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  2. // Rennes/OM (0-2)

Marseille mord les Rennes

Malgré l'affaire Brandao et le récent constat de la supériorité lilloise, c'est un OM solide qui a triomphé d'un Rennes trop timoré. Les Bretons rentrent dans le rang et l'OM ressemble encore à un candidat à sa propre sa succession.

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Entre deux équipes accusées, pas forcément à tort, de donner la primauté à la densité athlétique sur la puissance créative, entre les deux meilleures défenses du championnat, des débats cadenassés étaient attendus. Et le match a tenu ses promesses... L'annonce des onze d'Antonetti et de Deschamps avaient pourtant entrouvert la porte à une construction ambitieuse, à de la production de jeu dans les pieds, à l'inspiration. Le coach corse surprenait ainsi en rappelant Dalmat, associé à Leroy et Boukari dans un 4-2-3-1. DD n'était pas en reste, et relançait Cheyrou au détriment de Kaboré. Dans l'entre-jeu, l'ex-Auxerrois assurait la transition entre M'Bia et Lucho Gonzalez. Replacé au bas de son cher milieu de terrain, le teigneux camerounais cédait, lui, sa place à Heinze en défense centrale, ce dernier laissant la priorité à gauche à Taiwo.

Propulsé par cinq succès consécutifs en position de co-leader, Rennes commence à vivre avec une pression qu'il refuse d'endosser dans le discours mais qui le fragilise manifestement. Dès le coup d'envoi, on sentait de l'appréhension dans les relances rennaises. Méfiance légitime envers un adversaire redouté, mais aussi fébrilité devant la montée des enjeux. Face au poids athlétique de son trident offensif, Ayew-Gignac-Rémy, les Rouge et Noir ne transpiraient plus cette assurance qui les avaient conduits à ne plus encaisser de buts à domicile depuis la fin novembre. Les Marseillais, en revanche, ne paraissaient pas déstabilisés pour un sou par l'affaire Brandao. En optant pour Dalmat et Leroy, Antonetti avait sans doute voulu apporter de la bouteille à une équipe juvénile au moment d'aborder un match-clé de sa saison. Mais la méforme du Sochalien pénalisait finalement son équipe. Dalmat était d'ailleurs sorti dès la 56e minute. Rennes se devait alors de refaire son retard après l'ouverture du score de Rémy en première période (24e).

Deux minutes avant Rémy, Ayew avait alerté une première fois l'arrière-garde rennaise bien trouvé dans l'espace par Lucho Gonzalez, mais il enveloppait trop sa frappe pour contourner l'angle fermé de Douchez. Ni dominé, ni dominant, même s'il commençait à sembler prendre le dessus physiquement sur l'OM, Rennes cédait finalement sur l'incursion suivante. Lancé face à Douchez, Lucho refusait le duel et servait intelligemment Ayew sur l'aile gauche, dont le centre aussi puissant que spontané était repris d'une tête plongeante imparable par Rémy, qui surprenait Théophile-Catherine. Dans les arrêts de jeu, l'ex-Niçois échappait à nouveau à son garde du corps mais con coup de boule était cette fois trop enlevé.

Outre l'inhabituelle fragilité de l'arrière-garde rennaise, la première période avait dressé le constat du manque de présence rouge et noir aux avant-postes. Isolé et bien moins pesant pour une défense centrale qu'un Gignac, au hasard, Montaño affichait ses limites, celles qui pourraient coûter à Rennes une place dans le trio de tête. Devant tant d'impuissance, Antonetti tentait d'apporter un peu de soutien au Colombien en lançant Kembo-Ekoko et en offrant du répit aux vieilles jambes de Leroy. Mais le second acte offrait un calque du second, avec un Rennes légèrement dominateur mais incapable de se créer de réelles opportunités, pendant que Marseille faisait peser la menace du break.

Seuls les réflexes de Douchez maintenaient Rennes dans le match, face à la puissante frappe de Rémy d'abord (55e), puis celle de Gignac qui, en déménageur, avait éliminé d'un puissant coup d'épaule Téophile-Catherine (70e). La punition tombait finalement à la 79e minute, avec un centre en retrait de Jordan Ayew, fraîchement entré à la place de Gignac, pour Lucho Gonzalez qui d'un plat du pied-sécurité assurait le retour des Phocéens à un point des leaders. Avec cette victoire route de Lorient, l'OM se rassure après sa déroute de dimanche au Vélodrome, et peut se rendre à Manchester United avec le sentiment du devoir accompli. Toujours derrière son hôte du soir au classement, Marseille ressemble pourtant bien davantage à un candidat au titre que Rennes ce vendredi soir.

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