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Mario Suárez, un Matelassier à la Roja

Au gré des blessures des uns et des méformes des autres, Mario Suárez souffle sa première convocation avec l’équipe d’Espagne. Une demi-surprise pour cet enfant de l’Atlético Madrid que rien ne prédestinait à la lumière.

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« Nous nous entraînions au stade quand j’ai appris la nouvelle. Mes coéquipiers m’ont applaudi. Au début, je n’y croyais pas. » Cette confidence ne provient pas du compte aux 140 signes de Gerard Piqué pour fêter la naissance de son petit Milan. Non, cet aveu sort des entrailles du Vicente Calderón, quelques minutes après une nouvelle victoire des Colchoneros face au Betis (1-0). Pour la première fois appelé en équipe d’Espagne, Mario Suárez, milieu de terrain de l’Atlético Madrid de son état, n’en menait pas large : « C’est un jour dont je me souviendrai toujours et je suis très content. Je vais tout faire pour profiter de cette opportunité. J’ai toujours dit que pour être le meilleur, il fallait jouer avec les meilleurs. » Un euphémisme quand on sait qui compose le milieu de terrain de la sélection. Cet appel surprise, Mario le doit donc aux absences de Xavi, Xabi Alonso et Beñat. Mais surtout, il le doit au début de saison en boulet de canon de l’Atlético Madrid. Son Atlético Madrid.

L’enfant de Vicente Calderón

Mario Suárez est ce que l’on nomme communément un enfant du pays. Mis au monde à Alcobendas, bourgade de la banlieue madrilène, il entre dès les cadets à l’Atlético. Pas vraiment emmerdé par ses pieds, le gamin fait sa place dans toutes les catégories d’âge du club rojiblanco. Mieux, il squatte les sélections de moins de 17, moins de 19, moins de 20 et moins de 21 ans aux côtés des Piqué and co. Pour Dani Hidalgo, spécialiste des Colchoneros pour As, son éclosion relève de l’exploit : « De sa génération de la Cantera, Mario Suárez est le seul à avoir une carrière digne de ce nom. Mis à part Ismael Falcon (actuel gardien de l’Hercules Alicante en Segunda Division, ndlr), l’un des rares à avoir fait parler de lui est l’attaquant Braulio Nóbrega pour une affaire de viol… » Contrairement à ses comparses, « Mario est un joueur calme et tranquille, ce qui ne veut pas dire sans caractère. Il avait l’avantage d’avoir la tête bien sur les épaules » , se rappelle Graham Garcia, ancien dirigeant du centre de formation de l’Atlético, aujourd’hui entraîneur du Toledo CF.

Une force de caractère qui l’a toujours servi. Après six petites apparitions lors de l’exercice 2005-2006, Carlos Bianchi l’envoie parfaire sa formation du côté de Valladolid, puis du Celta Vigo un an plus tard. Manifestement pas vraiment disposé à s’imposer dans le onze madrilène, les dirigeants du Vicente Calderón le vendent même à Majorque durant l’été 2008. Pas fous, ils glissent tout de même une clause de rachat : bim, deux saisons et 70 matchs plus tard, les Colchoneros rachètent Mario Suárez pour seulement 1,8 million d’euros. « Mario connaît bien le club et c’est un mec bien. Pour son retour à Madrid, c’est ce à quoi les dirigeants ont pensé. Ensuite, ils ont rapidement vu à quel point il avait progressé » , avance Dani Hidalgo. Dans le vestiaire, il ne se brouille avec personne – si ce n’est avec Diego Forlán, « qui de toute façon ne s’entendait bien qu’avec deux ou trois joueurs » , dixit ce même Dani. Aujourd’hui, son statut n’est plus celui de simple « caution amour du maillot » . Dans un rôle de sentinelle, il forme l’une des meilleures doublettes du Royaume aux côtés de Gabi, lui aussi enfant de l’Atlético.


« Un profil à la Xabi Alonso »

Pourtant, la comparaison la plus évidente est à chercher du côté du voisin. « Il a un profil très proche de celui de Xabi Alonso. À Majorque, il avait un poste beaucoup plus libre. Mais à l’Atlético, il a ce jeu en pivot devant la défense, où presque tous les ballons de relance passent par lui. Malgré sa taille et son physique, il reste un joueur très technique » , décrypte Graham Garcia. Ce jeu tout en puissance et en justesse, l’Espagne du ballon rond l’a définitivement découvert lors de la dernière campagne de C3. Monstrueux lors de la finale gagnée face à l’Athletic Bilbao, ce pote de Falcao qualifie ce moment « d’unique pour ceux de la Cantera (Gabi et Koke, ndlr). L’Atlético est grand et nous le démontrons. Le passage à Madrid par la place de Neptuno (le Civeles de l’Atlético) restera inoubliable. » En Supercoupe d’Europe contre Chelsea, son travail est du même calibre : sans déchet, ni fioriture. « La surprise n’est pas vraiment sa sélection, mais le moment de sa sélection, juge Dani Hidalgo. Actuellement, il est un peu au creux de la vague alors qu’au retour de l’été, il était simplement monstrueux  » . Un monstre qui a su s’imposer en toute discrétion.

Par Robin Delorme, à Madrid
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