1. // CdL
  2. // 1/4 de finale
  3. // OM/LOSC 2-1

Marseille mate les Dogues...

Victoire logique des Olympiens au Vélodrome et qualification méritée pour les demies. Très bon match de foot dans une compétition que l'on dit pourtant menacée. L'OM s'est épargné des prolongations et poursuit son bon parcours de reprise tandis que Lille s'abonne à l'insuccès en L1 et dans les deux coupes nationales. Le déclic pour l'OM et le coup d'arrêt brutal pour le LOSC ?

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Le tournant du match ? A la 56ème, d'abord, quand Yohan Cabaye prend un deuxième jaune sur une faute sur Valbuena : expulsion sévère mais pas injustifiée. Lille est réduit à 10 alors que le score est de 1-1. Fastoche pour l'OM, en supériorité numérique ? Non. Parce que Lille a des certitudes dans le jeu. Trois joueurs maîtres suffisent à faire tenir la baraque : Rami, Mavuba et Hazard. On peut rajouter Landreau et son expérience dans les cages, soit un vrai leader par ligne : gardien, défense, milieu et attaque. Elles sont en grande partie là les explications du succès du LOSC, avec des joueurs de cette trempe. Le seul problème, c'était l'absence de Balmont (suspendu) et Gervinho (CAN avec les Éléphants). Sinon, un Lille au complet aurait posé plus de problèmes à l'OM. Un OM qui va vraiment pousser son avantage avec l'entrée d'Abriel à la place de Cissé à la 73ème. Coaching intelligent de Dédé Deschamps qui veut emporter la décision dans le dernier quart d'heure. Bien vu : Abriel est naturellement porté vers l'attaque quand Édouard Cissé était censé d'abord stabiliser une ligne défensive marseillaise qui avait trop coulé avant la trêve. Rassuré par le sérieux en défense, la Dèche pouvait donc lancer Abriel. Et, là, pas photo ! Ça joue plus vite vers l'avant et les espaces se créent dans un bloc lillois qui commence à se fissurer. Et tout bascule logiquement à la 81ème : une montée d'Abriel dans l'axe du rond central qui pousse en profondeur gauche pour un Niang toujours bien speed. Sur la ligne des 16 mètres, Mamade transmet à Valbuena plein axe qui brosse à ras du poteau gauche de Landreau, battu. C'est plié à 2-1. Malgré une mine sur la barre de Béria dans les arrêts de jeu.



Bon match des deux côtés, sérieux. C'est Lille qui avait ouvert la marque dès la 4ème par De Melo, sur un contre de 50 mètres d'Eden Hazard finissant sur un service gagnant pour son coéquipier brésilien. Insister sur ce but, c'est évidemment parler de ce merveilleux jeune joueur (19 ans) qu'est Eden Hazard. Quasi insaisissable balle au pied, toujours en mouvement, toujours en appel. Une conduite de balle parfaite qu'on lit instantanément à la couleur jaune de ses chaussures... Hazard est un peu meneur excentré, un peu attaquant, un peu électron libre. Dans le couloir droit, il a fait souffrir Bonnart, latéral gauche d'un soir, pour dépanner. A propos de dépannage, le jeune Vandam, encore un peu novice en latéral droit, officiait au sein de la défense nordiste. Il a commis l'erreur grossière de repousser un centre de Kaboré de la poitrine... sur Lucho qui a repris de volée dans le plafond : 1-1 à la 9ème ! Lucho vient de sauver la vie de l'OM en cette Coupe de la Ligue : parce qu'on sait que dès que le LOSC marque en premier et prend le temps de dérouler, alors il devient irrésistible. A 1-1 tout est à refaire mais comme on le soulignait Deschamps est en pleine révision des fondamentaux défensifs. Alors Marseille reste bien campé bien sur ses bases, comme à Bordeaux et contient des Dogues remuants mais plutôt dangereux sur coups de pied arrêtés (jeu aérien vers De Melo et Rami).



La tension retombera au bout d'une demi-heure de jeu jusqu'à l'expulsion de Cabaye. Hormis une frappe puissante sur le poteau de Ben Arfa (52ème), pas grand chose à signaler jusqu'à l'entrée d'Abriel qui mettra fin à un jeu marseillais trop statique, sans assez de vitesse et manquant cruellement de densité dans les 16 mètres de Landreau. Reste que l'OM a plutôt bien contrôlé ce match, avec un Cheyrou solide, un Valbuena remuant et jouant bien dans le tempo et un Ben Arfa alternant le plus que parfait (transversales de 30 mètres, balles millimétrées en profondeur vers Niang dans la boîte, dribbles éclaircissants dans l'axe) et le moyen (pertes de balle sur des possessions trop longues). La déception reste Lucho Gonzalez. A part un but précieux et quelques transmissions en déviation, son volume de jeu est trop léger et son placement parfois erratique en fait un poids mort dans l'organisation de cet OM-là. Pas besoin de l'accabler. Juste redire que Lucho n'a toujours pas trouvé ses marques dans le collectif olympien. Jusqu'à quand ?



Pour le reste, match acceptable de Kaboré (latéral droit) qui semble avoir mûri : plus concentré, moins « nonchalant » que la saison passée, il offre une alternative crédible à Bonnart. Un mot sur Mandanda, victime d'une béquille et remplacé à la mi-temps par Andrade : Steve semble toujours accuser le coup, suite à sa perte de statut de N° 1 chez les Bleus, ou bien à cause de ces quelques buts encaissés ces derniers temps (en championnat et en C1). Ce n'est sans doute pas pour rien qu'aujourd'hui des Landreau ou des Ruffier postulent à haute voix en l'équipe de France... Sinon, mine de rien, Marseille est encore en course dans quatre compétitions. Si les Olympiens ont de l'appétit, ils pourraient s'offrir un festin dans les mois qui arrivent. A eux de sortir les crocs...





Demi-finales de la Coupe de la Ligue



Mardi 2 février (21h) : Toulouse – Marseille


Mardi 9 février (21h) : Lorient – Bordeaux ou Sedan

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