d'Alessandro Matri prend un tournant décisif. Pourtant, ce jour-là, le joueur est tranquillement chez lui, à Cagliari. Il doit, le lendemain, débuter le championnat en déplacement à Palerme. Ce 28 août, il apprend que David Trezeguet quitte la Juventus pour Hercules. La nouvelle ne lui fait ni chaud ni froid. Pourtant, elle vient de changer sa vie. En perdant un buteur qui avait inscrit 171 buts en 320 matches sous le maillot bianconero, la Juve se tire une balle dans le pied. Son parc d'attaquant est vieillissant, peu efficace. Iaquinta se réveille une fois tous les 36 du mois, Amauri ne se réveille pas du tout, et les seuls Del Piero et Quagliarella ne suffisent pas à faire le poids face à l'armada milanaise. Mais Matri, lui, s'en fout. A Cagliari, il est quasiment seul en attaque, et plante des buts pratiquement chaque semaine. Ca lui convient. Il n'a pas l'intention de partir. Pourtant, le 6 janvier 2011, Quagliarella se fait les ligaments croisés du genou. En urgence, la Juve prend Luca Toni, mais prépare déjà son coup. Les dirigeants veulent Matri. Le vrai successeur de Trezeguet, le buteur, c'est lui. Le 30 janvier, Matri inscrit un nouveau doublé avec Cagliari, permettant aux Sardes de battre Bari (2-1). Le lendemain, il signe pour la Juve à la surprise générale. Six jours plus tard, il se retrouve de nouveau à Cagliari, en tant qu'adversaire, avec le maillot blanc et noir. Il claque deux buts et se fait huer comme jamais par un public qui l'avait tant aimé pendant trois saisons et demi. La semaine suivante, il inscrit le seul but du mach face à l'ennemi interiste et devient déjà idole. Histoire de fou, destin surprenant. La consécration arrive à 26 ans. Pourtant, quelques mois auparavant, c'était loin d'être gagné.



Car à la base, Matri est originaire de Lombardie, formé à l'AC Fanfulla puis au Milan AC, qu'il intègre à l'âge de 12 ans. Il est fan de Van Basten et de Vieri, et veut les imiter. Néanmoins, son premier match en Serie A, le 23 mai 2003, n'a rien de prometteur. Matri débute titulaire avec le maillot rossonero dans un match sans enjeu face à Piacenza. Milan perd 4-2 et Matri ne joue que 70 minutes. L'examen n'est pas concluant. Direction les étages inférieurs. « A Milan, je n'avais pas le niveau. Tous les attaquants étaient d'une autre catégorie, je ne pouvais pas faire le poids. Je ne regrette pas d'être parti pour m'épanouir » déclare-t-il, avec du recul, dans une interview à la Gazzetta dello Sport. Pour ses 20 ans, le joueur se retrouve donc à écumer la Troisième Division italienne, passant de Prato à la Lumezzane et enfin en Serie B à Rimini. 22 buts en trois saisons. Pas désastreux, mais loin encore de convaincre Adriano Galliani de récupérer son poulain. En revanche, il tape dans l'œil de Massimo Cellino, le patron de Cagliari, qui décide de le faire signer pendant l'été 2007. Pour sa première apparition, il score immédiatement contre Naples. Bonne pioche ?



Le début en fanfare est un feu de paille. En Sardaigne, Matri se retrouve vite effacé par Robert Acquafresca, complètement en feu. Il n'inscrit que 6 buts lors de sa première saison, et fait surtout parler de lui pour ses relations avec Federica Nargi (officielle) et Costanza Caracciolo (officieuse), vélines de l'émission Striscia la Notizia. «  Ca ne plait pas beaucoup tous ces gossips, car ma vie privée devrait rester privée » affirme-t-il, gêné, dans Leggo. Le joueur se forge ainsi une réputation de lover à l'italienne, et ne réussit à s'en débarrasser que grâce à Massimiliano Allegri, qui lui offre sa confiance dès le début de la saison 2008-09. En deux saisons avec le futur entraîneur du Milan AC, Matri inscrit 19 buts et se pose en candidat pour la Coupe du Monde 2010. Mais Lippi l'ignore. L'histoire ne dit pas si Matri s'est consolé pendant l'été avec ses naïades.



Malgré l'appel des grands clubs, il décide de rester à Cagliari et débute la saison sur les chapeaux de roue. Des doublés à gogo, des buts décisifs : il est désormais devenu le joueur-clef des Sardes. Le sens du but l'habite, si bien que la Juve le suit de plus en plus prêt et que Milan se tâte à reprendre enfin son bien. Le 31 janvier, il choisit finalement la Juve, laissant tout un peuple en émoi. Sans remords. «  Le monde du football est aussi fait de ce genre de choses. Je remercie tout le monde, en particulier les tifosi de Sardaigne, qui m'ont toujours soutenu même dans les moments difficiles. Je souhaite à Cagliari les meilleurs succès pour le championnat en cours et pour les années à venir » déclare-t-il, fair-play. Six jours plus tard, il est convoqué pour la première fois en Equipe d'Italie par Cesare Prandelli, pour le match amical face à l'Allemagne. Il ne joue pas, mais il est là, comme une promesse pour l'avenir. Puis les premiers buts avec la Juve, l'amour déjà. Un vrai tombeur.



Eric Maggiori

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