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Marco Tardelli : « Rester calmes. Très calmes »

Aujourd'hui adjoint de Trapattoni en sélection irlandaise, Marco Tardelli a porté le maillot de la Nazionale de 1976 à 1985, gagnant la Coupe du Monde en 1982 en inscrivant un but en finale. Il était donc bien placé pour nous présenter le match de ce soir, qui signe l'entrée en lice de l'Italie dans la compétition.

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Comment voyez-vous l'Italie pour ce premier match ?


Je ne sais pas trop. Vous savez, je fais partie de ceux qui pensent que le premier match lors d'une compétition internationale est primordial, encore plus lors d'une Coupe du Monde. Il faut engranger des points, tout de suite, et créer une dynamique de victoire. Je n'aime pas trop cette idée qu'il faut monter en puissance lors des poules, même s'il est évident que les choses vont forcément en s'améliorant. En 1982, nous sommes montés en puissance, oui, mais il vaut mieux entrer de plein pied dans la compétition, il faut être au top d'entrée et gagner. Pour autant, je pense que ça sera un match très difficile, car le Paraguay est une bonne équipe.

En Italie, certaines critiques se sont élevées pour dire que l'effectif était trop vieux.


Non, non, je ne suis pas d'accord. Sincèrement, il n'y a que Cannavaro dont l'âge dépasse largement la moyenne d'âge des footballeurs, mais son expérience, son talent et le poids qu'il a dans le vestiaire compensent sans souci. Et je crois aussi qu'il est une bonne chose de mélanger un peu des jeunes qui n'ont pas encore participé à une Coupe du Monde à des anciens qui ont plus d'expérience. La fougue de certains tempérée par les autres, et vice-versa, chacun s'apporte quelque chose, c'est important.

Il manquera surtout un fantasista, quelqu'un capable de faire le jeu ?


Absolument. Depuis la blessure de Pirlo, nous n'avons personne à la baguette, personne capable d'inventer un peu et de réaliser de jolies choses qui permettent de faire la différence et d'avoir les bonnes orientations.

L'option Montolivo, vous y croyez ?


Montolivo est un très bon joueur, qui s'est –je crois– très bien préparé pour cette compétition. Il a réalisé une très bonne saison, mais le contexte change considérablement entre une saison en Serie A et un match international. Nous verrons ce que cela donne, mais c'est effectivement une option envisageable.

Certains évoquent une élimination précoce, comme en 1986, après le sacre de 1982.


Vous savez, tout compte lors d'une Coupe du Monde. À vrai dire, la compétition a commencé bien avant le 11 juin. Il y a une préparation mentale, une préparation physique. Nous, on est partis en 1982 avec beaucoup de critiques. La presse ne nous faisait pas de cadeaux au départ, et ça s'est bien terminé. Laissons la Nazionale faire ce qu'elle a à faire, et nous verrons bien. S'il faut émettre des critiques et analyser certaines choses, nous le ferons après. D'ailleurs, après coup en 1982, des journalistes nous ont dit qu'ils nous avaient critiqués afin que nous, joueurs, leur prouvions qu'ils avaient tort. Je ne sais pas si c'est vrai, mais je dois dire que ça a marché. Quand même, La Gazzetta avait été très dure.

Pour revenir sur le match, que faudra-t-il faire pour l'emporter ?


Comme je vous l'ai déjà dit, le Paraguay est une très bonne équipe sud-américaine, avec les caractéristiques que cela comporte. Ils jouent bien, sont agressifs, et risquent bien de passer une bonne partie du match à provoquer. Toutefois, je pense qu'ils ont un problème sur les côtés, et que c'est là qu'est leur point faible : selon moi, il faudra passer sur les ailes pour les prendre. Et surtout, face à leurs provocations, il faudra rester calmes. Très calmes.

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