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Marseille a souffert

Marseille vit depuis deux jours au rythme de l'Euro, de la bière et des grosses bastons. Et elles ont fait mal. Mal à tout le monde.

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À qui la faute ? Aux supporters anglais, un peu trop portés sur la bière ? Aux ultras russes, qui n’ont guère été plus réfléchis ? Aux bars qui n’ont pas su limiter la consommation d’alcool ? Au préfet d’avoir minimisé l’ampleur de la menace ? Aux forces de l’ordre qui n’ont pas su prévenir ? Aux quelques Marseillais qui ont parfois jeté de l'huile sur le feu ? Pas facile de donner une réponse et elle mélange certainement un peu de tout ça. Quoi qu’il en soit, le résultat est terrible. Des scènes de violence à l’intérieur du stade, là où des familles pensaient enfin avoir la paix. C’est moche, et il va falloir expliquer comment on en est arrivé là.

Des barres de rire aux barres de fer


Pourtant, comme en 1998, et comme depuis deux jours, tout avait bien commencé. Des sourires sur les visages. Des bières tranquilles en terrasse. Des joutes verbales parfois animées. Des chants enflammés. Et puis, vers 16h, du ciel, des bouteilles de verre et une guerre de gangs sur le cours d'Estienne d'Orves. Les images font peur à voir. À coups de chaises, à coups de barres de fer, à coups de bouteilles de bière, Russes et Anglais se sont affrontés. Visiblement, les Russes ont allumé la première mèche. Jusque-là, ils s’étaient faits discrets, à peine quelques couples, drapeaux sur le dos. Et puis les énervés ont débarqué, ils avaient annoncé la couleur. Dans le Telegraph, un hooligan russe avait déclaré : « Les Anglais sont trop vieux, gros et bourrés, ils ne seront pas prêts à une bonne baston. »


Les Russes ont attaqué par surprise, un vrai guet-apens, comme le signale un journaliste témoin de l’assaut soudain : « J'ai clairement vu que ce sont les Russes qui sont allés chercher les Anglais, ils sont hyper bien organisés, il y avait une trentaine de hools du Lokomotiv, que des mastards. C'était une vraie embuscade, ils sont allés se payer tous ceux qui portaient un maillot anglais. J'ai déja vu des mecs flippants, mais ceux-là sont terrifiants. » Les CRS ont vu, ils ont agi, mais trop tard. L’épidémie s’est déjà déportée quelques mètres plus haut, sur les escaliers menant à la rue Fort Notre Dame. Là, des lancers de fumigènes et des échanges de coups de poing en bonne et due forme. La rumeur d’un blessé grave côté anglais se propage et les choses retombent peu à peu d’elles-mêmes. Les dégâts sont monstres. Les commerçants, à la hâte, ferment leurs boutiques pour la soirée : « Hors de question d’ouvrir ce soir, lance une commerçante du Vieux-Port. C’est fini ! »

Russia United


L’heure du match approchant, les troupes se dirigent, éparpillées, vers le Vélodrome. À pied, à métro, à vélo, tous les moyens sont bons. À quelques centaines de mètres du stade, au rond-point du Prado, les supporters anglais se massent. Ils chantent, ils boivent, ils montent aux panneaux de signalisation et là, encore, la situation dégénère. Les CRS réagissent, une nouvelle fois, et calment le jeu. D’ailleurs, le jeu, le vrai, commence. Les Anglais ouvrent le score. Les Russes égalisent en toute fin de match. Et dans le stade, à l'endroit où se trouvent des familles, des enfants, des gens qui n’ont rien demandé à personne, on retrouve les mouvements de foule et les nouveaux affrontements. Les deux camps se rejettent la responsabilité. Une journaliste de Russia Today déclare : « Dans le stade, je n'ai pas vu, mais j'étais dans la fan zone pour suivre les supporters russes. Ce n'est pas la faute des Russes. Ils se sont fait insulter et verser de la bière dessus par les Anglais qui leur disaient "russian cunts", "go back to your country". Les Russes ont fait le dos rond, mais des potes vont les rejoindre et ils vont "se venger". » Un supporter anglais : « Ouais mec, c'était une folie, horrible. Regarde, j'ai pris une vidéo sur mon smartphone. Les Russes ont quitté leur parcage et nous ont chargés. Ils mettaient des coups à tout ce qu'ils croisaient. C'est hallucinant qu'ils aient pu faire ça, mais je pense que c'était organisé, qu'ils avaient décidé d'attaquer à la 90e. »


Et pour un journaliste de Bombardir.ru, la situation ne semble pas près de s'arranger : « Tous les hools de Russie, du Zénith, du Spartak, du Lokomotiv, se sont unis pour l'occasion. Ils appellent ça la "Russia United". La police française est inutile. Elle ne sait pas gérer ces types. En Russie, il n'y a pas de problème, car la police sait les gérer. Dans le stade, les Anglais provoquaient et faisaient des doigts d'honneur en direction du parcage russe. Quand on a égalisé, ça a explosé et les stadiers étaient complètement dépassés. Ce sont des types hyper bien organisés, qui savent parfaitement se battre dans la rue, pas mal font du karaté. Ce dimanche, à Nice, ça sera même pire. Car les Polonais y jouent et ça va être un énorme bordel. C'est à moins de 200 kilomètres et les Russes et les Polonais se sont donné rendez-vous. Si vous ajoutez à cela les Nord-Irlandais... » À la sortie du stade, ironie ou pas, un policier fait mine qu'il ne s'est rien passé : « Vous parlez du port ? Non, je n'ai rien vu. » À Paris, le commissaire Antoine Boutonnet déclare : « Il n'y a pas de constat d'échec. » Certaines questions ne trouveront certainement pas de réponses. Pas tout de suite, en tout cas. En attendant, les rues de Marseille sont vides. L’ambiance est surnaturelle pour un samedi soir.

Par Ugo Bocchi et Arthur Jeanne à Marseille
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