En poursuivant votre navigation sur SOFOOT.com, vous acceptez nos CGV relatives à l’utilisation de cookies
et des données associées pour vous proposer des contenus et services adaptés à vos centres d’intérêts
. Gérer les paramètres des cookies.
MATCHS 12 Résultats Classements Options
  1. //
  2. // Finale
  3. // Juventus/Lazio (2-1 ap)

Matri offre le doublé à la Juve

Les deux défenseurs capitaines Radu et Chiellini avaient marqué rapidement pour lancer une belle finale équilibrée à l'Olimpico, mais c'est finalement le remplaçant Matri qui a offert la Coupe d'Italie à la Juventus, après la prolongation (1-2). Sérieux sans être brillants, mais boostés par un grand Tévez, les Turinois font le doublé et viennent à bout d'une malédiction de vingt ans en Coupe d'Italie.

Modififié

Juve - Lazio
(2-1)

G. Chiellini (9'), A. Matri (98') pour Juventus Turin , S. Radu (4') pour Lazio Rome.


Trois petites minutes pour une introduction fébrile, et un coup franc innocent pour la Lazio. Le pied droit bien éduqué de Candreva s'en charge, et la tête (et l'épaule) déterminée du capitaine Radu surgit au premier poteau. 1-0, le camp laziale de l'Olimpico est en délire et le Roumain le plus romain tape fièrement l'écusson de son club. Une ivresse qui ne durera que cinq minutes. Il suffit en effet d'un deuxième coup de pied arrêté lointain de Pirlo pour remettre les pendules à l'heure. Coup franc tiré au deuxième poteau, remise de Vidal et acrobatie rageuse de Chiellini. Capitaine en l'absence de Buffon, le gaucher marque un but materazzesque et lance pour de bon la finale : un coup de pied arrêté partout entre deux équipes tactiquement très équilibrées. Jusqu'à la prolongation. Et puis Matri...

Tactiques, compactes, sérieuses, italiennes


Cette finale a tous les airs d'un classique. Bas noirs pour la Juve, bas blancs pour la Lazio. Les couleurs sont bien connues et rappellent la fin des années 1990. Mais si les moyens financiers ont bien changé en Italie, le goût pour l'équilibre tactique semble bien trop culturel pour disparaître. L'égalisation de la Juve est ainsi suivie d'une longue période d'observation permettant d'apprécier la discipline du 3-4-3 romain, placé par Pioli en réponse au 3-5-2 d'Allegri. Au bout de vingt minutes, les deux équipes se partagent la possession et reculent très rapidement à chaque ballon perdu. Au milieu, la Juve jouit de sa supériorité numérique et domine la possession (55%), mais Pirlo joue très reculé et influe peu sur les manœuvres offensives. Devant, le trio romain ne parvient pas à trouver les espaces nécessaires pour accélérer. Les coups de pied arrêtés font trembler tout le monde, mais les deux formations sont bien trop compactes pour se faire tromper. Anderson, lui, offre à la capitale sa traditionnelle chevauchée diagonale, mais la frappe de Cataldi est bien trop molle. Pogba tente un contrôle de la poitrine dans une situation difficile, et Parolo en profite pour lâcher une belle reprise qui passe à deux doigts du poteau de Storari. Allegri est furieux après le Français. 1-1 à la mi-temps sous le regard éternellement perplexe de Bobo Vieri.

Les changements ne changent rien


La seconde période commence sur le rythme des notes romaines. La mélodie est parfois précipitée, mais la Lazio a le mérite de mettre de la vitesse dans ses mouvements. La Juve recule et doit appeler Tévez pour se sortir de situations difficiles. Et l'Argentin se met au boulot avec plaisir : un bon long ballon vers Llorente, qui atteint enfin la surface adverse à la 50e. Puis, plus les minutes passent, plus les espaces grandissent au milieu. C'est dans cette zone que les courses de Candreva et Anderson commencent à peser : cartons jaunes pour Évra et Bonucci. À vingt minutes du terme, les tatouages de Mauricio remplacent Radu, pour un souci physique. Et le rythme ralentit. Comme souvent en Italie, alors que l'équilibre tactique annule les forces collectives, c'est le talent et/ou les erreurs individuelles qui commencent à faire la différence. Chaque perte de balle est alors suivie d'une accélération trépidante. Pogba, peu inspiré, se fait remplacer par Pereyra à la 78e, et cinq minutes plus tard les deux équipes changent d'avant-centre : Djordjevic pour Klose, Matri pour Llorente. Le Serbe manque d'entrée une belle occasion face à Storari, tandis que l'Italien marque au point de penalty, mais le 9 est signalé hors-jeu (douteux). Insuffisant toutefois pour éviter la prolongation.

Matri oui, Djordjevic non


Elle commence doucement, puis se fait dynamiter par deux cris. Celui de Pioli d'abord, à la suite d'un chef-d'œuvre de faute d'Évra sur Basta, qui fait chauffer les deux bancs. Et puis les insultes lâchées en serbe par Djordjevic, à la suite de sa reprise magnifique du gauche qui finit par cogner le premier poteau, puis le deuxième, avant de ressortir comme si de rien n'était. Ils ne le savent pas encore, mais les Romains viennent de passer à côté de leur dernière chance. Alors que l'Olimpico est encore tout chaud, la Lazio se laisse assiéger par la conduite de balle de Tévez, qui offre à Matri un mini-espace pour frapper du plat du pied dans la confusion. Berisha dévie, mais n'arrête pas : 2-1 pour la Vieille Dame à la 97e ! La Lazio se lance à l'assaut des cages de Storari, Anderson dribble tout ce qu'il voit et Keita entre pour De Vrij. Mais la belle romaine ne reviendra jamais, et se fera même punir à chaque remontée de balle de Tévez, qui aura couru, taclé et créé pour toute une équipe. Pour sa première saison turinoise, Allegri s'offre un doublé et peut partir sereinement vers Berlin.



Par Markus Kaufmann
Vous avez relevé une coquille ou une inexactitude dans ce papier ? Proposez une correction à nos secrétaires de rédaction.
Modifié



Hier à 18:30 La Fondation Lionel Messi pas très utile selon les Football Leaks 36
Partenaires
Olive & Tom Gérez comme un pro votre équipe de sport amateur
dimanche 14 janvier Le low-kick fou de Tony Chapron 165