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Marouane Fellaini, milieu providentiel ?

Manchester United la réclamait depuis l’ouverture du mercato estival, cette recrue majeure. Marouane Fellaini, transfuge d’Everton de dernière minute, sera la seule enrôlée par David Moyes. Un transfert qui sera d’autant plus scruté que le milieu mancunien n’a jamais paru autant aux abois. D’où les nombreuses interrogations entourant la venue de l’international belge.

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De nature très discrète, David Moyes n’est pas le plus habile des communicants, ni même le plus truculent. Mais derrière sa sobriété apparente se dissimule un homme ambitieux. Pour sa première conférence de presse en guise d’intronisation à la tête de Manchester United, « The Chosen One » , surnom que lui ont attribué les supporters d’Old Trafford, s’était mis au diapason de son nouveau costume. Et de ses nouveaux desseins : « United a réussi une excellente saison en Premier League l'an dernier, et nous ferons tout notre possible pour étoffer l'effectif. Le club recherchera toujours à enrôler les meilleurs joueurs pour rester au sommet. » Comprendre : Manchester United lâchera les liasses nécessaires pour attirer des top-class players. Avec en ligne de mire, notamment, un milieu de terrain d’envergure.

Orphelin de son éternel rouquin Paul Scholes, parti définitivement (cette fois) à la retraite, ce secteur de jeu apparaît clairement comme le chantier n°1. Après avoir essuyé les râteaux successifs de Thiago Alcántara, Cesc Fàbregas, Daniele De Rossi, puis Sami Khedira et subi l'avortement du deal avec Ander Herrera de Bilbao, le successeur désigné de Sir Alex Ferguson s’est tourné vers la facilité. Ou a sauvé les meubles d’un mercato piteux, au choix. Le nouveau poumon de l’entrejeu mancunien s’appellera Marouane Fellaini, un joueur que l’ex-coach d’Everton a côtoyé pendant cinq ans. Soit un type qui toise le commun depuis son mètre 94, affiche 85 kg sur la balance et une dégaine de mascotte avec une coupe afro. Mais qui figure parmi les meilleurs milieux défensifs du Royaume. Suffisant pour s’ériger comme le chaînon manquant du Manchester United de Moyes ?

Une bête physique, mais pas que…

Débarqué dans les ultimes minutes du mercato contre la coquette somme de 32 millions d’euros, l’international belge est attendu au tournant. Avec une pression à la hauteur des exigences de son nouveau club. Car Fellaini franchit là un palier majeur dans sa carrière et rejoint une formation en panne (sèche) d’inspiration au milieu de terrain. Moyes le sait mieux que quiconque. D’où cette petite précision au moment de l’officialisation du transfert de l’ex-Toffee : « Nous étions dans une situation où les gens affirmaient que nous manquions de joueurs. Pas en terme de nombres, mais de qualité, avec le départ de Scholes et Fletcher, pas encore prêt à revenir tout de suite. Marouane n’est pas le genre de joueur contre lequel vous voulez jouer. Il a des qualités que d’autres n’ont pas. Et avec ses atouts, je suis sûr qu’il apportera un vrai plus à Manchester United. » Apporter une nouvelle touche, un nouvel éclat, c’est justement la tâche dévolue à l’ancien milieu de terrain du Standard de Liège. Et « Big Mo » semble, a priori, avoir le coffre requis pour l’accomplir.

En six saisons à Everton, où il reste d’ailleurs le transfert le plus cher de l’histoire du club, le gamin de Bruxelles s’est forgé une belle réputation. Grâce à son abattage physique et un jeu rugueux (1 138 duels gagnés depuis 2008/2009), Fellaini est l’une des carcasses les plus difficiles à bouger du championnat anglais. Mais le bougre a plusieurs cordes à son arc. Comme un excellent jeu de tête et, surtout, une certaine aisance technique, que l’on oublie souvent de rappeler. Sa nouvelle escouade en sait quelque chose, elle qui était tombée sur un Fellaini de gala la saison dernière, lors de la défaite inaugurale du futur champion à Goodison Park (1-0). Mieux, le milieu box-to-box qu’il est présente un profil polyvalent non négligeable. Il est capable d’évoluer en tant que numéro 6, 8 ou en soutien d’attaquant, voire même défenseur central pour dépanner comme ce fut le cas au Standard. Néanmoins, c’est au cœur de l’entrejeu qu’il est attendu afin de donner un second souffle.

Nouveau patron du milieu ?


Dimanche, lors du Derby perdu à Anfield (1-0), les carences du milieu de terrain de Manchester United sont apparues criantes. Friable à la récupération et peu inspirée lors de la possession du cuir, la paire Carrick-Cleverley s’est fait bouger sans ménagement. Et même si Moyes s’est voulu rassurant à l’issue de la rencontre en affirmant qu’il était « plus que satisfait » de ce qu’il avait dans le groupe, il a sans doute senti le souffle des supporters mécontents sur sa nuque. Parce que la place laissée par Scholes est depuis toujours vacante. Ni Cleverley, présenté bien trop tôt comme son successeur, ni Anderson, perdu en plein vol, n’ont les épaules pour assumer ce statut, et il serait trop illusoire de compter sur Fletcher, qui lutte avec son corps pour revenir. Pour autant, si une place de titulaire lui semble acquise aux côtés de la sentinelle Carrick, Fellaini n’échappe pas au scepticisme mancunien. Moyes lorgnait au préalable sur un milieu créateur, à l’instar de Fàbregas ou Alcántara, capable de densifier l’animation du jeu. Pas franchement les caractéristiques de la plus belle touffe de la perfide Albion.

Sauf que face à l’urgence de la situation, David Moyes a dû faire vite. C’est pourquoi il a jeté son dévolu sur son poulain. Un player qu’il a façonné, connaît bien et qui a l’avantage de s’être aguerri en Premier League. Sans oublier qu’à 25 piges, il possède encore une sacrée marge de progression. Le fait qu’ils aient travaillé ensemble pendant longtemps a notamment constitué un argument de poids dans la venue du milieu de terrain. « Je connais le manager depuis de nombreuses années, et j’ai beaucoup de respect pour son travail. Quand j’ai eu l’opportunité de retravailler avec lui, j’ai sauté sur l’occasion. (…) Tous les joueurs rêvent d’intégrer un jour Manchester United, et je crois que je peux apporter une réelle contribution dans la quête de trophées de l’équipe à l’avenir » , a déclaré, enthousiaste, le désormais numéro 31 de United. Les trophées, c’est aussi ce qu’ils manquent aux deux hommes, dont les palmarès sont encore rachitiques. À Fellaini de se mettre rapidement dans de bonnes dispositions pour y parvenir, lui que les Toffees ont tant adulé. Car, pour se faire aimer d'Old Trafford, il faut un peu plus qu'un peigne afro et une dizaine de nominations par saison dans l'équipe type du week-end.

Par Romain Duchâteau
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