En poursuivant votre navigation sur SOFOOT.com, vous acceptez nos CGV relatives à l’utilisation de cookies
et des données associées pour vous proposer des contenus et services adaptés à vos centres d’intérêts
. Gérer les paramètres des cookies.
MATCHS 10 Résultats Classements Options
  1. //
  2. //
  3. // PSG-Lorient

Marquinhos, premier os

En progrès constant depuis son arrivée, le Brésilien vit sa première période de doute sous les couleurs parisiennes. Pile au moment où il n’est plus embêté par la concurrence. Le départ de David Luiz était-il une mauvaise idée ?

Modififié
Alphonse Areola n’est pas décisif. Alphonse Areola n’a stoppé qu’un seul tir cadré parmi les dix derniers, encaissant donc les neuf autres. Alphonse Areola doit être changé pour Kevin Trapp. Depuis quelques semaines, le portier est considéré comme le principal fautif des maux défensifs du Paris Saint-Germain. Et quand ce n’est pas le gardien qui est pointé du doigt, c’est le manque de perfection de Thiago Silva qui est dénoncé. Sauf que le vrai problème se situe sans doute ailleurs. Disons-le tout net : parmi les cinq joueurs composant l’arrière-garde parisienne, un seul est véritablement en dessous de tout actuellement. Et il se nomme Marquinhos.


Il s’agit du propre des habitudes : à force d’encenser quelqu’un, on a du mal à le remettre en cause. Pire : à force d’aimer une personne, on cache ses défauts, comme dirait l’immense Nicolas Anelka. Pourtant, il convient de le noter : Marquinhos constitue l’une des faiblesses majeures expliquant les dix pions mangés lors des cinq matchs précédents. Il fallait le voir galérer comme jamais face à Montpellier, donnant directement le deuxième but à l’adversaire. Il fallait l'observer errer contre Ludogorets, incapable de gagner un duel décisif ou d'offrir un placement correct. Il fallait le regarder perdre ses moyens devant Nice, en manque total de confiance.

Pas de concurrence, pas de performance ?


Le constat affiché est étonnant. Hallucinant, même. D’une part, parce que Marquinhos a un talent inné qu’il semblait manier de mieux en mieux depuis son arrivée au PSG en 2013. D’autre part, parce que le départ de David Luiz devait faire du bien à celui qui réclamait lourdement un statut de titulaire indiscutable. Débarrassé de toute forme de concurrence, le Brésilien devait faire le plein de confiance, travailler sereinement pour prendre une autre dimension et devenir le successeur naturel de Silva. Son début de saison 2016-2017 allait d’ailleurs dans ce sens-là. Problème : le manque de compétitivité au sein de l’effectif semble au contraire avoir tiré le défenseur vers le bas. Ce dernier se reposerait-il sur ses lauriers en ne voyant que Presnel Kimpembe comme potentiel danger ?


Lorsque la question lui est indirectement posée, le principal intéressé préfère faire la sourde oreille en zone mixte et mettre en avant la solidité de la charnière centrale affichée par le passé : « Moins bien ? Non. Vous connaissez notre qualité. C'est vrai qu'on traverse un moment difficile. On encaisse beaucoup de buts. Je trouve nos adversaires très efficaces contre nous. On va travailler là-dessus et retrouver notre force pour les prochaines rencontres.  » Même son de cloche du côté d’Unai Emery en conférence de presse : « Ça concerne toute l’équipe. Je préfère parler de toute l’équipe. (...) Les erreurs, ça arrive, c’est comme avec les jeunes joueurs. C’est bien de commettre des erreurs, car ça les fait grandir. Pour une équipe, c’est pareil. »

Luiz sous-estimé, Marqui surestimé


Bon. Après tout, c'est vrai, le Sud-Américain a le droit de connaître un passage à vide, lui qui a occupé ses vacances avec un éprouvant tournoi en sélection aux Jeux olympiques. La fatigue est une excuse valable, surtout à ce moment de la saison. N’empêche qu’il est difficile de ne pas repenser à Luiz, devenu le patron de la défense ultra-solide du Chelsea d’Antonio Conte, qui a subi moqueries et sarcasmes exagérés tout au long de son passage dans la capitale. Certes, le chevelu affichait (et affiche encore) des sautes de concentration et des erreurs individuelles préjudiciables, mais son dynamisme représentait l’un des moteurs de ce PSG. Sans compter que sa complicité naturelle avec Silva et sa bonne humeur constante amenaient une réelle force au collectif.


« Vous avez peut-être compris pourquoi Laurent Blanc laissait Marquinhos douzième homme, disait récemment Guy Roux dans les colonnes de L’Équipe. Il avait peut-être compris que ce n’était pas un immense joueur. » Alors oui, la déclaration balancée par l'ex-entraîneur d’Auxerre est très (trop) facile. Reste qu’elle a le mérite de revenir sur l’ancienne présence pas si négative que ça du Blue. Qui avait en quelque sorte endossé un costume de leader, disparu aujourd’hui. « Un manque de leader ? Je crois que, dans le football, il y a différents types de leaders, a justement admis Marquinhos sur Canal Plus. Chacun a sa personnalité, on ne peut pas demander à Zlatan d'avoir les caractéristiques de Thiago. Il y a les leaders techniques, d'autres plus dans la discussion comme Maxwell ou Thiago Silva. Mais je ne trouve pas qu'il nous manque des leaders. On en a, mais différents. » Au Marqui de montrer qu'il peut lui aussi en devenir un. Histoire de dissiper ce doute sur sa réelle valeur.

Par Florian Cadu
Vous avez relevé une coquille ou une inexactitude dans ce papier ? Proposez une correction à nos secrétaires de rédaction.
Modifié


Dans cet article


Hier à 12:00 90 Minutes, la meilleure BD de foot du moment ! 15 Hier à 11:15 Un club de D7 allemande propose de recruter Bastian Schweinsteiger 6
Partenaires
Olive & Tom Gérez comme un pro votre équipe de sport amateur
mardi 16 janvier L2 : Les résultats de la 21e journée 4 mardi 16 janvier L'entraînement extrême des gardiens du Dock Sud 20 mardi 16 janvier Le gouvernement italien veut intégrer les migrants par le foot 38 mardi 16 janvier Tévez : « En Chine, j'étais en vacances » 88