Mariano futur

Les Girondins ont ouvert le bal de la nouvelle année avec un peu d’avance, en présentant leur première recrue du Mercato : Mariano Ferreira Filho. Un joueur auriverde sur lequel compte tout un club. Un élément qui inspire aussi beaucoup Jean-Louis Triaud, fin prêt pour le « one-man show » .

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Ce vendredi matin, veille de Saint-Sylvestre, a sonné l’heure de la reprise pour les Girondins de Bordeaux. Et avec deux jours d’avance, les Bordelais entament leur nouvelle année sportive sur la plaine du Haillan. Il est 10h00, les grenouilles coassent (oui, il y en a), la pluie fine se dissipe pour laisser place à un soleil aussi timide que capricieux. Le groupe au complet est là, prêt à tester le footing en forêt sous la houlette d’Éric Bedouet, le préparateur physique. Trente minutes de course avec le petit nouveau, venu tout droit du Brésil : Mariano. Soit 1,77 m et 69 kg de promesses, et débarqué en Gironde pour une durée de quatre ans et demi. L’ex latéral bondissant de Fluminense, âgé de 25 ans, est présent pour la première séance d’entraînement de la journée. Pour le reste de la visite médicale, entamée la veille, on verra plus tard. Vainqueur du championnat en 2010, et élu meilleur défenseur d’aile (côté droit) du pays la même année, il découvre les infrastructures de près, ainsi que le terrain annexe, jugé «  meilleur que les autres » , par les habitués du site. Découverte des nouveaux ballons Puma, aussi, gris et rose, choisis « pour la deuxième partie de saison  » et destinés à affronter « la neige » , selon Alain Bénédet, coach adjoint. L’entraîneur des gardiens, lui, joue au planter de bâtons, bonnet vissé sur la tête, quand Cédric Carrasso, devant une cinquantaine de fidèles supporters venus se faire une idée du transfuge sud-américain, prend part à une session de jongles collective.

Un arc-en-ciel haut perché dans le ciel vient maintenant dessiner les contours d’une matinée tranquille, comme d’habitude au Haillan. Le staff technique, qui n’y prête guère attention, mesure l’alternance de pluie et de beau temps, soit l’involontaire reflet d’un début de saison mitigé. Mais la recrue n’est pas là ! A l’inverse de ses nouveaux coéquipiers, rentrés au vestiaire pour remplacer les chaussures de running par des crampons, elle n’est pas ressortie. Peut-être que Mariano prépare sa chansonnette de bienvenue en back stage, seul à l’abri des regards. « Mexiiiiiicoooooo » style. Peut-être qu’il n’est pas assuré pour un training avec contacts physiques au menu, tout simplement. Mais ceci n’empêche pas les siens de se jauger dans une conservation de balle rythmée par le plaisir des retrouvailles, puis dans une mini-opposition sur petits buts rétractables. Déjà que dans les grands, les Marine et Blanc ont du mal… Bon, bref. Mais c’est fun quand même.

«  Le club de Zidane »

12h00, horaire de présentation officielle annoncé, transfert au château. Mais rien. 12h15, apéro soft offert au bar du salon cosy, ambiance lounge, sympa. Merci. Madame l’Interprète questionne les journalistes sur le protocole, car Mariano ne connait pas un mot de français, il faut le savoir. En même temps, c’est normal. Ah si, un : « Zidane » . Mais ça, c’est pour plus tard. 12h30, ça fait maintenant une demi-heure de retard. Bof. Mais deux minutes après, Jean-Louis Triaud débarque avec un zeste de bonne humeur dans le costard, accompagné de Francis Gillot, visiblement heureux de participer à la cérémonie d’introduction d’un joueur ciblé comme étant le «  choix numéro un  » au poste. Juste derrière se présente l’élu, sweat capuche blanc porté à la cool sur le torse, jean clean et humilité décontractée affichée. Enfin ! Jusque-là, tout va bien. Le président serre chaleureusement la pogne de la traductrice et lui demande si elle parle bien… polonais ! Ludo Obraniak, si tu nous lis… Un vrai farceur ce Jean-Louis, toujours plein d’humour. Attention Mesdames et Messieurs, dans un instant, ça va commencer. Et ça commence, le « prez’ » parle. Il connait l’exercice et le maîtrise parfaitement. Mariano est LE renfort attendu depuis des semaines, celui qui passera dans quelques heures devant Matthieu Chalmé, dans la hiérarchie. R.I.P. Mat’.

Francis Gillot se félicite d’avoir vu son club « convaincre » celui qu’il estime être le «  meilleur du Brésil au poste d’arrière droit » . Good, mais attention, ce n’est pas Dani Alves, hein ! Dont acte. « Je ne connais pas la ville de Bordeaux, mais je connais des joueurs comme Jussiê, Henrique et Fernando  » , glisse d’abord le défenseur, dans sa langue maternelle. Sauf que Fernando, il n’est plus là… « Très content » et «  très honoré » de pouvoir vivre « le rêve de tout footballeur brésilien » , à savoir de jouer en Europe, Mariano et aussi « très fier de signer dans le club de Zidane  » . Mais la première étape, dixit Gillot, c’est de «  prendre des cours de français » pour bien s’intégrer, avant de pouvoir s’adapter à ses nouveaux potes, sachant que les Brésiliens du club ont interdiction de parler en brésilien avec la recrue ! « Il a une grosse culture tactique et l’envie de réussir  » ajoute Gillot, au sujet de celui qui a reçu, comme cadeaux de Noël, bonnets, gants et manteaux anti-froid ! Bordeaux devient donc un palier pour ce joueur auto désigné « rapide » , « fort en attaque  » et « de bonne technique  » , déjà appelé par Mano Menezes, en Seleçao. Mais au fait, pourquoi avoir choisi la Gironde ? « C’est parce que je lui avais dit qu’il faisait très beau et qu’on était second au classement  » lâche un Triaud menteur, mais joueur, donc. A Mariano de l’imiter désormais, et de faire oublier André, son compatriote malheureux arrivé lors de la trêve hivernale précédente, et reparti six mois après. C’est faisable.




Par Laurent Brun, à Bordeaux
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Patrick Abitbol Niveau : District
Bon courage a Mariano.
Il y a tellement de joueurs brésiliens qui de ratent en France, qu'on peut lui souhaiter bon courage.
Ouais bon c'est pas non plus le messie hein. Je ne comprend pas tout le ramdam fait autour de son arrivée.
Il a débuté sa carrière dans de petits clubs brésiliens, est arrivé a 23 ans à Fluminense où il a eu du mal à s'imposer au début avant de trouver sa place et d'occuper avec brio le poste d'arrière droit. Ça demande franchement une confirmation avant de s'enflammer. Chalmé n'est peut-être pas mort.
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