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Martins de retour aux affaires

Après quelques années de purgatoire footballistique, Obafemi Martins est de retour sur les prés. Dans la banlieue de Valence, il fait les beaux jours du poil à gratter Levante. Un retour au soleil pour le Nigérian à la carrière si atypique.

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Lorsque le cas d’Obafemi Martins est évoqué, les qualificatifs « véloce » et « rapide » reviennent en boucle. Mais pas que. Depuis son arrivée sur le Vieux Continent, Obaoba a aussi squatté la case faits divers avec une habitude déconcertante. En 2005, une petite bombe est lâchée : Martins n’aurait pas 21, mais 27 printemps au compteur. C’est le site internet officiel de la Fédération des Super Eagles qui l’affirme. Après enquête, ce changement de date de naissance est l'oeuvre d’un employé de la Fédé, plus rémunéré depuis six mois, et qui souhaitait se faire entendre. Ledit webmaster est condamné, mais l’incertitude autour de l’âge d’Obafemi demeure. Deux ans plus tard, de retour au Nigeria avec sa sélection, Martins est pris dans une embuscade. Alors qu’il fait le plein de son 4X4 en compagnie de son pote Remi Onipede, des hommes armés le canardent. Résultat : une peur bleue mais aucun bobo. Aujourd’hui, fini (ou presque) les tracas, Martins fait son retour dans les pages sportives. Pour le plus grand bonheur de son nouveau club, le huitième de sa carrière, Levante.

«  Il lui manque seulement la culture alimentaire  »

Avant d’atterrir dans la banlieue de Valence, le Nigérian a bourlingué un peu partout en Europe, de l’Angleterre à l’Allemagne en faisant un crochet par la Russie. Mais cette histoire d’incompris du ballon rond européen commence en Italie. Obafemi y débarque en 2000. Un an lui suffit pour troquer la liquette de la Reggiana pour celle, plus prestigieuse, de l’Internazionale. À Milan, il découvre les joies du haut-niveau. Et les contraintes qui vont avec. Des contraintes auxquelles le garçon a du mal à s’adapter. Son ancien formateur, Corrado Verdelli, se souvient : « J’étais très impressionné par sa vélocité et son potentiel. Techniquement aussi, il était bon. L’unique chose qui lui manque est une culture alimentaire et une culture du travail. Il était indiscipliné en dehors du terrain. Le nombre de fois où l’on m’a appelé…  » Bref, la rigueur, ce n’est pas trop son fort à Obafemi. Massimo Moratti avait beau être amoureux du garçon – au point qu’il allait voir tous les matchs de Martins avec l’équipe réserve ou des jeunes – il doit se faire une raison : Obafemi doit partir. A 21 ans, le Nigérian est cédé à Newcastle contre une quinzaine de millions d’euros.

Dans le Nord de l’Angleterre, Martins réalise une première saison plus qu’honorable. En plus de ses 17 buts en 46 matchs, ce millésime 2006-2007 est agrémenté de quelques sucreries. Face à Tottenham, il envoie une praline dans la lucarne du portier des Spurs chronométrée à plus de 135 km/h : un cachou reconnu par le Guardian comme la neuvième plus lourde frappe enregistrée sur un terrain. Mais les choses commencent à se compliquer à l’aube de sa deuxième année chez les Magpies. Sam Allardyce débarque et ne voit en Martins qu’un second couteau, juste bon à jouer les jokers de Michael Owen et Mark Viduka. Bilan des courses : seulement 12 buts, puis 8 en 2008-2009. Le temps est venu pour Obafemi de prendre ses cliques et ses claques. Direction l’Allemagne. En échange de 10,5 millions d’euros, il s’en va chez les Loups de Wolfsburg, tout frais champions. Pas vraiment mordant, il enquille les contre-performances et est envoyé à Kazan l’été suivant. Toujours bankable, le transfert avoisine les 9 millions. Malgré une pige de six mois à Birmingham, le Nigérian est toujours aussi peu en jambes. Un problème sachant que le garçon a du feu dedans.

Plus rapide que Cristiano


Cet été, le voilà libre. Levante flaire le bon coup et le ramène dans ses filets. Fort d’une saison précédente XXL, l’équipe casse-noix de la Liga continue sur sa lancée. Aujourd’hui, les ouailles de Juan Ignacio Martinez se pavanent à une belle sixième place – soit à un petit point de Málaga, actuel quatrième et donc dernier qualifié pour la Ligue des champions. Même constat en Europa League où les Granotes sont sortis deuxièmes de leur groupe. Bref, tout cela, Levante le doit en partie à sa recrue estivale. Meilleur buteur de Levante – six buts, tous en championnat – Martins continue de faire parler. Outre ses spectaculaires célébrations de but, l'attaquant a tapé le sprint le plus rapide de la Liga, devant Cristiano Ronaldo. Oui oui, le garçon est de retour en forme. Des performances qui font dire à son coach, Martinez, que « Martins nous donnera ce petit plus, surtout en vitesse. Sa signature a été un effort de la part du club, mais je ne veux pas trop m’épancher sur son cas » . On ne pipera plus du côté du club. Pour sa part, toujours sourire aux lèvres et déjà adopté par les aficionados, Martins se plaît en Espagne. Et puis, avec Obafemi, on n’est pas à une surprise près. Dernièrement, des clichés l’auraient surpris dans un parking avec la sœur de Mario Balotelli. Et pas pour faire un scrabble…

Son but face à Tottenham
Vidéo


Par Robin Delorme, à Madrid
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