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  3. // Caen/OM (1-2)

Marseille confirme

Sur sa lancée du match contre Paris, l’Olympique de Marseille s’est logiquement imposé à Caen (2-1). Bien emmenés par les frères Ayew et Morgan Amalfitano, les Phocéens poursuivent leur opération reconquête.

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Caen - Olympique de Marseille: 1-2
Buts: Frau (23e sp) pour le SMC. Ayew (21e)
et Ayew (52e) pour l'OM.


Un match, deux options, une bonne, une mauvaise. Malins et inspirés, les Marseillais ont opté pour la confirmation. Observés par tous, les coéquipiers de Steve Mandanda ont parfaitement esquivé un traquenard normand qui aurait fait tâche après la victoire lors du classico et à quelques jours d’un match décisif en Ligue des Champions à Dortmund. Bien emmenés par les frangins Ayew, les joueurs de Didier Deschamps se sont logiquement imposés 2-1 à Michel d’Ornano.

Si ce n’est pas lui, c’est donc son frère. Aligné en pointe du onze de DD, le même que le week-end dernier (exceptés Morel et Rémy, blessés), Jordan Ayew a attendu la deuxième période pour faire le boulot. Fier, et désireux d’astiquer minutieusement le blason familial, André rentre parfaitement dans son match. Dans sa panoplie du joueur hargneux, le Ghanéen gratte les ballons, transmet, appelle, tacle, et finalement, marque. 21ème minute d’un match où les attaques prennent le pas sur les défenses, Amalfitano enrhune Raineau et frappe sur Thébaux. Le portier normand repousse dans les pieds d’André 2000, qui met tranquillement le ballon dans le but. A peine le temps de kiffer pour les supporteurs marseillais que Mandanda fauche le bien nommé Nabab dans la surface. Pénalty logique, et belle lucarne de Pierre-Alain Frau. 1-1, balle au centre. Mbia coupe du bois au milieu, les Caennais cherchent systématiquement Nabab dans la profondeur, pendant qu’Amalfitano et Azpilicueta confirment leur belle prestation de la semaine passée. Et si les Phocéens rentrent à la pause avec le match nul, c’est simplement parce que Frau, trop court sur un centre de Seube, n’a plus ses jambes de vingt ans.

Alerte enlèvement à la pause : les supporteurs de Michel d’Ornano ont perdu leur équipe. Seuls sur le terrain alors qu’ils étaient bousculés en première période, les Marseillais déroulent. Lucho joue juste, les Ayew se battent, Diarra ratisse, et Amalfitano range Valbuena loin dans le placard de Deschamps. Bien décidés à ne pas s’offrir une fin de match à suspense, les onze Phocéens appuient sur le champignon. 52ème minute, contre d’école, Diawara, étonnamment inspiré, remet sans contrôle à Jordan Ayew, qui mystifie Thébaux du plat du pied. Souverains, les coéquipiers de Nicolas Nkoulou, une nouvelle fois très propre ce soir, ne seront que rarement inquiétés, toujours par l’intermédiaire de Nabab. Les salves de changement n’y feront rien, ce Marseille n’a plus rien de l’OM friable qui concède des nuls en fin de partie. Même avec Gignac. D’ailleurs, cet OM-là, s’il décroche deux victoires en trois matches avant la trêve, comptera plus de points que la saison passée au même moment. La crise a changé de région.

Par Swann Borsellino
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Cher Swann,

"Diarra ratissent"

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