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Marco Silva, The Special Three

Nouvel entraîneur de Hull City, Marco Silva affronte ce jeudi soir en demi-finales de Coupe de la Ligue anglaise le Manchester United de José Mourinho. Un coach avec lequel la comparaison ne s'arrête pas à un simple passeport portugais en commun.

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Pour son baptême en Premier League le 14 janvier dernier, Marco Silva permet à Hull City de mettre fin à une série de neuf matchs sans victoire en championnat en s’imposant 3-1 contre Bournemouth. Mais plus que la victoire par deux buts d’écart – qui n’était plus arrivé à Hull en championnat depuis la deuxième journée –, un chiffre résume parfaitement la philosophie de l’entraîneur portugais, celui du nombre de kilomètres parcourus par son équipe. Avec 117,61 kilomètres au compteur face aux Cherries – record de la saison battu –, les joueurs de Hull City ont parfaitement assimilé la méthode de leur nouveau coach : un pressing constant sur le porteur du ballon. Et ça paye puisque les coéquipiers de Robert Snodgrass n’ont jamais autant récupéré de ballons que lors de cette victoire contre Bournemouth.

Ligue Europa et faute vestimentaire


Cet amour de la course, Marco Silva l’a en lui depuis tout jeune. C’est en avalant les kilomètres sur son côté droit que l’ancien latéral s’est fait un nom en deuxième et troisième divisions portugaises. Plus qu’un marathonien, Marco le joueur avait déjà un goût pour la tactique prononcée. Ce n’est donc pas une surprise s’il a repris les rênes d’Estoril trois mois après sa retraite sportive, à seulement trente-quatre ans. Chez les Canarinhos, Marco Silva réalise ses premiers faits d’armes : un titre de champion de deuxième division pour son dépucelage, avec en prime un trophée d’entraîneur de l’année, avant d’amener Estoril en Ligue Europa pour la première fois de son histoire. Trois saisons de très haute facture qui permettent au jeune coach portugais de parcourir les dix-huit kilomètres qui séparent Estoril et Lisbonne pour aller s’asseoir sur le banc du Sporting.


Chez les Leões, Marco Silva reste la même personne : proche de ses joueurs, accro à la tactique et au caractère bien trempé. Un cocktail gagnant, puisque le Sporting met fin à sept ans d’abstinence en remportant la Coupe du Portugal en 2015 face à Braga. Buteur lors de cette finale, Islam Slimani avait avoué à Eurosport son admiration pour son coach : « Pour moi, Silva est un grand entraîneur. Il est proche des joueurs, il sait leur parler. Ça reste pour moi un exemple d’entraîneur à suivre. » Respecté par ses joueurs, adulé par les supporters, mais en guerre avec son président Bruno De Carvalho, Marco Silva est licencié quatre jours après cette finale remportée au motif que le technicien portugais n’a pas porté la tenue officielle du club lors d’un match de coupe contre Vizela en décembre 2014. Rebelote à l’Olympiakos où Marco Silva remporte tranquillement le championnat avec vingt-huit victoires en trente rencontres avant de quitter la Grèce officiellement pour des raisons personnelles.

« Je n'aime pas la comparaison avec José Mourinho »


Arrivé comme un inconnu en Angleterre pour remplacer Mike Phelan, Marco Silva est très vite comparé à son compatriote José Mourinho. Comme son aîné, l’entraîneur de Hull City partage un amour pour la tactique, protège coûte que coûte ses joueurs et a le goût de la répartie. Interrogé en conférence de presse sur sa ressemblance avec le Special One, Marco Silva a répondu de manière assurée avec un anglais au fort accent portugais : « Je n’aime pas la comparaison avec José. C’est un entraîneur fantastique et un ami à moi, mais je n’aime pas ça. Comment je me décrirais ? Comme Marco Silva, c’est mon nom. »


Sûr de lui et de ses capacités, Marco Silva a très vite apporté un vent de fraîcheur chez des Tigers qui ne faisaient plus vraiment peur à grand monde. En trois semaines, Hull City s’est qualifié en seizièmes de finale de FA Cup, a abandonné son fauteuil de lanterne rouge à Sunderland et retrouvé un état d’esprit de mort de faim, comme le confirme le milieu de terrain Ryan Mason en conférence de presse : « Beaucoup de choses ont changé. Il est là depuis peu de temps, mais il travaille dur pour imposer sa philosophie et la manière dont il veut que l’équipe aborde les matchs avec et sans le ballon. Les entraînements sont très intenses et Marco a la main dessus. Il a donné à chacun un supplément à l’entraînement. » En plus de faire courir ses joueurs, Marco Silva leur impose des séances tactiques interminables, comme l’explique le défenseur Curtis Davies : « Nous avons eu une réunion la semaine dernière pour analyser la victoire face à Swansea. C’était censé durer 10 minutes, mais elle a duré 35 minutes. Il est méticuleux dans tout. » Marco Silva ne peut plus se cacher, il a tout pour devenir le Special Three, à condition ne pas imiter le passage en Angleterre du Special Two, parti remplir son compte en banque en Chine.

Par Steven Oliveira
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