Advertisement Une caméraUne caméra qui illustre les papiers contenant une vidéo PhylactèrePictogramme représentant un phylactère (bulle utilisée dans les bandes déssinées) servant à illsutrer les commentaires envoyés par les lecteursTrophéePictogramme représentant un trophée. Ce picto illustre la section résultats / classement de SOFOOT.com Logo FacebookIcone facebook faisant le lien avec la page Facebook de notre siteFlècheUne flèche servant à la navigation. Le sens de la flèche change en fonction du contexte où elle est utiliséeLogo Google +Lien vers notre page Google+Icone "Hamburger"Icone composé de trois lignes noires horizontales identiques, les unes au dessus des autres, servant à illustrer la notion de "menu".Logo, InstagramPetit appareil photo servant à lier vers notre page InstagramPouce vers le hautPictogramme représentant une main fermée en poing avec le pouce dressé vers le haut. Illustration de la notion de "like" des réseaux sociauxMoinsLe signe mathématique "moins" Appareil photoUn appareil photo qsui illustre les articles avec photoPlusLe signe mathématique "plus" LoupePictogramme représentant une loupe, illsutrant la notion de "recherche" sur le site.Répondre àUne flèche arrondie, pointant vers la gauche et servant à évoquer la réponse à un commentaireEtoileEtoile à 5 branches, illustrant la notion de "mise en favoris"Logo twitterPetit oiseau illustrant le lien vers notre compte Twitter
MATCHS 29 Résultats Classements Options
  1. //
  2. // Musique
  3. // Interview

Marta Ren : « Je sais ce que Cristiano Ronaldo ressent »

Marta Ren ne sera pas à Porto-Leicester ce soir, trop occupée à parcourir l’Europe avec son groupe, en passant par les Transmusicales de Rennes cette année, pour jouer son deuxième album. Mais ce n’est rien de dire que ça chagrine légèrement la Portugaise...

Modififié
Contre Leicester ce soir...
Je ne serai pas au stade, même si depuis que j’ai six ans, c’est une partie de ma vie. Porto, c’est mon club. J’aime l’énergie du stade, c’est un échange, pas du tout unilatéral. Le public ensemble, ça ne se retrouve pas vraiment dans la vraie vie. J’invite des amis qui n’y connaissent rien et je les sens émus quand ils voient qu’il se passe un truc, qu’ils se lèvent, que les gens insultent, mais que ce n’est pas méchant. Moi, j’insulte beaucoup, tous les mots, les pires aussi, le stade, ça sert à ça... mais je ne suis pas anti-Benfica ou anti quoi que ce soit. Je jure, mais je ne suis contre vraiment personne, ça reste très gentil. Trop, peut-être...

La victoire à l’Euro, c’est mérité ou une petite imposture ?
La sélection, c’est une grande fierté, ça a été tellement spécial... C’était une première pour nous, dans un sport collectif pour un petit pays en crise.
« Le fait de savoir que des compatriotes ont été les meilleurs et ont résisté à la pression, ça a rendu les petits plaisirs du quotidien un peu plus beaux. »
On la sent, la crise, au quotidien, et là, les gens étaient heureux, des petits détails, dans la rue, des sourires dans les bars, l’impression d’être plus cool, pour tout... On se sent plus forts, je ne sais pas comment l’expliquer, le fait de savoir que des compatriotes ont été les meilleurs et ont résisté à la pression, ça a rendu les petits plaisirs du quotidien un peu plus beaux. Ça a été plus beau que la victoire de Porto en Ligue des champions, je crois. Moi, je n’ai pas arrêté de boire et de faire la fête pendant deux jours, c’était fou. L’alcool, ce n’est pas non plus une obligation, hein : parfois, je regarde des matchs sans boire et je ressens le même plaisir. Enfin, je crois.


Tes joueurs préférés ?
J’en ai, mais ce sont les joueurs d’avant, je n’ai plus trop d’attache affective avec les joueurs aujourd’hui. Mon joueur à moi, c’était Fernando Couto. J’étais amoureuse de lui. Vítor Baía, Rujovic, Quaresma aussi ensuite...


De quoi Cristiano Ronaldo est-il le nom ?
De mon rapport à Lisbonne, je crois.

Pourquoi ?
Le Portugal est divisé avec Cristiano : des gens ne l’aiment pas, mais moi, si, beaucoup même. Il bosse beaucoup sur le terrain, il est généreux, a conscience de lui-même, des autres aussi, il avance, il inspire beaucoup de jeunes, et moi, je me sens comme lui : quand on arrive à Lisbonne pour la première fois, on se fait reprendre sur notre accent, avec ce petit mépris inconscient de la capitale qui aime bien dire : « Il est marrant, votre accent ! » Ce n’est pas marrant, c’est la manière dont je parle, crétin. Je sais ce que Cristiano Ronaldo ressent. Et pour lui, qui vient de Madère, ça a même été encore plus dur, car plus marqué.

Jouer dans un stade, c’est un plaisir quand ça arrive ?
Pas vraiment, le son est horrible quand on y joue, le son se barre partout. À la mi-temps, tout le monde s’en fout qu’on joue, mais ce n’est pas grave, du moment que cent personnes ont fait l’effort, c’est déjà ça. J’ai déjà fait des concerts à Porto, pour la présentation de l’équipe, le nouveau maillot aussi. J’ai même proposé de faire des ateliers avec les supporters, leur apprendre à chanter, le rythme, écrire une chanson ensemble, mais le club n’a jamais suivi, jamais. La musique et le football, il faut trouver le bon équilibre. J’aimerais que la soul soit la musique du foot, mais définitivement, c’est We are the champions de Queen. C’est comme ça, bon. Il faut vivre avec.


L’argent dans le foot, ça vous dérange ou c’est le prix à payer ?
Pareil, il faut vivre avec. L’argent dans le foot, c’est évidemment un problème, mais on est tous responsables, non ? C’est une contradiction, on aime le jeu, le plaisir, et on paye, sans trop réfléchir, voilà... Soit toutes les professions à grand stress sont très bien payées, soient aucune. Après, elles ne sont pas toutes utiles.
« Pinto da Costa, c’est mon président et je l’aime. C’est irrationnel tout ça. Mais c’est le foot. C’est une drogue dont je ne souhaite pas être désintoxiquée. »
Pour moi, le foot l’est. Mon grand-père avait gagné le Dragon d’or une année, la récompense du meilleur joueur du club, dans tous les sports. Et il avait aussi le pin’s du socio depuis cinquante ans. Je l’ai amené au président Pinto da Costa, je voulais lui montrer. On a pris une photo, il était adorable. J’étais comme une enfant, il a toujours été président en fait, pour la vie dans la tête des gens. Il est le club, avec cet argent aussi. La tradition et les jeunes, le patriarche et l’argent fou. C’est mon président et je l’aime. C’est irrationnel tout ça. Mais c’est le foot. C’est une drogue dont je ne souhaite pas être désintoxiquée.

Vidéo


Propos recueillis par Brieux Férot
Vous avez relevé une coquille ou une inexactitude dans ce papier ? Proposez une correction à nos secrétaires de rédaction.
Modifié


Dans cet article


Partenaires
Podcast Football Recall Olive & Tom MAILLOTS FOOT VINTAGE Gérez comme un pro votre équipe de sport amateur Tsugi Un autre t-shirt de foot est possible