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Marseille, puissant mais pas trop

Au terme d'un match sans passion, l'OM prive la France d'une finale Classic 90's en allant battre Auxerre sur son terrain. Un but de Brandao, un autre de Gignac, on parie qu'on va en tirer tout plein d'enseignements à la con ?

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Une occasion de chaque côté, un croqueur de chaque côté. Voilà comment on peut résumer les quarante-cinq première minutes. Dès la première minute du match, Oliech lance Quercia en profondeur, qui croise trop sa frappe et perd donc son duel avec Mandanda. Puis, à la 33e, Valbuena pique un ballon pour Gignac, qui contrôle de la poitrine au milieu des défenseurs et balance sa frappe une bonne dizaine de mètres au-dessus de la barre. That's all, folks. A part ça on s'est fait chier comme des rats morts. On parle bien des quarante-cinq premières minutes, pas la première mi-temps. Parce qu'à la 47e, la défense de l'AJA confond Brandao avec le deuxième poteau. Du coup, le centre piqué de Taiwo trouve la tête rigide du Brésilien. A bout portant, la balle transperce le cerveau pour finir au fond des filets. L'an dernier, au même niveau de compétition, la Brande avait passé un doublé au TFC de Gignac pour qualifier Marseille en finale.


En dehors de ces trois faits de jeu, qui ont dû occuper le spectateur pendant une petite minute en cumulé, l'immense majorité du temps se passe en tergiversations. Ici une passe au lieu de tirer, là un débordement infructueux. Pour s'approcher à vingt mètres du but, il y a du monde, pour aller au-delà, il n'y a plus personne. Comme si cela ne suffisait pas, les Marseillais s'amusent à se blesser et rester sur le terrain le plus longtemps possible. D'abord Edouard Cissé, qui se fait marcher sur le genou par un Dennis Oliech toujours aussi maladroit, puis André-Pierre Gignac, assommé par son occasion manquée qui manque de tourner de l'œil en direct. Une première période dégueulasse donc, mais valait mieux ne pas zapper, puisque tout s'emballera pendant la deuxième.


On rigole. Au vrai, c'est comme si cette compétition était maudite. Le match peut revêtir un enjeu sportif et financier énorme (une participation en Coupe d'Europe et un sacré pactole), il peut y avoir des buts à la pelle, on se fera toujours chier comme des rats morts. Mais puisqu'il faut en parler quand même : au retour des vestiaires, Pedretti a disparu et Chafni se pointe à sa place. Big Ben s'est blessé aux adducteurs à force de faire des fautes pendant toute la première mi-temps. Autant dire que ça ne change pas grand-chose au match, excepté qu'Auxerre est peut-être encore plus amorphe. Si, c'est possible. Là on est un peu méchants, en fait. À la 50e, il y a bien Quercia qui réussit à se retourner dans la surface pour écraser sa frappe dans les gants du gardien. Et puis vingt minutes plus tard, Hengbart récupère un ballon juste aux abords de la surface marseillaise et croise trop son tir, au ras du poteau.


Mais bon, personne n'était dupe. Sans que ce soit indispensable, Gignac part de son aile gauche à la 68e, s'appuie sur Lucho pour un joli une-deux suivi d'une frappe enroulée qui bat Riou. On avait presque oublié qu'il pouvait mettre des buts comme ça. Petit pique au milieu d'un encéphalogramme plat, ce but a définitivement qualifié les Olympiens. On va sans doute beaucoup gloser sur le duo Brandao-Gignac qui commence à marcher, tout ça tout ça. Dans les faits, ce match était de ceux dont on ne peut tirer absolument aucun enseignement. L'AJ Auxerre a oublié qu'elle avait l'occasion de se qualifier pour la finale de la compétition la plus facile à gagner de l'Histoire du football. Marseille en a juste profité.





PS : Il faut vraiment que quelqu'un explique à Gravelaine que Gignac ne s'appelle pas Pierre-André. C'est si dur à comprendre comme prénom "André-Pierre" ?

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