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  1. // Coupe du monde 2014
  2. // 1/2 finale
  3. // Pays-Bas/Argentine (0-0 ; 2tab4)

Mascherano taille patron, Romero taille héros

Dans une demi-finale fermée où les défenses ont pris le pas sur les attaques, l'Argentine retiendra les parades de Romero et le match de mammouth de Mascherano. Les Pays-Bas : la faillite de ses melons, Sneijder et Van Persie.

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Argentine


Romero (6 + 2 pénos arrêtés = 8) : Et de deux parades, une à droite, une à gauche, Chiquito est devenu grand. Le Goycochea de 2014. À Brest d'ici deux saisons.

Rojo (5) : Beaucoup de tatouages, beaucoup de gel, beaucoup de centres ratés, mais peu de danger dans le couloir gauche de « Rouge » . Allez, passage en terminale validé.

Garay (7) : Sur cette longue ouverture de Blind pour Van Persie, juste avant la demi-heure de jeu, il a repensé à Ayala, à Bergkamp, au stade Vélodrome. Puis il s'est dit que, contrairement au raton, il aimerait rester autrement dans l'histoire de l'Albiceleste que sur une trajectoire mal jugée. Alors, il a fait deux pas en arrière et a étendu au maximum son mètre 92. Avec succès.

Demi-chelis (6,5) : Demi-retraité il y a un an, demi-finaliste ce soir. Ressuscité par Pellegrini, le Cordobés a encore sorti un gros match derrière. À la surprise de tous, lui le premier, le voilà en finale de la Coupe du monde.

Zabaleta (5,5) : Le Citizen passait une soirée peinard, à faire le boulot en fermant efficacement son couloir droit, quand soudainement, un blondinet lancé à toute vitesse l'a coupé en deux. Résultat, Pablito s'est tapé la honte avec son morceau de coton sur la figure.

Mascherano (8) : Le patron. A maîtrisé en marchant les accélérations de Robben et Sneijder. S'est relevé indemne d'un K.O. A sauvé les siens dans les arrêts de jeu. Et est sorti vainqueur de son concours de calvitie précoce avec Robben.

Biglia (4) : Lucas titulaire, il paraît que les supporters de la Lazio n'en croyaient pas leurs yeux. Nous, on ne peut pas juger, on ne l'a pas vu. Hormis quand Janmaat a essayé de lui casser le poignet avec les genoux. Miss you Redondo.

Enzo Pérez (6) : Match correct du Mendocino, qui a fait ce que Sabella attendait de lui : filer un coup de main défensif à Rojo et donner ses ballons au duo Messi-Higuaín. Malgré tout, on préfére notre Pérez à nous, ce bon vieux Sébastien. Remplacé par Palacio (81e) qui, d'une affreuse tête, a manqué la première balle de match de l'Argentine.

Lavezzi (6) : Il faisait Pocho ce soir à São Paulo. Pas terrible face à la Suisse, moyen face à la Belgique, le Parisien a mis le feu pendant une bonne heure dans son couloir droit pour sa troisième titularisation consécutive, avant de baisser le pied. Il n'est donc pas que là pour ses abdos et sa bonne humeur. Fatigué, il a cédé sa place à Maxi Rodríguez (101e), qui a manqué la deuxième balle de match.

Messi (5) : Une bonne ouverture, quelques contrôles excitants, une percée en toute fin de partie, mais à part ça, capitaine Lio était éteint ce soir. Parce qu'il gardait tout pour la finale ?

Higuaín (4) : Une occase en 82 minutes de jeu. Un bon résumé du match offensif des siens. Remplacé par Agüero (82e), qui s'est bien échauffé pour la finale.

Pays-Bas


Cillessen (6 + 0 = 6) : Un crochet et un clin d'œil pour Higuaín, la même chose pour Agüero. Puis le néant aux tirs au but, devant un Krul médusé.

Indi (5) : Is what I want. It's in my soul. It's what I need. Indi rock and roll. Malheureusement, comme Indi Schleck, Bruno Martins a dû abandonner trop tôt, dès la pause. Remplacé par Janmaat (46e) qui, d'un tacle des deux genoux sur Biglia, nous a rappelé la présence sur le pré de l'Argentin.

Vlaar (7) : Et Vlaar, un coup de latte dans la tronche de Garay. Et Vlaar, un tacle de la tête sur Higuaín. Elle nous plaît beaucoup, cette version actualisée de Jaap Stam. Et ce, malgré son horrible péno. Dur pour celui qu'on appelle « Le Deux » .

De Vrij (6,5) : Une tête de gamin dans un corps de déménageur. Solide, serein, prometteur. Et né à Ouderkerk aan den IJssel, rien que ça.

Kuyt (6,5) : Impeccable arrière-droit en première, impeccable arrière-gauche en seconde. Pas mal, ce petit blondinet débusqué par Louis van Gaal. Pas de doute, l'avenir lui appartient.

Blind (5,5) : Plutôt petite blind en première période face aux coups de rein de Lavezzi, plutôt grosse blind en seconde période face à une attaque argentine inoffensive.

De Jong (5,5) : Pour son retour dans le onze, le «  Hollandais violent » a fait dans la sobriété. Pas de high kick ni rien de ce genre. Des interventions simples et des passes courtes. Presque décevant. Remplacé en tirant la langue par Clasie (62e), qui a réussi son match en nous faisant penser à Klas Ingesson.

Wijnaldum (6) : En première division hollandaise à 16 ans. En demi-finale de la Coupe du monde à 23. Le Seedorf 2.0 a, lui aussi, de beaux jours devant lui. Pas sûr que ça suffise à le consoler.

Sneijder (4) : Des coups francs mal tirés, une influence sur le jeu très faible et un péno détourné par le gardien remplaçant de l'AS Monaco. Ça ressemble à un triste clap de fin pour le champion de partout où il est passé. Sauf en sélection.

Robben (6) : « Le lion est dans sa cage, je répète, le lion est dans sa cage. » Bien tenu par ses gardes du corps toute la soirée, Robben n'a pas pu offrir au peuple hollandais une deuxième finale de Coupe du monde consécutive. En revanche, il s'est clairement positionné pour le Ballon d'or.

Van Persie (4) : La tête haute, les coudes remontés et les poings serrés. Et pis c'est tout. À sa décharge, les centres pourris qu'il a reçus toute la soirée. Remplacé par Huntelaar (96e), qui a gâché la soirée pénos de Krul.

Par Léo Ruiz et Hugo Richermoz
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