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Matmatah : « Schumacher-Battiston, on n'a toujours pas digéré »

Au cœur d’une grosse tournée de 79 dates, Matmatah s’est arrêté au Fil du Son, festival étonnant situé dans la petite ville de Civray, près de Poitiers. Pour monter sur scène, mais aussi pour parler football. Entre deux accords de guitare et quelques comprimés de doliprane, mais sans Marocco.

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Comment ça se passe au Fil du Son ?
Stan : Franchement, c’est super sympa. La jauge est environ à 10 000 personnes (le festival, qui s’est déroulé du 27 au 29 juillet, était complet le samedi, ndlr). C’est appréciable et différent des grosses machines. Il y a un esprit cool, mais l’organisation est très professionnelle. Dès qu’on arrive, tu vois énormément de personnes en tee-shirts verts qui s’occupent de toi. En fait, ce sont des bénévoles ! Bref, y’a moyen de s’amuser.

Ça vous arrive de taper le ballon sur des festivals ?
Manu : En Suisse, il y a un festival qui s’appelle la Fête de l’Espoir. Et il y a un match d’organisé, un truc caritatif. C’est une équipe de troisième division du pays contre les artistes, qui prennent tous une énorme race la veille. Autant dire que quand tu vois les gueules des artistes arriver, avec le coup de fusil qu’ils se sont pris… Même s’ils ont droit aux remplacements illimités, c’est drôle. Et une année, les artistes ont commencé à mettre des buts. Là, tu voyais les vrais joueurs s’exciter parce qu’ils étaient en train de se faire dominer. Tu as Kamini qui leur mettait une branlée, quoi !

Une fois, on a quand même failli disputer un match de Coupe de France en 1998 ! On était à un festival organisé par des potes en Centre Bretagne et Saint-Vran n’avait pas assez de joueurs. Ils étaient dans la merde, donc ils nous ont demandé de jouer.
Et vous avez participé, vous ?
M. : Bah, on regardait...

S. : On n’est pas des férus de sport, nous…

Vous n’avez jamais fait de foot ?
S. : Moi, j’ai fait un entrainement au PL Bergot. Un seul. J’ai énormément appris. Après, ça m’a emmerdé. C’est surtout le sport qui m’emmerdait par-dessus tout.

Éric : Moi aussi, j’ai joué un peu quand j’étais jeune. J’étais gardien de but.

S. : Une fois, on a quand même failli disputer un match de Coupe de France en 1998 ! On était à un festival organisé par des potes en Centre Bretagne. Le match, c’était Saint-Vran contre je ne sais plus quelle équipe. Et en fait, Saint-Vran n’avait pas assez de joueurs, ils étaient dans la merde, donc ils nous ont demandé de jouer. Finalement, c’est l’équipe adverse qui leur a donné des joueurs.

Vous suivez le foot, quand même ? Le Stade Brestois par exemple (La fondation du groupe a eu lieu à Brest, NDLR) ?
S. : Je me suis intéressé au foot jusqu’en 1986. J’allais voir les matchs de Brest au stade avec mon père. Ouais, j’étais fan ! J’ai vu le Saint-Étienne de Platini en 1981, par exemple.

É. : On a envie que le Stade Brestois revienne en Ligue 1, mais c’est plus du chauvinisme qu’autre chose. J’allais aussi voir les matchs quand je suis arrivé à Brest à la fac, et je continue de les suivre. Et puis, j’étais abonné aux chaines de sport il n’y a pas longtemps, au début de beIN SPORTS. J’avais tous les championnats. Sauf que moi, tu me fous devant un écran, je reste le cul posé pendant des heures. Et ma femme a commencé à gueuler. Donc on vient de résilier. Il y avait même Olive et Tom. Je n’ai d’ailleurs jamais compris comment le terrain pouvait être aussi grand. Et le ballon si ovale.

Lambé, c’est un peu une chanson de stade. « Si tu prends une branlée, vient donc faire un tour lambé » ! Au Stade de France, elle est passée pour Rennes-Guingamp, finale de Coupe de France.

Le dernier match que vous êtes allés voir, c’était quoi ?
S. : On a fait le coup d’envoi de Brest-Sochaux en février dernier. Donc on a regardé le match, on n’avait pas le choix. Il faisait un temps de merde ! Mais c’était sympathique, on ne s’est pas fait chier. Ce n’était pas la première fois d’ailleurs, on avait déjà fait un coup d’envoi en 2001, et en général on porte la poisse. Mais là, ils ont gagné 2-0.

É. : On était mal habillé, mais bien placé.

Vous êtes quel genre de supporters ?
S. Absent. (Rires) Enfin moi, j’ai passé le match à demander à ceux qui s’y connaissaient ce qu’il fallait dire en interview d’après-match. Parce que je devais donner mon analyse du match, alors que je ne connais même pas la règle du hors-jeu ! Donc on m’a donné les phrases bien senties à dire, genre «  L’important, c’est les trois points » .

Lors du Mondial 98, notre guitariste avait parié que si on gagnait, il se rasait la tête. Pendant la finale, on a donc sorti la tondeuse à 2-0.
É. : Mais en fait, on se fout des rivalités. Là, on soutient les Chamois Niortais parce qu’on n’est pas loin de Niort. On est les opportunistes du foot. On aime le beau jeu ! J’ai déjà porté des maillots de Sochaux ou de Rennes à des concerts.

Vous faites souvent des choses avec le club de Brest ?
S. Il y a longtemps, ils nous avaient demandé de faire une chanson, et puis ça n’a jamais abouti.

É. : On n’a jamais réussi à se mettre dans l’état suffisant pour écrire les bonnes paroles…

S. : Mais peut-être qu’un jour, en fin de soirée, on y arrivera. Sinon, ils mettent régulièrement nos chansons pour les matchs. En même temps, le stade s’appelle Francis-Le Blé. Donc « Viens faire un tour à Le-blé » , c’est facile.

Vidéo

É. : Lambé, c’est un peu une chanson de stade. « Si tu prends une branlée, vient donc faire un tour lambé » ! Au Stade de France, elle est passée pour Rennes-Guingamp, finale de Coupe de France. On était plutôt contents. C’est bien pour les droits d’auteur ! Non ? ( «  Non, c’est nul !  » se marre le manageur) Brest diffuse aussi un titre de notre dernier album en ce moment.

Et l’équipe de France dans tout ça ?

S. : On a tous un côté patriote refoulé, hein. Quand il y a une coupe du monde, on est tous comme des cons devant la télé à partir des huitièmes. Moi, je déteste Harald Schumacher, d’ailleurs. Je n’ai toujours pas excusé, ni digéré, désolé. Je me souviens du match, j’étais à Brest avec mes parents. Même ma mère, qui déteste le foot, hurlait dans l’appartement. Du Hitchcock, quoi. Mon père gueulait : « Je ne veux plus regarder, je ne veux plus regarder ! » C’était n’importe quoi.

É. : J’en ai pleuré…

M. : Marco Materazzi, pareil, c’est difficile de l’aimer. Et dire que Jagger l’a soutenu…

On préfère s’arrêter sur les histoires amateurs collectives. Où les mecs ne sont pas forcément les meilleurs à leurs postes, mais avec qui il se passe quelque chose. Un peu comme nous quand on a commencé dans les bars
Il y a quand même eu 1998. Qui est tombé au même moment que la sortie de votre premier album.
S. : C’est vrai qu’on a tourné de concert avec le Mondial. On avait décidé de sortir l’album la veille du début de la compétition. C’était une belle période d’euphorie. Ça nous aidé finalement, l’ambiance collait à nos chansons, c’était la fête… À l’époque, notre guitariste avait parié que si on gagnait, il se rasait la tête. Pendant la finale, qu’on regardait dans notre QG de Brest, on a donc sorti la tondeuse à 2-0. Et il a fini la boule à zéro.

La finale de l’Euro 2016, vous l’avez regardée où ?
M. : Celle où Cristiano Ronaldo a failli mourir d’un AVC du tibia gauche ?

S. : On a rapidement éteint la télé, c’était nul. Moi, je préfère les femmes, certaines crachent leurs dents, elles s’en foutent.

Hormis Ronaldo, il y a d’autres choses qui vous indignent dans le foot ?
S. : Ce qui m’emmerde, c’est le fric. Et je crois, pour en avoir parlé avec Jean-Luc Le Magueresse, qu’un truc s’est cassé en 1986. Pourquoi ? Je ne sais pas, mais je mettrais le point de rupture à cette date. Aujourd’hui, il y a une forme d’indécence dans les salaires, dans les transferts… Ils vivaient bien à l’époque, mais ce n’était pas pareil.

É. : On préfère s’arrêter sur les histoires amateurs collectives. Où les mecs ne sont pas forcément les meilleurs à leurs postes, mais avec qui il se passe quelque chose. Un peu comme nous quand on a commencé dans les bars : on n’était pas les meilleurs guitaristes, pas les meilleurs bassistes, pas les meilleurs artistes, mais il se passait quelque chose quand on jouait ensemble. Quand on retrouve cet esprit un peu poétique, comme on voit parfois en Coupe de France, c’est cool.

M. : Moi, ce qui me fait marrer, c’est qu’il y a des personnages incroyables tellement différents qui évoluent dans le même monde… Genre Zlatan Ibrahimović et Guy Roux dans le même milieu. C’est n’importe quoi !

Dernière question : en tant que Breton, vous pensez quoi de Guingamp, 7 000 habitants et une des meilleures équipes françaises ?
S. : Tu connais la potion magique ? Je pense que c’est eux qui possèdent la recette. Et c’est au Galopin qu’on la trouve.

Propos recueillis par Florian Cadu Plates coutures (La Ouache Production/L’autre distribution), sorti le 3 mars 2017
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