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Martial, la dernière folie anglaise

Manchester United pourrait donc faire d'un gamin de 19 ans sans beaucoup de références, le transfert le plus cher de l'histoire de la Premier League. Un coup de folie ? Pas forcément, au regard du contexte actuel et de la tradition anglaise en la matière.

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Monaco est en train de ringardiser Porto. Longtemps, le club lusitanien faisait office de référence absolue quand il s'agissait de revendre à prix d'or des joueurs auparavant achetés pour quelques poignées de cerises. Mais avec l'ASM, ce savoir-faire flirte désormais avec l'art. On pensait que le coup de James Rodríguez, vendu plus de 80 patates au Real Madrid l'été dernier était une aubaine un peu isolée, le genre de truc qui vous tombe dessus sans prévenir et que vous ne pouvez pas refuser. Mais en fait, ce braquage sur le meneur colombien bonifié par un Mondial brillant était juste le coup d'envoi officiel d'une nouvelle politique économico-sportive sur le Rocher. Car les stratèges du club monégasque ont oublié d'être cons. Ils ont bien capté que ce nouveau modus operandi répondait parfaitement à des obligations particulières (le fair-play financier compliqué à tenir vu les faibles ressources de l'ASM, le divorce de Rybolovlev qui l'aurait salement essoré), mais surtout à une nouvelle tendance internationale. Celle qui consiste à ne plus forcément débusquer les stars à leur sommet, mais davantage d'investir, même très fort, dans des jeunes joueurs à fort potentiel. En se positionnant en amont de la chaîne, Monaco peut envisager d'incroyables braquages : ici Kurzawa lâché pour 25 millions d'euros au PSG, là Ferreira Carrasco pour plus de 20 barres à l'Atlético Madrid, en passant par Kondogbia revendu 40 briques à l'Inter, soit le double de son prix d'achat, Abdennour (un petit « fois 3 » sur le Tunisien parti à Valence) et surtout Anthony Martial qui sera le joueur français le plus cher de l'histoire quand Manchester United aura ajouté les 20 millions de bonus aux 60 déjà mis sur le tapis princier. Oui, 80 millions pour un joueur n'ayant encore jamais mis les pieds en équipe de France et qui ne facture même pas 30 matchs de L1 pour 11 buts inscrits. Zinedine Zidane, qui avait été transféré au Real Madrid pour 75 millions d'euros en 2001 après une Coupe du monde, un Euro et un Ballon d'or, doit un peu halluciner.

Même Palace peut lutter avec la Juve


Mais si la tendance est un peu générale, c'est doublement à cause des Anglais. Ou grâce à eux, c'est selon. Avec le jackpot des droits télé (2,6 milliards par saison de 2016 à 2019), les clubs de Premier League dépensent désormais sans compter, quitte à largement surpayer le moindre brin de talent en herbe (Amavi à Aston Villa pour presque 15 plaques, sérieusement ?). Fatalement, cette explosion de la grille des transferts se répercute par la bande sur l'ensemble des championnats qui doivent essayer de s'aligner le plus possible pour espérer ne pas devoir se contenter des remplaçants d'Arles-Avignon. En clair, les grands clubs européens ne doivent plus simplement faire le match avec le top cinq anglais, mais avec toute la Premier League. « Tous nos clubs se voient désormais capable de concurrencer les grands clubs européens pour un joueur, affirmait Alan Pardew, coach de Crystal Palace dans L'Équipe Mag du 8 août dernier. Même nous, aller à la lutte face à la Juve ou Naples ne nous fait plus peur. Et pourtant nous ne sommes que le 17e budget de Premier League (129 millions d'euros, saison 2013-2014). Mais financièrement, on peut faire le match. On l'a vu sur le dossier Cabaye. Ce joueur, il devrait évoluer avec Liverpool ou Manchester United. Il a le potentiel. Le fait qu'il ait choisi de venir chez nous est signifiant. Et c'est un message envoyé aux autres joueurs, aux autres agents. » Alors bien sûr, à ce point-là de l'histoire, la tentation est grande d'imaginer qu'Albion va prendre tout ce que la planète football compte comme cadors pour constituer une manière de NBA du foot où tous les meilleurs seraient réunis dans une même ligue. Et pourtant, l'affaire n'est pas si simple.

Aucun crack mondial n'a signé


Car à bien y regarder, le Big Four a bel et bien cassé sa tirelire, mais pas nécessairement pour du crack mondial. Au vrai, les transferts les plus retentissants se sont faits sur de jeunes joueurs pas encore à leur apogée. Évidemment, on a cité le cas Martial, sans doute le plus frappant, mais on pourrait ajouter Sterling (70 millions d'euros), Benteke (46 millions d'euros), Depay (30 millions d'euros), etc. On pourrait même y ajouter le coup de folie de City à 75 millions sur Kevin De Bruyne qui n'a finalement à son actif qu'une seule très bonne saison à Wolfsburg. Oui, l'Angleterre fait avant tout dans le prospect grand luxe, dans du bon joueur très largement surpayé, mais très rarement dans de la star mondiale à son zénith, du genre top ten d'une liste du Ballon d'or. Et ne pas forcément croire à une tendance du moment car, à bien y regarder, les meilleurs clubs de Sa Très Gracieuse Majesté n'ont jamais eu tout à fait le même attrait que leurs plus grands rivaux continentaux. « Le Real et le Barça par exemple pourront toujours s'aligner sur la plus belle des offres venant d'Angleterre, rappelle encore Pardew. Ces clubs sont en plus des forces dominantes permanentes sur la scène européenne. Leur pouvoir d'attraction est exceptionnel. Et puis, c'est une quasi-tradition, les "top top" » joueurs ne font pas forcément carrière en Premier League. » D'ailleurs, depuis la fin de règne de Thierry Henry, la Premier League a compté trois joueurs dominants : Cristiano Ronaldo, Gareth Bale et Luis Suárez. Où jouent-ils désormais ? Et il y a fort à parier qu'un Sergio Agüero pourrait largement être le prochain à rejoindre un des deux grands d'Espagne.

L'Angleterre fait flipper les meilleurs


Comment expliquer ce phénomène ? Tout d'abord, c'est un fait, les deux géants ibériques (et même autrefois les trois grands d'Italie, Juventus et les deux clubs de Milan) possèdent un sex-appeal supérieur aux meilleures écuries anglaises. Le Clásico aura toujours une mystique supérieure à un bon vieux derby of England, Liverpool-Manchester United. Sans compter l'idée d'un football plus « confortable » aussi, avec une Liga qui laisse davantage de place au football léché que la Premier League, ses duels incessants, ses défenseurs édentés qui vous démâtent sur chaque contact et son rythme infernal qui ne permet pas exactement de poser le jeu. Forcément, un truc auquel sont sensibles les joueurs les plus techniques de la planète, les véritables stars du ballon rond. Et puis, disons-le tout net, l'Angleterre peut être effrayante pour qui n'est pas un adepte de la pluie, du brouillard et de ses sandwiches mixtes camembert-confiture. En ce sens, l'échec d'Ángel Di María, un des rares world class players à son summum à avoir traversé le Channel, rappelle qu'Albion n'a jamais été une terre très simple à conquérir. Alors bien sûr, tout cela considéré, on reste quand même groggy devant le montant de certaines transactions, à commencer évidemment par celle d'Anthony Martial. Mais au fond, quel est le risque réel pour les Red Devils ? Avec la nouvelle manne des droits télé, le retour en Ligue des champions et la signature d'un contrat record avec Nike (1,3 milliard sur 10 ans), MU est sur le point de redevenir le club le plus riche du monde. De quoi se permettre toutes les audaces. Au vrai, si Martial échoue, l'argent investi n'empêchera pas le club mancunien de se réarmer encore davantage. Et si le Français s'impose, alors Manchester peut largement espérer le refourguer plus de 100 patates à un des grands d'Espagne. Oui, les Anglais tirent toujours les derniers.

Par Dave Appadoo
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