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Mathieu, le roux de secours

Contraint à l’exploit, Valence s’attaque à la montagne parisienne sans sa défense habituelle. Rami et Costa out, Jérémy Mathieu a toutes les chances du monde d’être titulaire dans l’axe ce mercredi au Parc des Princes. Un cadeau empoisonné ?

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Pour son retour comme titulaire avec Valence, Jérémy Mathieu a vécu 90 minutes gênantes. Aligné dans l’axe de la défense lors du derby face à Levante, le Français a pataugé, s’est troué, pour finalement terminer sur les rotules. Une prestation faiblarde qu’il doit autant à son tout frais retour de blessure qu’à la cascade d’absents du côté de Mestalla. Rami à l’infirmerie, Ricardo Costa sur le flanc, et voilà donc Jérémy Mathieu titulaire au sein de la charnière du Valence CF. « J’essaye de faire le maximum et je suis content d’avoir rejoué samedi. J’avais un peu peur de jouer dans cette position, mais petit à petit, je me sens très bien, et j’espère être préparé pour jouer encore 90 minutes. Je ne sais pas si je suis déjà à 100 %, mais presque  » , s’excusait-il lors de la conférence de presse post-derby. Des excuses, il n’en aura pas ce mercredi. Potentiel titulaire dans cette même position face au PSG, il aura pour charge de se coltiner les Lavezzi et compagnie – quelque peu au-dessus de la doublette de Levante Acquafresca-Rios. Ernesto Valverde, ou l’art de pourrir un retour.

L’usure, Achille et Barcelone

La saison actuelle est un long chemin de pénitence pour l’homme-roux de Liga. Out depuis la victoire étriquée face à Bilbao lors de la huitième journée (3-2), il a fêté son retour dans le groupe lors du déplacement à Saragosse le 23 du mois passé. En cause, une saleté de tendinite aux tendons d’Achille. « J’aurais préféré me fracturer quelque chose. Au moins, j’aurais tout de suite su pour combien de temps j’en avais. Là, c’est une blessure qui tue le moral. Un jour tu vas bien, le lendemain non. Tu as l’impression que tu peux jouer, tu essayes, et c’est là que la douleur arrive. Je n’aurais jamais pensé que ça prendrait autant de temps » , se désolait-il il y a peu dans les colonnes de L’Équipe. Depuis le début de saison, Mathieu n’a ainsi foulé qu’à cinq reprises les pelouses d’Espagne. Pour comparaison, l’an dernier, il facturait 51 apparitions au mois de mai… C’est d’ailleurs cette répétition d’efforts qui lui a valu tous ces problèmes : «  En fin de saison dernière, je n’ai pas eu envie de m’arrêter et le club non plus. Il y avait des échéances importantes avec la demi-finale de Ligue Europa, le championnat où il fallait se qualifier pour la C1, et l’Euro. J’ai forcé, forcé, forcé, l’inflammation s’est agrandie, et j’ai aussi repris la saison trop tôt.  »

Bilan de l’opération, il jette l’éponge après ladite rencontre face à l’Athletic Bilbao. « Je ne pouvais plus sprinter, sauter, jouer au foot tout simplement (…). Moi, le club, on a tous commis des erreurs » , regrette-t-il. Après un imbroglio «  opération ou non » , il file en soin à la clinique Quiron de Barcelone. Tous les jeudis, rendez-vous est pris avec le docteur Cugat pour surveiller l’évolution de ses tendons d’Achille. Début janvier, il prend même un appartement à quelques pas de son nouveau centre d’entraînement histoire d’accélérer le processus de guérison. En février, le feu passe au vert : il revient à Valence, sue à grosses gouttes et entrevoit le bout du tunnel. Sûr de lui, il sait « que le club a besoin de moi et que les dirigeants s’impatientent un peu, mais la clé, c’est d’être patient. Je pense qu’ils l’ont compris.  » Aujourd’hui, il n’a « pratiquement plus de douleurs. Sauf le matin vite fait quand je me lève, mais dès que je commence les exercices et que ça chauffe, c’est bon.  » Tant mieux, ce PSG-Valence est programmé à 20h45.


Titulaire par défaut, vraiment ?

Deux semaines seulement après avoir fait son come-back, le voilà donc en passe d’être titulaire pour ce huitième de finale retour. En défense centrale. Pour dépanner. Il fera la paire avec le rugueux Victor Ruiz. Plus que son retour, c’est bien son positionnement qui surprend. L’an dernier, il formait avec son binôme interchangeable Jordi Alba la gauche forte du championnat. Une fois le Speedy Gonzalez espagnol revenu dans son bercail barcelonais, un boulevard lui était même offert pour s’imposer durablement à Valence. Et titiller d’un peu plus près l’équipe de France. La tendinite prenant place, l’ancien du TFC est retombé dans l’anonymat. Réputé pour sa timidité excessive, le garçon ne se dit pas plus effrayé que ça par ce retour à la lumière contre le PSG. « J’ai vu leur deux derniers matchs face à Marseille et je n’ai pas été surpris. Le PSG laisse la possession à son adversaire et joue en contre-attaque. À Mestalla, nous nous sommes découverts et Paris en a profité  » , analyse-t-il. Justement, sa vitesse et son peps retrouvés seront précieux pour contrecarrer les vagues parisiennes. Des vagues qui peuvent également le noyer.

Par Robin Delorme, à Madrid
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