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  1. // Amical
  2. // Ukraine/France (1-4)

Marvin gai

45 premières minutes ennuyeuses. 45 dernières de folie. Difficile de comprendre cette équipe de France. Marvin Martin fête sa première sélection par deux pions. Comme un certain Zizou.

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Ukraine-France : 1-4


Buts : Tymoschuk pour l'Ukraine, Gameiro, Martin (x2) et Kaboul pour la France





Un match des Bleus en Ukraine n'est jamais vraiment amical. Certains y ont enterré leurs ambitions internationales. N'est-ce pas Sébastien Frey ? Alors forcément les onze jouaient gros ce soir à Donetsk. Surtout que Laurent Blanc avait décidé de tout changer. Enfin presque tout. Hormis Mamadou Sahko, il ne restait aucun survivant du piteux match nul de Minsk de vendredi. Parmi les dix injectés, certains jouaient gros (Gameiro, Menez et M'Vila par exemple), d'autres moins. Une pensée pour Steve Mandanda, promu capitaine, dont le rôle de doublure de Lloris semble lui prédire une carrière internationale à la Coupet. A un an de l'Euro 2012, des places sont à prendre. C'était le message, en substance, lancé par le sélectionneur à ses troupes. Ce n'est pas pour rien que les Bleus se coltinent les deux co-organisateurs du prochain Euro, chez eux (Ukraine, puis Pologne en fin de semaine). Pour le premier round, l'Ukraine a pris une baffe dans la gueule (1-4) avec un Marvin Martin de gala.

Dans un 4-3-3 inspiration lilloise, Gameiro prend l'axe pendant que Rémy et Menez se partagent les côtés. Au milieu, le trio M'Vila, Matuidi, Cabaye ratisse large et monte la garde devant un back four inédit composé de Réveillère, Kaboul, Sakho et Evra. C'est dense et compact et forcément, les occasions sont rares. Il faut attendre vingt minutes pour s'émoustiller la rétine. Sur une accélération, Menez met au supplice trois défenseurs locaux mais foire son centre. C'est peu. Le match se résume à une succession de passes dans le milieu. A toi. A moi. Re-à toi. Re-à moi. Zzzz. Zzzzz. Les interventions défensives prennent le pas sur les intentions offensives. Laurent Blanc avait été déçu par le match contre le Belarus. Pas certain qu'il soit revigoré par la prestation des siens. D'autant que les attaques françaises sont stéréotypées. Rémy/Menez sprintent balle au pied, centrent sur un défenseur adverse pendant que Gameiro peine à exister. Alors qu'on s'endormait, Gusev récupère la gonfle au milieu et s'en va léchouiller le montant droit de Mandanda sur une frappe de l'extérieur de la surface. Alléluia. 41ème minute, enfin une raison de vibrer. Gameiro finira sa mi-temps par une frappe repoussée par le gardien du coin. Rien de transcendant. On s'est fait chier et on comprend pourquoi le stade est au trois-quarts vide.

Se faire plaisir ? Marvin Martin dit oui

Histoire de rester sur le même rythme, les Bleus décident de galvauder tous les coup-francs et corners. Cabaye, pourtant loin d'être manchot habituellement, ne trouve personne sur chacune de ses tentatives. Et c'est à ce moment que Tymoschuk décide de briser définitivement la carrière internationale de Mandanda. Sur une contre-attaque de Rotan, Voronin décale le milieu de terrain du Bayern. Tchouk-tchouk dégoupille alors un missile flottant avec un ballon de plage qui trompe le portier de l'OM, moyennement inspiré sur le coup. L'Ukraine, sans rien montrer, mène au score. Les Bleus sont sonnés et réagissent dans la foulée, mais la frappe de Gameiro trouve le torse de Pyatov. Persévérant, le Lorientais égalise dans la foulée : il tente un une-deux avec Rémy, la balle lui revient suite à un contre ukrainien et le numéro 20 ne perd pas de temps pour fumer le portier adverse d'une belle frappe exter-droit. En quatre minutes, on a rêvé autant de fois qu'en huit mois de mandat Laurent Blanc.

Le “Président” a compris qu'il fallait arrêter de déconner et fait entrer ses cadres. Ribéry, Malouda et Benzema remplacent Menez, Gameiro et Rémy. Les Bleus changent complètement de ligne d'attaque. Mandanda flippe pour “l'après” quand Tymoschuk tente un coup-franc direct à plus de 35 mètres. Heureusement pour le Marseillais, le capitaine ukrainien ne cadre pas. Blanc décide de tout faire par trois, il se paye un nouveau triple changement en injectant Abidal-Diaby-Martin pour Sakho-Cabaye-Matuidi. Pour sa première sélection, Marvin Martin n'est pas dépaysé de Sochaux, il retrouve des mecs en maillot jaune. Ça, c'est avant l'action du match. Rim-K se fend d'un enchaînement digne de PES : contrôle orienté extérieur pied droit – pichenette pour éviter l'intervention du défenseur – frappe du gauche. Benz est chaud. Martin le sait et l'envoie au one-one contre Pyatov, mais le Madrilène échoue sur le portier local. Ça part de partout, les Ukrainiens sont carbonisés et les Bleus en profitent. On le sentait bien chaud le Sochalien. Il le prouve à la 87eme. Petite misère sur Tymoschuk pour se mettre dans le sens de la marche, accélération et frappe tendue en dehors de la surface, le néo-Bleu trouve les ficelles et débarque avec fracas chez les grands. Histoire de confirmer son potentiel, Martin délivre dans la foulée un caviar pour Kaboul sur un corner. L'ancien joueur de l'AJA, complètement seul, crucifie Pyatov et porte le score à 3-1. On le sent sur un nuage, le mec du 14ème arrondissement. Sur une contre-attaque sonique, Benzema donne à Martin qui s'offre un doublé pour sa première sélection. En moins de cinq minutes, Marvin Martin est devenu Youtubisable et rejoint ZZ dans le clan des premières sélections à deux pions. Clan dans lequel le dernier inscrit s'appelait Bafé Gomis, c'était en 2008. Ca relativise les choses...

Victoire 4-1 des Bleus. Un score flatteur tant les Ukrainiens ont abandonné dans le dernier quart d'heure. On retiendra la boulette de Mandanda, une première mi-temps chiante à mourir et l'homme au double prénom : Marvin Martin. En espérant que les Bleus des quarante-cinq dernières minutes donnent des idées pour la suite : de l'envie, de l'émulation et des buts.

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